RENCONTRE DE TROIS SŒURS

Le mercredi 6 décembre 2018, l’équipe de Newspro du lycée Bonaparte a interviewé Amélie Nothomb à la librairie de la Promesse de l’Aube à Autun. Elle venait rencontrer ses lecteurs pour une séance de dédicaces à l’occasion de la sortie de son dernier livre : Les prénoms épicènes .

Environ deux cent personnes ont répondu à l’appel. L’après-midi s’est déroulé dans une grande convivialité. Amélie Nothomb a retrouvé sa sœur de sang Juliette Nothomb et sa sœur de cœur Sandrine, lectrice fidèle.

Photo et texte : Killan Lecomte et Emma Cataldi

«UNE THEORIE TRES LIBRE »

Kylan : Vous rencontrez une personne avec qui vous correspondez depuis longtemps. Que ressentez-vous ?

Amélie Nothomb: Je ne savais absolument pas que j’allais rencontrer Sandrine. Je peux vous dire que ça fait un effet terrible. Je savais que j’allais rencontrer certaines lectrices mais Sandrine je ne savais pas ! Sandrine est la plus grande «cachottière » de tous les temps. En fait, je suis extrêmement émue… J’ai une correspondance avec cette fidèle lectrice très très intense et avec le temps j’appelle Sandrine « ma petite sœur ». Vous vous rendez compte l’effet que ça fait de rencontrer sa petite sœur … C’EST FOU ! Et en plus, je vois ma grande sœur qui est là- bas… [Juliette Nothomb réalise ce même jour une séance de dédicace à la librairie en tant qu’auteur jeunesse et chroniqueuse culinaire]

Kylan : On a bien aimé le personnage d’Épicène car c’est une adolescente dynamique qui s’oppose à ses parents. Avez vous eu vous-même des conflits avec vos parents?

Amélie Nothomb : Oui, mais pas des grands conflits. J’ai des bons parents. Même si j’étais à ma manière une adolescente difficile, ça na pas été la grosse crise.

Kylan : Le titre de votre livre fait penser à la théorie du genre. Quel est votre avis à ce sujet?

Amélie Nothomb : J’ai une théorie très libre la dessus. Je comprends très bien tous les points de vue. J’en suis malade que des gens puissent se crêper le chignon juste pour cela. Justement « Épicène »mon livre apporte un apaisement sur ce problème. En français, le neutre n’existe pas mais on a l’épicène et peut être que l’épicène est une solution apaisante de tous ces conflits. C’est un peu une troisième voie : lépicène ce n’est pas le neutre puisqu’on ne sait pas si c’est masculin ou féminin. Somme toute cette ambiguïté est très plaisante ; il y a des gens qui portent des prénoms épicènes et qui en son très contents. Je connais une Camille qui me dit être ravie de s’appeler Camille parce qu’il est fille ou garçon. Je comprends très bien cette position et j’y apporte un petit peu de neutralité bienveillante. C’est à dire que tous les points de vue sont possibles sans qu’il faille forcément s’écharper.

« NOUS SOMMES UNE FAMILLE QUI LIT »

Nous avons interviewé la sœur d’Amélie NOTHOMB, Juliette.

Kylan : Quel genre de livre écrivez-vous ?

Juliette Nothomb : Je suis chroniqueuse culinaire c’est à dire pas critique culinaire au sens propre du mot :  quelqu’un qui va dans un restaurant et qui va noter sur dix ou sur vingt. Une chroniqueuse culinaire est une personne qui écrit des articles sur un produit, qui donne des recettes, c’est en fait la page cuisine d’un magazine. J’écris des livres de cuisine et mon travail permanent est donc chroniqueuse culinaire.

Kylan : Est que l’écrit est une histoire de famille ? 

Juliette Nothomb : Certainement. Beaucoup de personne écrivent dans ma famille et chez mes ancêtres mais aussi nous sommes une famille qui lit. On nous a beaucoup appris à lire depuis qu’on est tout petits.On a vu nos parents lire beaucoup, nos amis lire, nos oncle lire et tout ça donne envie. Une espèce de tradition familiale ! Cela provoque ce qu’on appelle un effet de groupe. L’influence de l’entourage joue donc beaucoup : il suffit qu’une personne de votre entourage de votre âge ou pas aime beaucoup quelque chose et forcément vous avez envie de le découvrir aussi. Il suffit de rencontrer un professeur qui vous donne envie de lire… Une année un professeur m’a donné envie de lire. Cela a été très important.

« LES LIVRES ME FONT OUBLIER MA MALADIE »

Nous avons interviewé, Sandrine, une fan qui correspond avec Amélie NOTHOMB depuis très longtemps, elle l’appelle « sa sœur de cœur ». Pour la première fois elles se rencontrent avec beaucoup d’émotion devant nous. On vous raconte tout:

Kylan: A quel rythme correspondezvous?

Sandrine: Oh, je dirais une lettre par mois et ceci depuis 8 ans.

Kylan: Qu’est ce que vous apporte les livres d’Amélie Nothomb?

Sandrine: Beaucoup! En particulier cela me permet d’oublier ma maladie et puis cela me donne une grande force. C’est principalement ça. Mais c’est aussi une évasion.

Kylan: Que ressentez vous aujourd’hui?

Sandrine: Je suis heureuse ! Tout simplement heureuse. Cétait un moment inespéré. Quelque chose qu’on attendait depuis longtemps et quelque chose qu’on a déjà manqué trois fois.

Kylan: Depuis combien de temps avez vous prévu de venir à Autun?

Sandrine: Oh ! ça va faire un petit mois et demi. Depuis que j’ai appris qu’Amélie Nothomb venait à Autun, j’ai préparé ma venue.

Kylan: Est-elle dans la réalité comme vous l’imaginiez ?

Sandrine: Ah ! oui totalement. Elle a une proximité avec les gens l’on retrouve dans nos courriers. Je l’ai ressenti là, aujourd’hui, dans l’échange que l’on vient d’avoir.

dsc_0257
Amélie NOTHOMB
dsc_0238
Juliette NOTHOMB
dsc_0258
Sandrine, fan
dsc_0263
Les trois sœurs
dsc_0253
Un regard intense
Publicités

Pour interpeler la population d’Autun deux banderoles sont accrochées depuis le 18 décembre 2018 sur la façade du lycée Bonaparte : pôle professionnel et général. Une inquiétude des professeurs vis-à-vis du risque de suppression du Cap Mécanique et de plusieurs options en bac général, et le refus d’ouverture d’un nouveau BTS. La question est posée par le collectif : » être jeune et vivre en milieu rural, est ce un handicap pour les études? »

Affaire à suivre …

img_e3935[1]

UNE RENTREE HISTORIQUE AU LYCEE BONAPARTE 

Le samedi 15 septembre 2018, à l’occasion des journées du patrimoine le lycée Bonaparte a ouvert ses portes pour célébrer les quatre cents ans du lycée et pour rendre hommage à un ancien élève : Henri Roehrich.

Le lycée : un patrimoine ouvert à tous.

Le samedi 15 septembre 2018 le site historique du lycée Bonaparte situé au centre de la ville a accueilli des visiteurs, Monsieur Colin, proviseur du lycée ouvrant au public l’établissement dans les cadres des journées nationales du patrimoine. Le lycée réaffirme ainsi son ouverture culturelle. Au quotidien, de nombreuses actions culturelles sont proposées aux élèves comme une classe de Seconde Patrimoine, dirigée par Madame Thibaudet qui axe tous les enseignements sur des questions culturelles. Cette année le thème est la mosaïque. D’ailleurs ce sont les élèves de cette classe qui ont accueilli les visiteurs de la journée. Ce fut un succès : plus de 160 personnes ont bénéficié des explications des professeurs. Cette journée était aussi l’occasion de rappeler que le lycée fêtait ses quatre cents ans. Malgré cet âge avancé , l’établissement reste dynamique tant du point de vue des nouveaux élèves que des anciens élèves. Le lycée Bonaparte a la plus ancienne association d’élèves de France dont la Présidente était présente ce jour.

 

Monsieur Colin proviseur du lycée lance l’inauguration de la salle en l’honneur d’Henri Roehrich.

Le retour d’un ancien élève. Lire la suite « UNE RENTREE HISTORIQUE AU LYCEE BONAPARTE « 

Une nouvelle proviseure adjointe

A l’occasion de cette rentrée scolaire 2018, nous avons recueilli les premières  impressions de  Madame Miserere, proviseure adjointe du lycée Bonaparte, pôle technologique et professionnel.

Mme Miserere : pouvez vous nous dire dans quel établissement vous exerciez avant de venir au lycée Bonaparte ?

J’ai  été principale adjointe pendant  un an et demi au collège Le Vallon à Autun.

A quelle période avez-vous appris votre nomination au lycée Bonaparte ?

Je l’ai su le 18 juillet 2018.

Quelles ont été vos impressions lors de votre arrivée sur le site professionnel ?

J’ai trouvé qu’il y avait un beau panorama et de grands bâtiments : c’était un beau site.

Qu’est ce qui vous plait dans votre métier ? Lire la suite « Une nouvelle proviseure adjointe »