Un projet de mare pédagogique au Lycée Bonaparte

Sur le site du Pôle professionnel, se trouve une mare classée «refuge mare » par le Parc naturel Régional du Morvan. Sa biodiversité est riche et une action de sensibilisation est prévue fin mai.

Photo Nina Jade.

Il est prévu de mener une action de sensibilisation pour le grand public le 29 mai 2021 durant laquelle les personnes pourront pêcher à l’épuisette pour découvrir des micro-organisme, des insectes, des grenouilles…. Une opération qui est intitulée Fréquence Grenouilles.

Nous saurons dans les jours prochains si l’action est maintenue malgré la crise sanitaire.

Article Ahmed

COnfinées mais autorisées à rêver

Le confinement ne doit pas nous empêcher d’ouvrir les yeux pour mieux nous échapper de cette difficile réalité. Nina-Jade et Fanny nous livrent leurs clichés qui leur permettent de rêver à l’après…

confinement : Acte III

Après les annonces du Président de la République le 31 mars 2021, tous les établissements scolaires ferment leurs portes. Malgré ce coup dur, nous avons décidé de continuer à alimenter notre site d’information grâce au télétravail.

Toute l’équipe de Newspro and Co.

Dessins « confinés » : Audrey R., Nino B.

Dessin : Audrey R.

Au cœur du réseau informatique de Bonaparte

Nous sommes au cœur du réacteur numérique du lycée Bonaparte: Une multitude de câbles gris envahissent la pièce. Agnès Bergantini, AMIR (Agent de Maintenance Informatique Régionale) nous explique son quotidien.

Quand on gère un réseau informatique de lycée il faut savoir rester zen ! Photo : Nina-Jade

Il est 10h30 sur le Pôle professionnel. Dans le local « LTPA1 » Agnès Bergantini est penchée face au tableau de connexions informatiques. «Chaque numéro correspond à une prise branchée sur les switchs programmables ; il y a plusieurs réseaux : un professionnel, un à l’internat, un au pôle général qui sont reliés ici » explique-t-elle. « Ici », il fait froid. Et un ronronnement assourdi l’ambiance. Depuis une heure, notre AMIR travaille sur une panne informatique. Le froid, le bruit elle y est habituée. Comme le stress avec un téléphone qui vibre sans arrêt : « mon activité n’est pas toujours plaisante car il y a beaucoup de pression de la part des utilisateurs car ils veulent quelque chose que l’on ne peut pas forcément faire».

« Il y a beaucoup de pression »

Son quotidien ? Prévoir des journées en avance «qui ne se passent jamais comme prévu car on est appelé en urgence pour vérifier les connexions, créer des codes, faire des mises à jour,. .. » explique notre AMIR qui doit aussi installer des logiciels, gérer des interventions d’entreprises fournisseurs, le service après vente… «Ajoutez à cela, tous les 7 ans, l’inventaire pour renouveler les ordinateurs ! » explique Agnès Bergantini qui avoue n’avoir aucun problème à travailler dans un milieu assez masculin « car j’ai grandi avec plus de garçons que de filles et c’est le dernier de mes soucis». Même si porter des ordinateurs est compliqué, elle aime quand même son métier qui reste « manuel et intellectuel » et qui permet d’être seule. Parfois la solitude est plaisante !

PORTRAIT D’ UN GESTIONNAIRE FUNKY

36 ans après avoir passé le bac au lycée Bonaparte, Thierry Gauthier revient après mille et une vies en tant que gestionnaire. Il aime le contact avec les gens, le mouvement et déteste les contraintes. Portrait d’un gestionnaire hors du commun.

Thierry Gauthier est un gestionnaire funky. Photo : Matteo

« Donner le rythme »

À l’âge de 5 ans il achète son premier album : Deep Purple. Très tôt, il impose déjà ses choix très affirmés grâce à ses grand frères qui écoutaient du hard rock. Malgré tout, il reste ouvert aux différents types de musique. Thierry Gauthier a donc un parcours professionnel atypique : son bac en poche, il part en fac, devient surveillant, CPE et chef d’établissement. Mais quand il est à la tête d’un grand collège, il n’a plus de contacts avec les élèves et croule sous la paperasse. Il n’est plus dans le rythme et préfère faire un drop. En effet, Thierry Gauthier est un joueur de batterie et pour lui elle permet de caler un groupe et de donner le rythme. Dans la vie c’est pareil, s’il perd le rythme il préfère bifurquer. Depuis qu’il est ado, il a toujours été engagé contre ce qui le révoltait.

« La diversité est nécessaire »

Alors en 2016, il passe son BP de responsable de chantier forestier. Cela l’a transformé car c’est un métier qui le passionne et où il apprend beaucoup. Thierry Gauthier explique que quand les essences sont diversifiées, la forêt prospère au contraire s’ il n’y a qu’une seule essence, les arbres ne peuvent pas se défendre contre une agression extérieure. La diversité est donc nécessaire dans la nature mais aussi entre les hommes. Il est intarissable sur les arbres mais malheureusement il n’a pas assez d’expérience pour les recruteurs. Alors nouveau virage, il s’occupe de mineurs non accompagnés. Mais la Covid ne permet pas de pérenniser son emploi et il revient dans l’éducation nationale en tant que remplaçant gestionnaire.
Ce nouveau virage pris par ce motard chevronné, le satisfait car il se retrouve dans un lycée professionnel au contact de différentes filières. Cela lui laisse du temps pour ses passions : la moto, le jardinage, le bricolage et la musique. Qui aurait cru que derrière l’ordinateur et les tableaux excel du gestionnaire se cachait un fan de hard-rock et en particulier d’AC-DC.

Ahmed, Yllies, Hugo et Matteo

Making off de la journée Hackathon 2021

Les élèves (2nde et 1ere Bac Pro) de l’atelier presse ont participé ce jeudi 25 mars 2021 à la finale du concours Régional BFC Reporter qui s’est terminée par une journée «Hackathon». Bilan de la journée : l’équipe Newspro & Co rafle deux prix !

Toute l’équipe de Newspro & Co se prépare à la visioconférence qui va lancer officiellement le Hackathon 2021 en présence de Nathalie Barbery, coordonnatrice du Clémi. Photo : MH

L’épreuve Hackathon a débuté à 8h15 au CDI avec l’arrivée des élèves et la répartition des rôles. Les 15 membres de l’équipe ont été attentifs quand la visioconférence avec les organisateurs et les autres établissements participants a débuté à 8h45. Durant 30 minutes, les modalités et l’enjeu ont été présentés ainsi que le thème de la journée sur lequel les élèves devaient travailler : « ces inconnus du quotidien ».

Matteo, rédacteur en chef et Nina-Jade, rédactrice en chef adjointe prennent des notes durant la conférence de presse. Photo MH


Quand la visio s’est terminée, Matteo, en tant que rédacteur en chef a lancé la conférence de rédaction avec les membres de Newspro & Co en présence de Nathalie Barbery, coordonnatrice du Clémi Dijon. Il a réparti les rôles et fait les groupes, pour permettre de relever le défi du Hackathon : réaliser un édito, une photo insolite, une photo de groupe et trouver un nom original pour le journal édité spécialement pour le Hackathon 2021 avant 12h15 ; puis, avant 15h15 un portrait de personnel du Lycée Bonaparte ainsi qu’un reportage sur un second « personnel de l’ombre ».

Fin de la visioconférence : les élèves vont se mettre au travail. Photo MH

Quand les rôles ont été répartis, tout le monde est parti sur le terrain pour mener à bien les missions confiées. Les deux personnels choisis pour le portrait (Agnès Bergantini, AMIR au conseil régional) et le reportage (Thierry Gauthier, gestionnaire remplaçant) ont accepté de répondre aux questions des élèves et se sont prêtés aux photos.


Pari gagné ! Grâce à la motivation et à l’engagement de l’ensemble de l’équipe qui s’est donnée à fond, tout a été envoyé en temps et en heure. A l’issue de six heures, c’est un journal « spécial Hackathon » qui a pu être publié à Beaune en présence de nombreuses personnalités(1).

En avant première, les élèves reçoivent le journal fraichement sorti de l’imprimerie à Beaune. Photo NB
Après une journée de travail les élèves fatigués mais heureux assistent à la dernière visioconférence et au lancement de l’impression du journal spécial Hackathon 2021. Photo MH


Les efforts ont été récompensés par l’obtention du premier prix du journal Hackathon et le premier prix du concours BFC Reporter régional 2021 dans la catégorie Journal numérique. C’est Nathalie Albert-Moretti Rectrice de l’Académie de Dijon et M. Stéphane Guiguet Vice Président du conseil régional de Bourgogne Franche-comté qui ont annoncé les résultats en visioconférence qui a pu être suivie grâce au partage de connexion fait par Hugo après un problème de réseau survenu en milieu d’après-midi !

Le prix sera remis officiellement au Lycée dans les semaines à venir et les élèves devraient participer à la visite d’un grand média de presse à Paris en fin d’année scolaire. Si la situation sanitaire le permet…

Madame la Rectrice et Stéphane Guiguet du conseil Régional annoncent en direct la liste des lauréats du concours BFC Reporter et du Hackathon 2021. Photo Matteo.
  • (1) Liste des personnalités : Nathalie Albert-Moretti Rectrice de l’Académie de Dijon, du Jean-François Chanet,  Recteur de l’académie de Besançon et de la région académique Bourgogne Franche-Comté, Stéphane Guiguet Vice Président du conseil régional de Bourgogne Franche-comte et Nathalie Barbery, Coordonnatrice du Clémi Dijon.

Mardi 23 mars, le photographe chalonnais Dominique Pernin est venu au lycée Bonaparte site Leclerc pour faire partager son expérience professionnelle aux élèves de l’Atelier Presse et leur enseigner les bases de la photographie.

Dominique Pernin explique la problématique de la lumière à Matteo. Photo : Rebecca

L’atelier a commencé par de la théorie qui a permis au photographe de montrer la différence entre les plans (américain, italien, portrait, gros plan, etc…), l’importance de la lumière, de la position du sujet et la communication à avoir avec lui.

Les élèves sont ensuite passés à la pratique de la photographie en alternant le rôle de photographe et de modèle.

Préparation de la séance photos en présence d’un professionnel. Photo : Rebecca

« Le SNU c’est permettre aux jeunes d’apprendre les règles de la vie en collectivité et apprendre à se connaître les uns et les autres »

Vendredi 5 mars, une délégation ministérielle représentée par la secrétaire d’Etat chargée de la jeunesse et de l’engagement, Sarah El Hairy est venue rencontrer les lycéens du Lycée Bonaparte pour leur présenter le Service National Universel. Newspro&Co était présent et a pu l’interviewer. Propos recueillis par Ahmed. Photos : Faouzi.

Sarah El Hairy secrétaire d’Etat chargée de la jeunesse et de l’engagement a expliqué aux jeunes ce que représentait pour elle le Service National Universel. Photo par Faouzi.

Newspro&Co : A qui s’adresse le SNU ?

Sarah El Hairy : Aux jeunes de 15 à 17 ans qui sont volontaires dans tous les départements de France.

Newspro&Co : A quoi sert ce dispositif ?

Sarah El Hairy : Alors, le SNU ce n’est ni une colonie de vacances, ni l’armée, ni l’école mais les trois à la fois. C’est une aventure humaine de deux semaines chaque année en juin, que chacun va vivre en dehors de son département. Ses objectifs sont plus vaste en réalité : participer à l’orientation et permettre aux volontaires de construire leurs parcours professionnels, développer la cohésion et une culture de l’engagement, garantir un brassage social et territorial sur une même classe d’âge, permettre aux jeunes d’apprendre les règles de la vie en collectivité et apprendre à se connaître les uns et les autres.

Newspro&Co : Donc cela sous entend que les jeunes ne se connaissent pas lors des séjours ?

Sarah El Hairy : Effectivement. C’est l’objectif. On souhaite vraiment que les jeunes de chaque cohorte ne se connaissent pas ; Mais comme nous l’avons vu tout à l’heure pendant les échanges avec les Lycéens, il semblerait que ça rassure que chaque volontaire engagé dans une session connaisse au moins une personne pour partager ce moment. Alors nous allons peut être revoir les règles et ce sera la nouveauté de la promotion SNU 2021 !

Newspro&Co : Vous dites que les deux semaines vont se dérouler en dehors du département des volontaires mais ce sera dans quelles structure ?

Sarah El Hairy : Dans des internats de lycée ou des centres de vacances. Nous en avons au moins un par département. En Saône et Loire il y en a un à Autun et l’autre à Fontaines. Des centres qui n’ont pas été choisis au hasard mais parce qu’ils sont suffisamment vastes pour pouvoir accueillir 150 à 250 jeunes environ.

L’inscription au SNU est possible jusqu’au 20 avril. Photo Faouzi.

Newspro&Co : Ce sera finalement possible d’accueillir les SNU malgré le Covid ?

Sarah El Hairy : Oui, dans le respect des règles sanitaires et avec beaucoup de précaution. Parce que les centres d’accueil sont justement grands et que sur la centaine de volontaires accueillir nous mettrons en place des cohortes d’une dizaine de jeunes qui vivront ensemble. Et il n’y aura pas de brassage extérieur durant cette aventure collective.

Newspro&Co : Cette année combien de volontaires visez-vous ?

Sarah El Hairy : 25000 jeunes. Les inscirprions sont ouvertes jusqu’au 20 avril. Je le souhaite vivement.

Newspro&Co : Aujourd’hui vous êtes déplacée au Lycée Bonaparte. Pour quelle raison allez-vous à la rencontre des jeunes ?

Sarah El Hairy : Car je crois que le SNU mérite d’être connu et qu’il ne l’est pas suffisamment. D’ailleurs en arrivant dans la salle où les Lycéens m’attendaient, quand j’ai demandé qui connaissait ce dispositif, il n’y en avait que deux ! Si je viens c’est pour discuter, échanger et répondre à des questions, lever des doutes et créer de l’envie. Je crois en ce proejt.

Newspro&Co : Le SNU va-t-il être rendu obligatoire ?

Sarah El Hairy : Oui, sa vocation c’est effectivement del’être à termes. Effectivement. C’est la philosophie et l’esprit. Mais pourquoi ? Car on croit que d’avoir un vrai moment de mixité sociale et territoriale ou toute les jeunesses de France se croisent c’est important. Il faut que ce soit obligatoire. Mais c’est pas avant quelques années.

Newspro&Co : Avec qui travaillez vous sur ce projet?

Sarah El Hairy : Avec beaucoup de monde ! C’est d’abord le projet du président de la république qui est porté et mis en œuvre par moi. Je m’appuie sur les enseignants, le Rectorat, les Armées, les corps en uniforme, sur les associations d’Education populaire aussi. Vous le voyez, je ne suis pas seule !

Pour s’inscrire au SNU : http://www.snu.gouv.fr

Petit paysan tué : Selfie littéraire

Certains spectateurs de l’Arc au Creusot ont livré leur moment préféré du spectacle Petit paysan tué(1) à nos reporters. Voici un diaporama littéraire du spectacle  : comme si vous y étiez…. Morceaux choisis par Ylliès, Cafer et Nina-Jade

Petit paysan relevé par des applaudissements. Photo : Ahmed

1-Baptiste, paysan syndicaliste résume l’histoire de l’agriculture à l’aide d’une frise chronologique : agriculture de subsistance, modernisation, surproduction, respect de l’environnement. VITALITE.

2-Baptiste, Paul et Céline dansent autour d’un banc afin d’exprimer leurs émotions, cela pourrait s’apparenter à de la solidarité familiale. POESIE.

3-Baptiste, suite à un contrôle vétérinaire effectué en présence des gendarmes, constate que ses vaches se sont enfuies et se sont enlisées. Il tente tout, en vain. Sous le coup de la colère et du désespoir et surtout de la réalité, il est contraint d’en tuer une. DESESPOIR.

4-Baptiste a une nièce, « la petite Paupiette » à qui il voudrait transmettre son métier. Paupiette ressent la détresse de Baptiste. TENDRESSE.

5-Baptiste se remet en question et a des idées sombres. Au lieu de se suicider, il décide de se raser la tête comme pendant l’Épuration où l’on tondait les femmes. LUTTE

6-Baptiste en veut à son ami Paul qui est gendarme. Paul se remet en question et s’interroge sur son métier dans une danse où il essaie d’enlever son uniforme, trop lourd à porter. SYSTEME

7-Baptiste n’est pas seul. Il y a d’autres paysans qui vivent une situation similaire : solitude, paperasse, dettes ….Ces interview d’agriculteurs font résonner leur vie. PAYSANS EN DANGER.

8-Baptiste est submergé par les factures et les contrôles incessants : les feuilles qui volent, le bruit de machines de plus en plus fort, le clair-obscur sur Baptiste, la porte qui reste fermée à tous : famille, amis, postier. SOLITUDE.

9-Baptiste s’enfuit suite à un nouveau contrôle. Neuf jours de cavale. Et il est repéré par un villageois. Les policiers arrivent. Baptiste tente de prendre encore la fuite en voiture. Puis l’irréparable : trois balles dans le dos….. de Baptiste….. Sur scène Baptiste est vêtu d’une chemise ensanglantée : INOUBLIABLE PETIT PAYSAN tué.

Ylliès, Cafer, Nina-Jade.

(1) par la Cie Cipango le 25 février 2021 – Représentation pour le public de Scolaires

Scène ouverte pour les lycéens

Jeudi 25 février, 22 élèves du lycée Bonaparte pôle professionnel sont partis a l’Arc- Le Creusot à l’occasion d’une sortie pédagogique culturelle durant laquelle ils ont pu assister à une pièce de théâtre. Par Ahmed, David et Hugo

Les 22 élèves de BAC Pro du Lycée arrivent à l’Arc au Creusot où va se produire la Cie Cipango devant un public de scolaires. Photo : Hugo
Les classes de trois lycées de Saône et Loire (Montceau-les-Mines, Paray-le-Monial et Autun) intégrés au dispositif Lycéens et Apprentis au Specatcle Vivant ont participé à la séane. Photo : David

Dans le cadre d’un dispositif mis en place par la région Bourgogne Franche-Comté appelé « Lycéens et apprentis au spectacle vivant », les élèves de la classe de 2nde bac pro MEI-ERA – Maintenance des Equipements Industriels et Etude et Réalisation d’Agencement – ont eu la chance de participer à la pièce de théâtre « Petit paysan tué » de la compagnie Cipango, alors que toutes les salles culturelles sont fermées en France. Déjà, trois mois plus tôt, en décembre dernier, Cipango était venue au Lycée pour jouer Mille JOURS de la Compagnie El Ajouad – Kheireddine Lardjam d’après Mille francs de récompense de Victor Hugo, suivi d’un atelier et d’un échange très intéressant.

Les comédiens de la Cie Cipango ont présenté leur spectacle Petit Paysan Tué à un public de scolaires jeudi 25 février à l’Arc au Creusot. Photo Ahmed

Ce spectacle sous forme de drame raconte l’histoire d’un paysan de Saône et Loire antisystème, débordé par l’administration et qui va décéder après une arrestation par la Gendarmerie. Elle est tirée d’un fait divers de mai 2017 où Jérôme Laronze, éleveur à Trivy dans le clunysois, a été tué par trois balles tirées par un gendarme. Près de trois ans après, l’enquête n’est toujours pas terminée.

Les élèves ont pu rencontrer et échanger avec l’équipe technique et les comédiens de Petit Paysan Tué – Cie Cipango. Photo : David

Les élèves ont eu la chance de rencontrer les comédiens et l’équipe technique à la fin du spectacle et de visiter les coulisses.

Ahmed, David, Hugo

La classe de 2nde Bac Pro MEI a visité la machinerie de la grande scène de 920 places avec la responsable des relations Publiques de l’Arc, Charazed Achou pendant que l’autre partie de la classe, 2nde BAC Pro ERA a visité les décor de la petite salle sur laquelle s’est produit le spectacle. Photo : MH

Les élèves de la spécialité HLP se font entendre

Le 19 et le 26 janvier, les élèves de 1ère suivant la spécialité « Humanités, Littérature et philosophie » ont participé à un concours d’éloquence à l’issue duquel ont été élus les meilleurs orateurs de la classe. Par les élèves de HLP

Cette activité s’est inscrite dans le cadre du travail sur le thème « Les pouvoirs de la parole », au programme dans cette spécialité. Les élèves ont étudié en début d’année des discours célèbres dont ils ont analysé le fonctionnement, ils ont pratiqué des exercices d’expression orale puis se sont lancés dans l’écriture de leur propre discours. Aucun thème n’était imposé. L’idée était de permettre à chacun de s’exprimer sur un sujet lui tenant à cœur. Les thèmes choisis ont été variés : la maltraitance animale, les violences faites aux femmes, l’intelligence artificielle, l’esclavage moderne…

L’objectif du concours d’éloquence était de travailler l’argumentation et la rhétorique pour rendre son discours le plus convaincant possible. Les élèves étaient répartis en demi-groupes et le jury composé d’adultes de l’établissement. Chaque élève a prononcé son discours, avec une certaine angoisse parfois, mais aussi avec dynamisme, enthousiasme et générosité ce qui a forcé l’admiration du jury. Les gagnants se sont vu remettre un bon d’achat à la librairie La Promesse de l’aube.

Thibaut Roseaulin : un discours masqué. Crédits photo : AH

Dans le groupe 2, c’est Thibaut Roseaulin qui a remporté le titre de meilleur orateur avec un discours irrésistiblement drôle et original sur l’addiction aux réseaux sociaux. Le jury a apprécié son « phrasé impeccable et une verve très poétique« .

Juliette-Anne et Agathe : ex-aequo

Dans le groupe 1, sont arrivées ex-aequo Juliette-Anne, pour son discours vibrant et argumenté sur le sort des Ouïghours et Agathe, qui a enflammé le jury avec « une prestation très théâtrale et talentueuse sur les pressions subies par les adolescents« .

Extrait du discours d’Agathe :

On nous demande d’être beau,

On nous demande d’acheter,

On nous demande d’avoir des amis,

On nous demande de bien travailler, de très bien travailler, de beaucoup travailler. Travailler, travailler, oui mais, on doit faire des choses à côté !

Donc, on nous demande aussi d’être sportif, d’être artiste,  d’être cultivé !

On nous demande d’être ambitieux

On nous demande de construire, d’avoir des projets

On nous demande de nous dépasser, d’aller de l’avant

On nous demande de nous éclater, de voyager, de faire pleins de trucs.

« On nous demande de penser positif, hein, +=+, la vie est belle, et il ne faut pas pleurer, non surtout pas. »

Agathe

Et il est bien là le problème.

Notre vie va à mille à l’heure

On se doit de nous construire une personnalité et une vie parfaite, on doit tous devenir des modèles, on se doit de tout défendre, et d’être sur tous les fronts. On nous demande tellement que le temps libre a disparu. Je ne sais pas, ça vous arrive, à vous, de vous ennuyer ? De ne rien faire, voilà, ne rien faire. Se poser, prendre le temps de réfléchir. Cela peut paraître un peu bête, mais réfléchir sur soi, sur les autres, sur la vie. Moi je sais pas vous, mais je trouve qu’on a pas tellement le temps.

Extrait du discours de Juliette-Anne :

2021, le XXIème siècle, l’apogée de la technologie, du progrès, et essor croissant du génocide. Notre temps sonne faux. Quand le monde a les yeux tournés sur le futur incertain des Hommes, c’est pour mieux être aveugle face à la destruction de peuples entiers. Depuis un certain temps déjà, la communauté musulmane des Ouïghours en Chine connaît un génocide. Il est réel, il est actuel. Les grandes puissances ont peut-être peur de ce mot mais pas moi.

« Le monde est hanté par les fantômes des horreurs passées, qui se répètent. (…) »

Juliette-Anne

Cette histoire est arrivée et est vécue par des centaines de milliers de d’individus de cette communauté. Les mots prononcés ne vous sont pas étrangers : « déportés », « camps ». Comme une impression de déjà vu. Un monde qui pensait ne plus jamais faire de telles erreurs, un monde qui s’était promis la fraternité et l’entraide, un monde hypocrite. Comment une société qui se dit avancée peut-elle laisser se produire de tels massacres ? Les hommes osent se proclamer « civilisation ». Civilisation qui opprime, qui tue, qui extermine. Pour une noble cause ? Non. On n’aime juste pas ce qui est différent. Ça nous effraie. Et l’homme déteste ne pas contrôler. Détruire le monde animal n’était pas suffisant, il fallait viser plus haut. Oui, car l’homme est am-bi-tieux. Peuples indigènes exterminés lors de la conquête du Nouveau Monde, 6 millions de Juifs entre 39 et 45, massacres récents au Congo, 1 million de Ouïghours emprisonnés pour les défaire de leur identité. Je dois continuer ? L’Humanité implose. Quelques mois sont assez pour réduire des peuples à néant. Plusieurs dizaines d’années de prévention pour sauver la planète n’ont pas été suffisantes, à en croire les prédictions pour les 50 prochaines années. Bien triste constat. L’homme a le sens des priorités. Écraser ce qui est différent, la puissance, la suprématie, voilà les priorités des grands de ce monde en notre sublime XXI ème siècle.

Les élèves de HLP

EMILIE PLATEAU, lauréate de l’echappée littéraire 2020

Six mois après avoir été consacrée lauréate de l’Echappée littéraire, prix de la région Bourgogne Franche Comté, Émilie Plateau est revenue sur cet événement le vendredi 22 janvier par visioconférence.

Connexion avec Émilie Plateau et Mme Gauvin responsable du dispositif l’Échappée Littéraire de la région Bourgogne-Franche-Comté. Crédits photo : MH

Propos recueillis par Ahmed, Cafer, David et Ylliès.

Newspro & Co  : nous savons que vous écrivez des carnets. Et on avait envie de vous demander ce que vous aviez noté le jour où vous avez appris que vous étiez lauréate du Prix Bourgogne-Franche-Comté, l’Échappée Littéraire ?

Emilie Plateau : en fait dans mes carnets je ne raconte pas ma vie au jour le jour, je note uniquement des phrases spontanées. Il n’y a donc pas une page spécifique mais j’étais très heureuse.

Newspro & Co  : la cérémonie de remise des prix n’a pas pu avoir lieu en juin en raison de la crise sanitaire, puis en septembre, vous n’avez pu venir à Autun chercher votre trophée. Alors depuis, est-ce que vous l’avez reçu ? Et si oui est-ce que vous pouvez nous dire ce que vous en pensez ?

Emilie Plateau : Je n’ai malheureusement pas encore pu toucher le trophée réalisé par les élèves du Lycée Bonaparte mais j’ai pu le voir en visioconférence. Même si la liaison n’était pas de bonne qualité, je le trouve bien réalisé.

[Nous avons une petite surprise : Monsieur Aubry, professeur au lycée nous a apporté le trophée et nous pouvons le montrer par écran interposé à Emilie Plateau qui découvre des détails qu’elle n’avait pas vus la première fois].

Le trophée s’inspire d’une page de la BD Noire où Claudette Colvin est assise dans le bus. Crédit photo : MH

Newspro & Co  : Nous savons que votre BD est le fruit d’une rencontre avec Tania de Montaigne qui a déjà écrit un roman sur l’histoire de Claudette Colvin. Est ce que vous l’avez prévenue de cette récompense ?

Emilie Plateau : Oui, je lui en ai parlé et elle a été très contente pour moi. Nous échangeons de temps en temps.

Newspro & Co  : Nous avons bien aimé votre BD et l’histoire. Et vous, qu’est ce qui a vous a touché dans l’histoire de Claudette Colvin ?

Emilie Plateau : Son parcours m’a beaucoup intéressée. J’admire vraiment l’ acte héroïque de la jeune fille noire dans une Amérique ségrégationniste. Elle a eu beaucoup de courage.

Newspro & CO : Le prix littéraire de Bourgogne-Franche-Comté est décernée après un vote fait par des apprentis et des lycéens ; c’est-à-dire des adolescents. Quelle valeur cela a pour vous ?

Emilie Plateau : ce prix décerné par des lycéens a, pour moi, beaucoup de valeur. C’est très touchant.

Newspro & Co : Dans le cadre de ce prix, vous avez été en contact avec des lycéens. Qu’est ce que vous apporte ces rencontres ?

Emilie Plateau : Cela me fait très plaisir habituellement mais l’année dernière j’étais très déçue de ne pas avoir eu la possibilité de les rencontrer physiquement en raison de la pandémie en cours. Cela me rend un peu nostalgique.

Newspro & Co : Quelle est la question qui revient le plus pour les élèves ?

Emilie Plateau : Ils m’ont demandé si j’étais connue et si je signais des autographes ! Cela m’a fait sourire. Une autre question a souvent été posée sur le temps que j’avais mis à écrire la BD. Je leur ai répondu que j’ai mis deux ans et demi avant de terminer l’ouvrage.

Newspro & Co : comment vous avez vécu la période de confinement ?

Emilie Plateau : Au début je pensais accomplir plusieurs projets mais j’ai contracté la COVID-19. Du coup, cette période a été très difficile pour moi car j’ai été très fatiguée, tétanisée. Je me remets doucement. Actuellement, je suis encore fatiguée.

Newspro & Co : enfin, nous avons une dernière question. On a eu du mal à trouver des informations sur vous. On a l’impression que vous êtes assez secrète. Mais on voudrait bien savoir si vous travaillez sur un livre et quel en est le sujet ?

Emilie Plateau : J’ai trois projets. Tout d’abord, une autobiographie dans le style des livres dont vous êtes le héros. Là, je vais raconter mes rencontres avec les élèves. Le deuxième projet est une BD sur la vie de Vivian Maier. Enfin je suis engagée dans une résidence à l’Université de Montpellier. C’est intéressant mais il est très dur de rencontrer les étudiants en cette période.

Communication excellente . Crédits photos : MH

[ La rencontre virtuelle s’achève et il faudra guetter le futur ouvrage d’Emilie Plateau sur cette nounou de New York qui a plus d’un carton dans son sac : Vivian Meier.]

UN VOYAGE VIRTUEL AU JAPON

Lundi 25 janvier en début d’après-midi, une dizaine d’élèves du lycée Bonaparte ont participé à une visoconférence avec Victorien Bouché actuellement expatrié au Japon pour son travail. Par R-Rouann et Sophia

Une rencontre

La mère de Victorien, Sylvie Jonas à la tête de la boutique Jardin d’intérieur à Autun a préparé un espace convivial pour la visioconférence dans l’arrière boutique qui sert normalement de salon de thé : des chaises sont placées en demi-cercle face à un ordinateur où apparaît Victorien qui est à l’autre bout du monde. La qualité est excellente aussi bien pour le son que pour l’image. Cette rencontre est organisée dans le cadre de l’orientation des élèves de terminale qui doivent faire des choix concernant leur avenir.

Un ancien élève du lycée

Victorien est un ancien élève du lycée Bonaparte où il a eu un bac général. Puis il a fait un IUT en informatique. L’école n’était pas une vraie passion pour lui. Mais il avait des rêves comme celui de partir au Japon. Il a travaillé alors un an pour économiser afin de réaliser son rêve. En effet, il doit avoir 7000 euros sur son compte pour pouvoir s’installer dans le pays qu’il aime tant. Il trouve des petits boulots comme celui de ferrailleur.

Un ancien lycéen parle à la nouvelle génération

Il a accepté de partager son expérience avec les élèves de terminale et quelques premières qui cherchent leur voie. Il a expliqué son métier dans les jeux vidéo chez Keyword. Au début il a travaillé dans la traduction. D’ailleurs, il souligne que l’anglais est fondamental. Puis il est devenu chef de projet. Il s’est investi dans son métier et même s’il n’était pas trop scolaire, il s’est investi dans son métier. Il a travaillé sur Assassin Creeds Valhalla et Monster Hunter .

Pendant presque une heure et demi, Victorien a échangé avec une grande gentillesse avec les élèves les incitant à croire en leurs rêves. Cette rencontre témoigne de la difficultés des choix que les élèves doivent faire en terminale. C’est une année très importante dans la mesure où ces choix vont largement déterminer leur avenir professionnel, même si l’on sait qu’après le bac d’autres choix et d’autres possibilités s’offriront à eux. Les voyages sont une bonne opportunité pour connaître d’autre culture, d’autre langue… Victorien a lui déjà d’autres projets de voyages en tête : la Corée peut-être.

Diane, élève de terminale au Lycée Bonaparte a participé à la rencontre. Photo : Sofia

L’AVIS D’UNE LYCEENNE : Diane, élève de terminale a accepté de répondre à nos questions.

Serais-tu intéressée par le métier de Victorien ?

Oui car j’apprécie beaucoup tout ce qui concerne l’art. Apprendre ce métier serait donc très intéressant.

Pourrais-tu partir aussi loin pour faire le métier de tes rêves ?

Bien-sûr, pour pratiquer ce que j’aime je pourrais aller aussi loin, surtout si c’est le Japon comme Victorien. J’aime vraiment ce pays et je rêve d’y aller.

Qu’envisages-tu comme métier ou étude après ton bac ?

Je ne sais pas ce que je veux faire exactement comme métier, mais j’envisage de faire une prépa « beaux arts » et m’orienter dans quelque chose qui concerne l’art.

L’année de terminale est décisive pour moi, pour savoir si je serais plus intéressée par le numérique ou bien par la peinture par exemple.

R-rouann et Sophia.

Restons positifs ! Des tests au Lycée Bonaparte

Vendredi 22 janvier, il y a eu des tests COVID-19 réalisés au Lycée Bonaparte pour les élèves et les personnels. Reportage par Lucas.

Autun est située dans une région particulièrement impactée par l’épidémie de COVID-19. Dans un EHPAD autunois, 70 résidents ont été testés positifs sur 80 résidents. Le virus circule donc dans la région. Au lycée, des élèves ont déjà été diagnostiqués comme positifs. L’infirmière établit alors les cas contacts qui sont obligés de quitter le lycée rapidement et de s’isoler pendant 7 jours. Puis les élèves peuvent revenir après au lycée, s’ils ont un test négatif. Dans ce contexte, l’ARS a décidé de tester tout le lycée. Ce n’est pas obligatoire, chacun fait comme il veut.

Une infirmière pratique la prélèvement sur un élève volontaire. Crédit photo : Cafer.

Ce vendredi matin, dans les deux infirmeries celle du pôle professionnel et celle du pôle général des tests antigéniques ont eu lieu. Sur le pôle professionnel, trois infirmières scolaires ont pratiqué les tests dont Madame Bornat, l’infirmière du lycée. Les élèves arrivent dans l’infirmerie, ils donnent une fiche qu’ils ont remplie ainsi que le consentement des parents puis ils vont s’asseoir dans une grande salle où une infirmière fait un prélèvement dans les deux narines. Après 15 minutes d’attente, le résultat est donné : un trait, c’est négatif, deux traits, c’est positif.

Chacun gère l’attente à sa manière. Crédit photo : Cafer

A la fin de la journée pour l’ensemble du lycée 1 seul cas positif a été observé sur environ 200 personnes testées : c’est plutôt rassurant.

Alors restons positifs et gardons les masques….

Lucas.

« L’objectif est que l’ensemble des acteurs de l’établissement participent et aient un retour. »

Vendredi 8 janvier, l’équipe de Newspro & Co a eu l’honneur de recevoir le proviseur du Lycée Bonaparte, Monsieur Colin, afin de l’interviewer sur la campagne d’évaluation mise en place au sein de l’établissement depuis la rentrée de janvier. Nous lui avons posé des questions afin de comprendre pourquoi cette campagne avait été lancée, pour quelles raisons et quelle en était la finalité.

Interview de Nina Jade, Mayline, Hugo,

M. Colin, proviseur du lycée Bonaparte a été interviewé par une partie de l’équipe de rédaction de Newspro sur la campagne d’évaluation de l’établissement. Photo : Nina jade.

Newspro & Co : Bonjour Monsieur le Proviseur. En général ce sont plutôt les professeurs qui mettent des notes mais avec le message que nous avons reçu sur l’ENT Eclat avant les vacances, c’est à nous lycéens qu’il a été demandé de mettre des notes. C’est un peu curieux ! Alors notre première question est la suivante : qui a mis en place cette évaluation  ?

Bruno Colin : Merci pour cette question. Oui en effet cela peut paraître étonnant mais le fait que les élèves deviennent évaluateurs reste intéressant car cela permet de récolter leurs points de vue. Il me semble important que l’on prenne l’avis des élèves sur la manière dont ils perçoivent leurs enseignements. Pour ma part je n’ai que rarement vu cela auparavant. Les Lycéens auront forcément des points de vue différents : certains seront favorables car tout se passe bien pour eux, d’autres seront plus négatifs car ils rencontrent des difficultés dans leur travail par exemple. L’idée est bien de recueillir le sentiment de chacun sur sa scolarité. Pour répondre à votre question, cette démarche se décide au niveau de l’Europe et instaurée par Haut conseil de l’évaluation de l’école au ministère de l’Education nationale. C’est la première année qu’elle existe et désormais, tous les cinq ans, des établissements par « bassins » seront amenés à mettre en place ces campagnes. Cette année c’est le bassin Autun-le Creusot-Montceau-lès-Mines et tous les établissements (collèges, lycées) sont concernés.

Newspro & Co : Quel est le but de ce questionnaire ?

Bruno Colin : L’idée est d’avoir le point de vue de tout le monde, sur l’enseignement, la manière dont on enseigne, comment fonctionne le lycée, etc. Ce questionnaire adressé aux élèves n’est qu’une partie seulement de l’évaluation. D’autres ont aussi été envoyés aux parents d’élèves, enseignants, personnels de l’établissement. Les questions posées aux adultes ne sont évidemment pas les mêmes que celles posées aux jeunes. Dans le questionnaire destiné aux lycéens, ce que l’on a cherché à identifier, c’est leur point de vue : comment on perçoit les choses en tant qu’élèves pour ensuite permettre à l’Institution d’agir et d’apporter des améliorations où cela est possible.

Mais ce questionnaire n’est qu’une partie de l’évaluation de l’établissement. On tient à recueillir l’avis de chacune des composantes. Ensuite il y aura des observations et plein d’autres choses.

Newspro & Co : En pleine pandémie, les élèves du lycée ont des contraintes : le port du masque, les gestes barrières, des cours une semaine sur deux pour nos camarades du lycée général, une incertitude permanente. Alors nous nous demandons si c’était le moment opportun pour faire ce genre de sondage ?

Bruno Colin : Ce n’est pas moi qui ai eu l’idée de faire ce questionnaire. C’est une initiative nationale et c’est l’académie qui orchestre le calendrier et qui a décidé de faire ce sondage maintenant. A la question “est-ce que c’était le moment adéquat pour le faire…” je n’ai pas de réponse à apporter : je ne fais que diffuser l’enquête. Effectivement, je suis conscient que le contexte de l’année est compliqué pour tous du fait de la pandémie mais le calendrier est lancé par Madame la rectrice et il était difficile de repousser d’une année sachant que la France est déjà en retard dans les campagnes d’évaluation par rapport à d’autres pays d’Europe.

Newspro & Co : Pouvez-vous nous préciser les autres actions et le calendrier, s’il vous plaît ?

Bruno Colin : L’évaluation va se dérouler en deux phases. La première, une auto-évaluation donnée aux professeurs, aux élèves, aux parents et aux personnels entre début janvier et jusqu’aux vacances de février pour donner leur avis sur l’établissement, leurs conditions de travail et ce qu’ils pensent de l’établissement. Parallèlement, le Lycée va envoyer une fiche synthèse à l’Académie avec quatre grands thèmes étudiés en groupe de travail : l’enseignement, la qualité de vie pour les élèves, l’établissement avec son environnement extérieur et le fonctionnement.

Pour cette deuxième phase, une équipe d’évaluateurs extérieurs – avec des chefs d’établissement, des Inspecteurs notamment – va venir fin mars et faire immersion pendant une semaine. Ils assisteront à quelques cours, ils auront des entretiens avec les professeurs, les représentants des élèves et le personnel et étudieront comment l’ensemble des activités quotidiennes se déroulent dans le Lycée ; ils iront voir ce que font les élèves dans les différents ateliers, à l’internat… Ils feront des constats et dresseront un rapport en lien avec les quatre grands thèmes cités.

Newspro & Co : Aura-t-on le droit de connaître le bilan ou cela va rester secret ?

Bruno Colin : Si cela reste secret cela n’a aucun intérêt. Tout le monde sera au courant des résultats sous la forme d’un bilan synthétique. L’objectif est que l’ensemble des acteurs de l’établissement participent et aient un retour.

Newspro & Co : On coche des réponses « oui », « non » ou « je ne sais pas » sur la vie et le bien être au lycée mais est-ce que les résultats auront un impact sur notre vie de Lycéens  ?

Bruno Colin : L’idée du ministère de l’Éducation Nationale n’est pas de noter l’établissement mais bien de prendre en compte les résultats de ce sondage pour améliorer certains points et à faire progresser le lycée dans sa globalité pour les prochaines années à venir. Cette action servira surtout à faire émerger les remarques des élèves, leurs lacunes en matière d’apprentissage, là où ils rencontrent des difficultés afin d’améliorer leur environnement de travail et de les accompagner au mieux dans leur réussite. Sachant que la prochaine évaluation sera dans cinq ans.

Newspro & Co : Et vous, est-ce que vous aimez venir au Lycée ?

Oui et j’aime bien venir au Lycée Bonaparte et en particulier au pôle professionnel car on voit plein de choses différentes, des créations, du travail fait en atelier…. et je suis un grand admirateur car je en suis pas forcément manuel ! Je suis admiratif de ce que font les élèves.

analyser pour améliorer : le lycée bonaparte engagé dans une démarche d’évaluation nationale

Chaque année, environ 20% des établissements scolaires en France font l’objet d’une évaluation nationale mise en place par le conseil d’évaluation de l’Ecole. Cette année, dans l’académie de Dijon ce sont les collèges et les lycées du réseau Autun-Montceau-lès-Mines-Le Creusot qui seront concernés et donc le Lycée Bonaparte. Par Ahmed, Yliès et Hugo.

Cette évaluation nationale a pour but d’améliorer la qualité des apprentissages, la vie dans l’établissement, le parcours scolaire et l’insertion des élèves dans la vie active. Elle se déroule toujours en deux temps, tout d’abord une auto-évaluation de l’établissement par des groupes de travail (familles, élèves de manière anonyme, enseignants et personnels) ; ce sera durant les mois de janvier et de février 2021 au lycée Bonaparte avec un envoi de questionnaires en lignes pour récolter le plus d’avis et d’informations possibles sur les conditions de travail, d’accueil et d’enseignements. Ensuite des groupes d’évaluateurs externes qui ne connaissent pas le lycée (chefs d’établissements, inspecteurs) travailleront sur l’évaluation ; ils viendront au lycée la troisième semaine de mars et feront une immersion pendant une semaine.

La démarche d’évaluation permettra de comprendre si l’environnement scolaire permet aux élèves de réussir dans leurs apprentissages. Photo : Loan.

Toutes ces informations seront ensuite analysées et le bilan sera ensuite transmis à l’ensemble de la communauté éducative (familles, élèves, personnels…) en fin d’année scolaire. Elles permettront aussi à l’établissement de s’appuyer dessus pour refaire son contrat d’objectif pour les quatre années prochaines.

Petites fugues entre lyceens et auteurs

Mercredi 25 novembre, le gang des LYseurs a reçu virtuellement Sophie Chérer et Jérôme Leroy dans le cadre des Petites Fugues en Morvan. Retour sur cet évènement, par Rebecca, Fanny et Matteo.

Avant L’interview, nous avons été cinq membres du Gang des Lyseurs avec notre enseignante et Évelyne Levalois, libraire de la Librairie de la promesse de l’Aube a Autun à choisir plusieurs livres de Sophie Chérer et Jérôme Leroy. Après les avoir lus nous nous sommes donnés rendez-vous au CDI du Lycée professionnel pour préparer les questions pour l’interview des deux auteurs que nous avions programmée.

Pour nous aider à préparer les questions, nous avons fait des cartes mentales sur un grand tableau et cela nous a permis de trouver une dizaine des questions sur les livres, sur les auteurs et sur leur métier d’écrivain.

Photo : SP

« L’interview avec Sophie Chérer et Jérôme Leroy s’est bien déroulée en visioconférence. Il y avait une très bonne ambiance même si les conditions actuelles, avec la crise sanitaire, ne sont pas forcément faciles ».

Fanny

L’ensemble des membres du Gang des LYseurs qui étaient présents a trouvé que Sophie Chérer était très ouverte lors de l’interview. Elle a beaucoup parlé de son passé, notamment de la mort de son grand-père quand elle avait 6-8 ans. Elle nous a raconté son histoire, les événements qu’elle avait vécus et qui l’ont inspirée. Et qui, nous pensons, ont été un élément déclencheur dans son envie d’écrire des livres.

Photo : SP

Sophie Chérer nous a décrit sa maison qui, à ses yeux, est très importante et pleine d’histoires car elle appartenait à ses grands-parents. Elle a aussi partagé sa sensibilité puis sa passion pour son jardin, les arbres, les plantes.

Nous avons trouvé que Jérôme Leroy avait une grande passion pour les livres (d’ailleurs nous avons remarqué derrière lui qu’il possédait beaucoup d’ouvrages). Il est lui même auteur et déclare n’avoir de l’inspiration que dans des lieux neutres, tranquilles comme les chambres d’hôtel.

Rebecca, Fanny et Matteo

Editorial

Le 16 octobre 2020, dans une rue derrière le collège de Conflans-Saint-Honorine, un professeur d’histoire-géographie de l’établissement, Samuel Paty, est lâchement et cruellement assassiné. Pourquoi un tel acte ? Par Cafer A., Sophia Z. , R-rouann M.

« Ne t’en fais pas ; ce n’est qu’un cours d’histoire ». Dessin : R-Rouann & Sophia.

Lors de son cours d’E.M.C. (Enseignement Moral et Civique) sur la liberté d’expression, le professeur Samuel Paty présente des caricatures de Charlie Hebdo moquant le prophète Mohammed. Au préalable il avait proposé aux élèves qui pouvaient être gênés de sortir de la salle. Certains sont sortis. Une élève n’est pas venue en cours ce jours là. Mais son père menace ouvertement le professeur sur le contenu du cours. Cet appel à la haine est relayé sur les réseaux sociaux et entendu par un extrémiste qui décide faire sa propre justice en commettant l’irréparable.

Pour nous, l’annonce de cette nouvelle provoque une incompréhension totale : mourir pour un dessin. Comment a-t-on pu en arriver là en France ? Nous ne comprenons toujours pas. Cet acte doit nous pousser à réfléchir car il creuse de plus en plus l’écart entre les Français d’horizons et de cultures différents. De plus, cet acte engendre des amalgames qui ne favorisent pas le vivre ensemble. Cet assassinat met en lumières l’imprévisibilité de certains actes terroristes et le sentiment d’insécurité qui en découle. Mais cette mort ne doit pas être vaine. Elle doit nous pousser à en savoir plus sur les différentes cultures avec lesquelles nous cohabitons tous en France.

Cafer A., Sophia Z. , R-rouann M.

Photo de tête : Rassemblement à Conflans-Saint-Honorine. Par Silanoc — Travail personnel, CC BY-SA 4.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=95199911

Une française prix Nobel

Le prix Nobel de chimie 2020 a été attribué à Emmanuelle Charpentier française et Jennifer Doudna  américaine le mercredi 7 octobre 2020 en Suède. Emmanuelle Charpentier et sa collègue ont remporté le prix Nobel de chimie grâce à leur découverte sur  le ciseaux moléculaires qui permet de modifier l’ADN des humains

A.E

Photo : Emmanuelle Charpentier, diretcrice de Max Planck Institute for Infection Biology. Source : Wikimedia commons. CC2.0. https://commons.wikimedia.org/wiki/File:Emmanuelle_Charpentier.jpg

Hallowcovid à l’internat

Lucas a réalisé l’affiche à partir d’un dessin créé par Manon pour la soirée Halloween. (Photo Amandine)

Le jeudi  15 octobre le lycée (l’administration et quelque élèves) a décidé de faire une soirée Halloween à l’internat de 19h30 à 22h15. Mais comment va être organisé cette soirée avec un virus qui circule ? Par Amandine et Matteo.

 Dès 18h, à la place de l’étude, les élèves devront commencer à l’internat. La consigne ? Sortir son costume, masque et maquillage le plus terrifiant ! L’événement se déroulera au self avec des décors effrayants.

Cette année, la soirée Halloween va commencer par un repas qui a été conçu spécialement pour cet événement pour les élèves interne.

Le repas sera composé : soupe de potiron avec salade verte, Champignons vénéneux, Rôti de boeuf au sang, Pommes smiles, Cervelle de canut, Coeur fondant, clémentines.

 Pendant la soirée, il y aura deux concours avec des lots à gagner. Le thème du premier concours sera le meilleur déguisement et le deuxième sera le meilleur masque customisé. Les internes pourront danser, boire (sans alcool !) et manger des bonbons toute la soirée.

Le dessin créé par Manon pour annoncer la soirée Halloween au Lycée ! (Photo Amandine)

La rentree masquee

Comme a chaque rentrée, on appréhende le fait de connaitre personne et d’être seul. Alors quand tu arrives en seconde dans une ville que tu ne connais pas : tu angoisses. Surtout quand cette rentrée se fait masquée ! Par Nina-Jade et Hugo

La rentrée de pratiquement tout élève de seconde se fait dans la peur, l’angoisse, surtout pour les internes qui ne voient pas leur parents le soir. Mais pour certain, l’angoisse se dissipe dès le premier jour ou le deuxième, quand on s’est fait des amis qui partagent la chambre à l’internat.

En entrant dans le lycée pour la première fois, la seule chose que tu vois, c’est l’amphithéâtre. C’est la partie du lycée qui prend pratiquement toute la place : c’est grand et c’est là que les élèves passent le plus clair de leur temps . ‘’Quand tu le regardes, tu parais minuscule’’…   cette idée a traversé la tête de quasiment tous les nouveaux secondes.

Le plus impressionnant, c’est de voir tout le monde avec des masques  et de se dire que l’on ne connaîtra peut  être jamais le visage de certains élèves, professeurs, CPE…

Sachant surtout, que l’on va passer toutes l’année avec !

Liberté Vs confinement

Comment vit-on une privation de liberté? Comment supporte-t-on un confinement? Que ressent-on quand on est lycéen? Chacun a souhaité répondre à ces questions à sa façon : avec un dessin, un texte, une infographie… Quand l’émotion laisse place à la création : voici l’exposition !

Par l’équipe de NewsPro.

Au lycée ? C’est la vie de Château !

A l’entrée du pôle professionnel se trouve un château. Mais quelle est son histoire ? Nous vous la dévoilons en exclusivité ! Par Emma, Loan, Audrey.

La parcelle sur laquelle se trouve le Château du lycée est située sur la ville haute de Autun et son existence est attestée depuis l’Antiquité.

Au Moyen-âge on trouve à cet emplacement une grande forteresse (château fort) qui allait de la Tour des Ursulines, en contrebas, au quartier St Blaise. Il était commandé par le châtelain de Rivault qui exerçait la justice au nom des ducs de Bourgogne. Au XVIe siècle,  il est mentionné un meix sur cette parcelle qui est composé d’une habitation rurale avec dépendance et verger (le lieu où se trouve aujourd’hui le pôle professionnel du Lycée). Le château fort a été détruit en 1602 sous le roi Henri IV par les autunois eux-mêmes pour se faire pardonner de leur fidélité à la Ligue de Bourgogne. D’ailleurs il ne reste aujourd’hui de visible que la Tour des Ursulines !

D’après les archives, on trouve les traces du bâtiment appelé le château avec la famille Champmartin. On a une description du château dans un acte de vente en 1826. Il est noté : une maison de maître, un bâtiment d’habitation et d’exploitation, jardins, réserves, prés, bois, pièce d’eau.

Photo d’archive Société Eduenne.

Un château aux multiples visages….

Au XVIIIe siècle, un des ses propriétaires le Chamoine Joseph le Bar en fait une maison de plaisance avec jardins « délicieux ».

Puis la propriété passe dans les mains de la famille Mac Mahon Duc de Magenta qui le possède jusqu’en 1888. La famille le transforme en château. Il existe une autre description dans un acte notarial de 1906 où il est noté que le château est composé de plusieurs pièces au rez de chaussé et à l’étage, de greniers, fruitiers et orangeries, un bûcher à l’arrière, un logement de concierge à gauche en entrant, des pièces d’eau, un canal : le tout sur 8 hectares. Ensuite, il passe entre les mains des familles Fauconnet et de Grival.

En 1906, Monsieur Paul Brac de la Perrière l’acquiert. Pendant la seconde guerre mondiale, les allemands ont occupé le château. D’après la fille de Monsieur Brac de la Perrière  qui avait une dizaine d’années à l’époque, ils avaient réquisitionné une cinquantaine de chevaux. Elle était effrayée en passant  devant eux pour aller à l’école. Mais finalement, ils choisissent de le vendre car l’endroit est froid et humide. Il est vrai que de nombreuses sources existent dans le parc. Encore aujourd’hui, le canal est visible au Lycée à l’arrière du bâtiment administratif.

Puis après être passé dans les mains de deux autres propriétaires, le château et sa propriété sont rachetés par l’Etat en 1951 et devient un lycée à vocation technologique et professionnelle . Le château en lui-même sert pendant un temps de bureau pour le proviseur, puis de logements de fonction.

Au grenier on trouve encore de vielles archives.

Deux terminales BAC pro en route pour le MAF

Antoine et Benoît travaillent sur leur réalisation qui sera proposée au concours du MAF 2021. Photo : Nina Jade

Antoine et Benoît, élèves de terminale bac pro MA (Menuisier Agenceur) au lycée Bonaparte vont passer le concours de meilleur apprenti de France. Leur réalisation, qui suit un cahier des charges très strict, est un porte-manteau avec un miroir au centre et une étagère. Pratiquement terminé, il aura nécessité au total 100 heures de travail. Le projet sera évalué en Savoie. Le jury régional débutera les évaluations au mois de mai suivies au mois de juin par le jury national.

Yllies et David.

ARNAUD FINISTRE : LE PHOTOREPORTER VIDE SON SAC

Le vendredi 19 mars 2021, un photoreporter a posé son sac au CDI du lycée Bonaparte pour parler photographie avec les membres de Newspro and Co.

Le photoreporter

Arnaud Finistre se présente : il est photoreporter. Il a d’abord travaillé pour le Bien Public puis est parti couvrir des événements à travers le monde. Il a voyagé dans plus de quarante-cinq pays sur tous les continents : Asie, Moyen-orient, Afrique et un peu Amérique du Sud. Il sensibilise les élèves sur la prise de vue en leur montrant des photographies qu’il a prises. Il commence par une photo très forte en Egypte, place Tahrir lors d’une manifestation du printemps arabe. Il explique le cadrage avec les tiers et les lignes de force où doivent se trouver les éléments importants. Les élèves sont surpris par la perfection du cadrage surtout quand ils apprennent qu’il a fait environ trois prises. Mais Arnaud Finistre insiste sur le fait qu’il a déjà l’image dans la tête. Le cadrage est toujours un choix car il faut se poser la question : que veut-on montrer ? Il continue l ‘analyse d’images surtout de guerre car elles intéressent plus les élèves .

« Il faut aimer son métier et être prêt »



Arnaud Finistre vide son sac pour expliquer son quotidien de reporter. Crédit photo : Nina-Jade

Arnaud Finistre explique le côté pratique. Pour aller dans des pays où il y a des conflits, il faut parfois ruser et entrer clandestinement puis se déplacer à l’aide d’un fixeur (personne qui traduit et qui vous conduit là où il faut). Mais s’il est confronté à des situations difficiles, il s’est préparé psychologiquement. Il a parfois vécu des situations compliquées mais n’a jamais été blessé. L’entrevue se termine par le sac qui accompagne toujours Arnaud Finistre. Il le vide pour montrer ce qu’il contient : un petit appareil photo silencieux, un gros appareil photo qu’on lui a prêté, un ordinateur puissant, un mini disque dur, un carnet pour noter les lieux, les dates, un peu de nourriture, sa carte de presse qu’il montre ou pas selon les situations. Le sac est petit et permet de voyager à travers le monde pour informer.

L’équipe de Newspro and co vous recommande le site où les photographies d’Arnaud Finistre sont visibles : https://www.arnaud-finistre.com/index

Nina-Jade, Cafer, David, Ylliès, Ahmed, Hugo

Les lycéens font leur cinéma.

Le mardi 23 mars, Nicolas Micmacher est venu au lycée Bonaparte pour initier des élèves de terminale Bac Pro à son métier de réalisateur dans le cadre du dispositif lycéens et cinéma.

Un réalisateur enthousiaste de partager sa passion

Nicolas Micmacher est venu ce mardi matin passer deux heures avec les élèves de terminale BAC PRO MA (Menuisier Agenceur) et MEI (maintenance des équipements industriels) soit 14 élèves dans la salle d’histoire-géographie. Rapidement, il a expliqué son parcours : il a été réalisateur, documentariste et a travaillé deux ans pour les Guignols de l’info. Puis, il présente son matériel : une caméra, des micros plus ou moins sensibles, un trépied. Il explique alors les différents cadrages en mettant en lumière le rôle du cadreur et il insiste sur la partie son. Enfin, il initie les élèves au vocabulaire précis si souvent entendu : silence, action, moteur, ça tourne. Ces mots ont une fonction bien particulière et ce n’est pas que du cinéma.

« Etre réalisateur, c’est faire des choix« 


Nicolas MICMACHER , Jérémy : ingénieur du son, Antoine : cadreur et Benoit : réalisateur pour filmer un objet : une console. Crédit Photo : SP

Après la théorie, les élèves vont rapidement passer à la pratique par groupe de trois : un réalisateur, un cadreur et un ingénieur du son. Nicolas Micmacher propose deux exercices : soit les groupes réalisent une prise de la classe et des élèves, soit ils filment un objet en l’occurrence une console. Tous les élèves vont alterner les différents rôles et leur séquence sera ensuite projetée et analysée par tout le groupe. Ce n’est pas si simple de choisir un cadrage. Mais Nicolas Micmacher dit qu’ « être réalisateur, c’est faire des choix » . Alors tout le monde se lance. Il n’est pas si facile de positionner la caméra selon le bon angle, de la manipuler surtout qu’elle coûte chère et de dire silence, action, ça tourne !

Les élèves étaient enchantés de cette initiation : c’était la première fois qu’ils touchaient à une caméra. Ils étaient d’autant plus heureux de le faire qu’ils n’ont pas eu l’occasion cette année d’aller au cinéma.

Barish et Samuel

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