Un lycée riche de ruches !

Construire des ruches pour élever des abeilles sur le site professionnel du lycée Bonaparte d’Autun, c’est le projet initié par les éco-délégués de l’établissement. Dans le cadre de leur « chef d’œuvre », 11 élèves en bac pro menuiserie mènent à bien cette action, guidés par leur professeur Didier Perrin et secondés par des camarades de C.A.P. Sur les quatre prévues, deux ruches sont d’ores et déjà terminées et accueilleront leurs premières abeilles dès le mois d’avril.

Didier Perrin entouré de ses élèves manipule les cadres qui serviront à récolter le miel. Photo : Romain

« C’est un projet magnifique », s’enthousiasme Didier Perrin. Un projet qui l’emballe d’autant plus que ce professeur est également un apiculteur passionné. Nous le retrouvons dans la partie « établis » de l’atelier de menuiserie, un espace vaste et lumineux où dominent l’odeur et la couleur du bois. Mais quel bois au juste ? « Du résineux, plus précisément du douglas », nous indique Didier. On utilise cette essence pour ses propriétés de résistance à l’humidité, dont les abeilles ont horreur. Sur l’établis trônent tous les éléments d’une ruche prête à être assemblée: corps, plancher grillagé, cadres et crémaillères, planche d’envol, et toit métallique. Ce projet du lycée Bonaparte est soutenu par deux partenaires  : le Rotary Club d’Autun offre deux ruches et la scierie locale met à disposition des chutes de bois, une solution peu onéreuse qui a l’avantage de s’inscrire dans l’économie circulaire.

Mathéo Esteves et Théo Le Rolland, tous deux élèves en bac pro menuiserie sont très fiers de ce projet. « Cela nous apporte à la fois des connaissances techniques mais aussi sur la biologie et le vivant ». Débutée en janvier dernier, la construction des ruches a avancé très vite et tous, élèves et professeurs, ont hâte de voir arriver les abeilles.

« Des abeilles, nous confie Didier Perrin, il y en avait autrefois un peu partout en France. Chaque famille possédait au moins une ruche. Avec l’arrivée des parasites comme le Varroa ou le frelon asiatique, l’avenir des abeilles est bien compromis. J’avais moi-même onze ruches autrefois, et il ne m’en reste que quatre ». Pour ce professeur bientôt à la retraite, le projet mené par ses élèves revêt donc une valeur toute particulière.

Le chef d’œuvre des bac pro mérite bien son nom !

Camille, Elise, Emile, Romain, Rose, Antoine

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