Une étoile s’éteint

L’acteur français et également mannequin Gaspard Ulliel connu pour ses multiples nominations aux Césars dont celle pour le film de Bertrand Bonello Yves Saint Laurent en 2014, est décédé mercredi 19 janvier à l’âge de 37 ans. Il a trouvé la mort mardi en fin de journée alors qu’il faisait du ski à la station La Rosière en Savoie. Engagé sur une intersection entre deux pistes bleues, il aurait voulu rejoindre des amis et aurait percuté un autre skieur alors qu’il ne portait pas de casque. Malgré une prise en charge rapide des équipes de secouristes, Gaspard Ulliel est décédé au CHU de Grenoble.

Gaspard Ulliel à la cérémonie des prix Lumières, en 2015. Photo : Georges Biard, CC BY-SA 3.0 https://creativecommons.org/licenses/by-sa/3.0, via Wikimedia Commons

UN REVE D’ENFANT EN IMAGE

L’auteur de BD et illustrateur Fred Bernard à la bibliothèque. Photo SP

L’auteur de BD et illustrateur Fred Bernard a été accueilli à la bibliothèque municipale Bussy-Rabutin le mercredi 8 décembre 2021.

Des livres jeunesse….

Fred Bernard est d’abord un auteur et illustrateur jeunesse. Il travaille souvent sur l’écriture de livres jeunesse en collaboration avec un ami François Roca qui dessine. Ils discutent du thème avant, se rencontrent pour l’élaboration de la mise en relation du texte et du dessin. C’est plus compliqué qu’il n’y paraît. Ils ont obtenu plusieurs prix comme pour La Reine des fourmis a disparu ou Jésus Betz. Ils explorent des thèmes très différents qu’ils aiment : l’Egypte, les dinosaures, la danse, … Fred Bernard a gardé son âme d’enfant et en a même fait son métier.

Il tire son inspiration de ses rêves d’enfance mais aussi de ses voyages. Il a beaucoup parlé de cette source d’inspiration. Il a voyagé en Afrique, le pays de ses rêves d’enfant. Il a pu observer les animaux qui l’ont toujours fait rêvés : les lions , les girafes,.. D’ailleurs ils sont présents dans tous ses livres : normal pour quelqu’un qui voulait être vétérinaire. Il avait aussi apporté ses carnets de voyage du Mexique où il a consigné ses découvertes comme les bâtiments gigantesques des Incas, les plumes d’un flamant rose : une pure incitation au voyage.

…A la Bande dessinée

Ensuite, il a insisté sur son savoir-faire de dessinateur de bandes dessinées. Ce sont des livres qui demandent beaucoup de temps. Il réalise entre une à trois planches maximum par jour. Son matériel est simple : des crayons, des stylos, de l’aquarelle. Il a une série de BD avec une héroïne Jeanne Picquinik qui est son vrai péché mignon. Il a aussi croqué son grand-père vigneron bourguignon au caractère bien trempé. Enfin, il collabore sur d’autres projets comme celui de la mise en image du livre de Robert Badinter sur sa grand-mère Idiss. D’ailleurs, il avait apporté la planche choisie par le juriste : celle du mariage de son aïeule dans une synagogue parisienne.

Enfin, la rencontre s’est terminée par des dédicaces à la bibliothèque puis à la librairie La Promesse de l’Aube.

Pauline-Emmanuelle

« Ecrire est une expérience très plaisante »

Jeudi 2 décembre 2021, l’équipe de News Pro a interviewé Monsieur Burgun, professeur d’EPS au Lycée Bonaparte, à l’occasion de la sortie du 2eme tome de sa saga « La guerre des trois royaumes ». Ce nouvel opus est intitulé « Les élus ».

Newspro & Co : Pourquoi avez-vous eu l’idée d’écrire un livre ?

L’équipe de Newspro & Co interviewe M. Burgun pour la sortie de son deuxième tome de la saga La Guerre desTrois Royaumes. Photo Romain

Monsieur Burgun : J’ai toujours aimé lire des livres découvrir des histoire, mais un jour je me suis dit « et si je faisais ma propre histoire et que ce soit aux autre de découvrir mon histoire ? »

Newspro & Co : Quelle a été votre source d’inspiration ?

Monsieur Burgun : J’aime beaucoup lire des livres de type fantastique, aventure, fantaisy, ou encore science-fiction et j’ai voulu m’en inspirer pour faire mon roman. Par exemple, j’ai beaucoup aimé « la confrérie des loups » de David Farland et le système de magie traité par Ursula K. Le Guin.

Newspro & Co : Qui vous a encouragé ?

Monsieur Burgun : Dans un premier temps je me suis encouragé seul à écrire et ma femme m’a encouragé a sortir le premier tome. C’est ma famille proche qui m’a motivé pour la sortie du deuxième tome.

Newspro & Co : Est-ce que vous avez pris du plaisir ?

Monsieur Burgun : énormément, surtout que ce n’est pas mon métier et d’autant plus qu’au fur et à mesure viennent de nouvelles idées. C’était une expérience très plaisante à faire.

Newspro & Co : Qui a fait la couverture de notre livre ?

Monsieur Burgun : Le tome 1, c’est M. Aubry qui à crée le design complet de la couverture. Pour le tome 2, c’est ma femme. Elle a dessiné la majorité et M. Aubry l’a retouché, pour que cela soit cohérent.

Newspro & Co : Qui a dessiné la carte ?

Monsieur Burgun : Là encore, M. Aubry m’a aidé. J’ai ébauché la carte à main levée et M. Aubry l’a améliorée.

Newspro & Co : Combien avez-vous vendu de livre à ce jour ?

Monsieur Burgun : Pour le premier tome j’en ai vendu 150 et pour le deuxième 40. Je les vends en librairie, des salons et aussi sur Amazon, Fnac, librinova.

Newspro & Co : Combien avez-vous prévu de tomes dans la saga ?

Monsieur Burgun : Il m’en reste plus qu’un à éditer il est déjà écrit et je dois encore le peaufiner. Cela fera trois tomes au total.

Newspro & Co : Avez-vous eu des retours de lecteurs sur votre Tome 1 ?

Monsieur Burgun : Oui, que des retours positifs ! S’il y a des retours négatifs les gens ne préfèrent ne pas me le dire et cela me convient.

Newspro & Co : Samedi vous avez dédicacé vos deux premiers tomes à la Librairie la Promesse de l’Aube à Autun ; aimez vous ce contact avec les gens ?

Monsieur Burgun : Enormément. Je ne m’y attendais pas du tout et discuter avec les gens sur la façon dont j’ai imaginé et écrit l’histoire, c’est ce qui est le plus intéressant. La plupart sont curieux de savoir comment a été fait le processus , d’où m’est venue l’idée, comment j’ai publié l’ouvrage. Ce sont souvent des passionnés de lecture qui viennent dans les librairie ou dans les salons du livre : ils sont donc plutôt ouverts d’esprit et discuter avec eux est très intéressant.

Stéphane Burgun et ses deux ouvrages. Un troisième est en préparation. Photo Romain

Cantin, Antoine, Pauline-Emmanuelle

VOYAGE AU CŒUR DE LA VILLA PERRUSSON

La villa Perrusson date du XIXe siècle et se situe à Écuisses, en Saône et Loire. Elle est actuellement en rénovation. Photo : Manon

La villa Perrusson a été construite entre 1869 et 1895. Elle est le symbole de la réussite des Perrusson, famille propriétaire d’une entreprise bourguignonne de céramique et de tuiles à Ecuisses. Ces entrepreneurs développent une production de tuiles notamment mais aussi de bustes et de statues. Ils décident d’ utiliser leurs matériaux pour construire leur demeure à Ecuisses sur les bords du Canal du Centre à côté de la voie ferrée. Ils veulent être vus par tous leurs clients mais aussi en attirer d’autres. C’est une sorte de vitrine de leur savoir faire. Cela montre aussi leurs richesses. La demeure des Perrusson compte des essences d’arbres de différents pays mais le parc n’abrite que très peu de fleurs afin que cela ressemble à un tableau. Ils ont placé un point d’eau juste en face pour que la villa se reflète dedans. Elle est constituée de cinq chambres, un salon, une cuisine, une salle à manger et un bureau. Dans une autre partie, se trouvent les chambres des domestiques. Les jardins sont ouverts au public mais pas l’intérieur de la maison qui n’est pas visitable par le public.

Cependant aujourd’hui des travaux sont en cours pour une future ouverture de l’ensemble de la villa. Le chantier porte sur toutes les pièces de la maison dans l’esprit des années 1910. Tout doit ressembler à la mode de l’époque. Des échantillons ont été collectés pour une rénovation à l’identique. Les parquets à l’étage sont déjà restaurés ainsi que les murs, les plafonds, les cheminées en marbre. Il n’y a pas encore de mobilier. Le rez- de chaussée est beaucoup moins avancé que l’étage.

L’ouverture de cette demeure plongera les visiteurs dans la passé du début XXème siècle. Cette visite s’annonce comme historique.

Pauline-Emmanuelle et Manon.

« La vie au cirque demande beaucoup de travail et de passion »

Zoom sur le Cirque Amar auquel l’équipe de Newspro & Co s’est intéressé lors de son passage à Autun en octobre dernier. Interview de Stephan Gistau qui a répondu aux questions de Neswpro & Co.

Combien de temps mettez-vous pour monter le chapiteau?

Le chapiteau dressé au cirque romain à Autun. Photo : Emile

Notre cirque est grand : 1300 places ! Et la toile pèse 5 tonnes. Il faut environ 4 à 6 h pour monter le chapiteau en fonction de l’emplacement où il sera installé. Tout dépend de la grandeur et de la nature du sol.

Qui choisit l’endroit où le cirque va planter le chapiteau ?

Pour l’emplacement du chapiteau sur zone : un chef monteur arrive en premier pour délimiter les périmètres des différentes structures.

Est-ce que les artistes sont polyvalents ?

La plupart des artistes sont pluridisciplinaires : danse classique, jonglerie, équilibristes, voltige équestre, musiciens…

Combien de temps un numéro reste-t-il à l’affiche en moyenne ?

Un numéro peut être à l’affiche environ une année, en fonction de la tournée et du thème du spectacle.

Oui et il faut 2 années environ pour monter un numéro avec des fauves.

Faut-il des autorisations pour avoir des animaux dans un cirque ?

Pour détenir des animaux de la faune sauvage le dompteur doit obtenir un certificat de capacité délivré par le ministère de l’écologie et de l’environnement. Nous avons 35 animaux : chameaux, fauves, loups, etc.

Le cirque Amar possède des animaux qui sont, pour les équipes, des « animaux domestiques » puisqu’ils vivent avec toute l’année, intégrés totalement au cirque et bien traités. Ici, dans de grands enclos dehors au cirque romain. Photo Emile

Est-ce que les artistes sont payés pour présenter leur numéro ?

Oui. Ils touchent un cachet qui peut varier de 100 à 1500 euros par jour travaillé. Voire plus.

Y-a-t-il des différences de salaire en fonction de la dangerosité des  numéros ?

Non. La dangerosité du numéro n’est pas forcément plus rémunératrice.

Que font les artistes pendant leur temps libre ? Est-ce qu’ils répètent ?

Durant les jours de relâche les artistes répètent ou visitent les villes de la tournée. Pour les artistes étrangers, ils visitent la France gratuitement puisque le cirque prend en charge les frais de transports et toutes les charges, mais aussi l’eau et l’électricité.

Est-ce que vous vous rendez en dehors de France pour présenter vos numéros ?

Non. Le cirque Amar réalise uniquement des tournées en France.

combien de temps dure la tournée du cirque ?

9 mois.

les artistes se maquillent-ils eux mêmes ?

Oui, tout à fait.

Les artistes du cirque Amar proposent des numéros adaptés à toute la famille. Photo MH

les enfants des employés ou des artistes vont -ils à l’école ?
Ils étudient généralement en suivant des cours par correspondance. Certains cirques ont un professeur itinérant.

Est ce que les artistes ont toujours vécu au cirque ?

Pas toujours, de plus en plus ils viennent de l’extérieur par passion des arts et du spectacle vivant

à quel âge commence t-on à être artiste ?

Très jeune mais la loi française  permet de travailler qu’à l’âge de 16 ans.

quelles qualités et quels dons faut-il pour être artiste ?

sportif en premier lieu et avoir beaucoup de courage et de volonté. Le cirque est l’école du courage. La danse classique permet aussi à l’artiste d’obtenir la grâce esthétique pour un numéro corporel.

quelles qualités et quels dons faut-il pour être artiste ?

sportif en premier lieu et avoir beaucoup de courage et de volonté. Le cirque est l’école du courage. La danse classique permet aussi à l’artiste d’obtenir la grâce esthétique pour un numéro corporel.

La vie au cirque est-elle facile ?

Elle demande beaucoup de travail et de passion, un mode de vie qui doit s’adapter à l’itinérance. Une grande organisation nécessaire pour vivre dans le village itinérant

Les tournées du cirque Amar durent généralement 9 mois. Il est resté 1 mois implanté au cirque romain d’Autun. Photo Manon

 » OUVRIR les portes à la musique classique »

Ce 16 novembre 2021, la cathédrale fête ses 900 ans et accueille des musiciens : Pauline Perret Debora Waldman et Renaud Capuçon pour un grand concert.

Renaud Capuçon et Pauline Perret avant la répétition générale à la Cathédrale d’Autun. Photo Elise Dumas

NewsPro : Vous êtes trois à l’affiche de ce concert et vous semblez heureux.Comment vous êtes vous rencontrés ?

Renaud Capuçon : «  Je connais Pauline depuis 20 ans et quand elle m’a proposé ce concert j’ai tout de suite accepté. Je n’ai encore jamais travaillé avec Debora, mais je la connais de réputation. »

Pauline Perret : « Je connais Renaud Capuçon et Debora depuis longtemps et c’est un plaisir de travailler avec eux. Dans ce projet, notre objectif à tous les trois c’est d’abord de la musique et de faire connaître l’œuvre de Saint-Saëns, que nous apprécions beaucoup.»

NewsPro : Vous avez donné des concerts dans le monde entier, alors pourquoi avoir choisi Autun ce mardi 16 novembre ?

Renaud Capuçon : « Pauline m’a invité et c’est toujours un grand plaisir de découvrir des lieux chargés d’histoire comme celui de la cathédrale d’Autun. »

Pauline Perret : « En tant que musicienne et autunoise, on m’avait contactée pour les 900 ans de la cathédrale et j’ai tout de suite accepté. »

NewsPro : Une cathédrale de 900 ans est un monument d’histoire qui a traversé les âges depuis le Moyen Age. Que représente le fait de jouer dans un si vieux bâtiment un peu froid ?

Renaud Capuçon : « On joue beaucoup dans des salles de concert, et pas assez dans des lieux historiques. Ce sont des endroits tels que cette cathédrale, chargée d’histoire qui permettent de s’imprégner du lieu et de trouver l’inspiration. Cela permet aussi de rendre accessible la musique classique pour tous. »

NewsPro : Y a t-il des contraintes techniques pour organiser un concert dans un tel lieu ?

Renaud Capuçon : « Je n’ai pas de contraintes précises, je joue avec mon violon. La seule difficultés pour moi est peut être le froid [Renaud veut aller s’entraîner avant le début de la répétition afin de chauffer ses doigts]. L’acoustique de la cathédrale n’est pas forcément faite pour un orchestre symphonique, mais on s’adapte. »

NewsPro : Pourquoi avoir choisi un triptyque du XIXème siècle pour cette cathédrale bourguignonne du Moyen Age ? Et en particulier Saint-Saëns et Mendelssohn ?

Pauline Perret : « J’ai choisi de mettre au programme cette œuvre de Camille Saint-Saëns qui est un compositeur français. Cette année dans toute la France, nous fêtons les 100 ans de sa mort. Avec Renaud nous jouerons l’Introduction et Rondo Capriccioso, c’est une œuvre phare pour piano et violon. Puis, j’ai décidé de mettre l’accent sur le cinquième concerto qui est le plus abouti par sa diversité. Il est INCROYABLE, plein de saveurs. Enfin, le choix du Mendelssohn s’est imposé car il « matchait » très bien avec l’œuvre de Saint-Saëns. »

NewsPro : Comment avez-vous organisé votre travail de répétition pour jouer en harmonie ce soir ?

Pauline Perret : « Nous avons répété deux fois avec l’Orchestre Dijon Bourgogne (ODB), puis dimanche et lundi, et aujourd’hui, c’est la répétition générale. Mais c’est un projet pensé de longue date, depuis plus de quatre ans. D’ailleurs la date du 16 novembre 2021 est bloquée depuis deux ans. Il y a eu de nombreuses contraintes comme le Covid.»

NewsPro : Saint-Saëns, Mendelssohn sont des compositeurs hommes. Pendant longtemps la musique classique a été représentée par les hommes aussi bien du point de vue de la composition que de la direction. Or ce soir il y a deux femmes à l’affiche. Est-ce que c’est important pour vous et pour la musique ?

Pauline Perret : « Oui, c’est très important, mais ce qui compte le plus pour moi c’est la musique. D’ailleurs quand j’ai pensé à Debora Waldman, c’était plus une question d’affinité et de talent, qu’une question de genre. Cependant, il faut rester vigilant : ne pas exclure les femmes et les valoriser. Les choses changent peu à peu. »

NewsPro : Pauline Perret, vous avez eu une professeure autunoise, Mme Montcharmont, quand vous étiez enfant. Pensez-vous à elle pour ce concert ?

Pauline Perret : « Oui bien sûr, et pa seulement pour ce concert. Elle est omniprésente dans ma vie. Nous échangeons régulièrement et elle donne toujours beaucoup. »

NewsPro : Vous avez une baguette magique pour 2022, quel serait votre rêve musical pour la prochaine année ?

Renaud Capuçon : « Plus de Covid ! Il faudrait pouvoir jouer partout et réfléchir à des solutions plus écologiques pour organiser des concerts dans le monde entier. Il faudrait que tout le monde puisse aller écouter de la musique classique comme il va au cinéma. »

La cheffe d’orchestre Debora Waldman en répétition avec Renaud Capuçon et l’orchestre de Bourgogne. Photo Elise Dumas

Pauline Perret : « Jouer, jouer, jouer ! J’aimerais ouvrir toutes les portes afin que tous les publics découvrent la musique classique et les auteurs comme Camille Saint-Saëns. »

Article rédigé par Anaïs CHEVREAU avec la collaboration de Safia BELBACHIR, Lili-Marie TILLEROT, Élise DUMAS et Camille VILLEY-DESMESERETS.

Jean-François Leroy offre au public un « Visa Pour L’Image ».

Visa pour l’image est un festival international de photojournalisme situé à Perpignan, en France, et crée en 1989. Son fondateur Jean-François Leroy le définie comme le festival de Cannes pour les photo-journalistes. Par Elise Dumas

Visa pour l’image création et histoire

Jean-François Leroy, un ancien photojournaliste français de 65ans a choisi la ville de Perpignan pour installer son festival car, en décembre 1988 suite à un appel d’offre lancé par le maire Paul Alduy qui souhaitait « prolonger la saison estivale ». La photographie n’était pas son domaine de prédilection mais lorsque Jean-François Leroy a prétendu avoir le soutien de Paris Match, l’accord était scellé. Volonté et détermination sont des valeurs encrées dans son caractère et qui lui permettent d’aboutir à de belles réalisations.

Journaliste de métier, Jean-François Leroy est le fondateur du festival Visa pour l’Image. Chaque année il accueille le public scolaire pour expliquer sa démarche et son engagement. Photo MH

La naissance du festival.

Lorsqu’il a lancé de manière concrète son festival à Perpignan, Jean-François Leroy n’exposait alors que « quelque photographes » qu’il connaissait, évoluant alors dans le milieu du photojournalisme en France. La deuxième année, la réalité a rattrapé notre idéaliste qui a compris que sans l’appui de « pointures » internationales, le festival ne décollerait pas ; il a donc pris un billet pour New York et avec son bâton de pèlerin, il a fait le tour des agences de magazines.

L’objectif qu’il a alors en tête et d’inviter des Photojournalistes reconnus ; à force de détermination, Jean-François Leroy a réussi à décider Alfred Eisenstaedt, personnalité qu’il admire professionnellement, et qui n’avait pas exposé depuis une trentaine d’année. Ce qui l’a convaincu ? « la présence de la cathédrale du XVème siècle dans la ville ! Se remémore le directeur du festival – ce photographe de 85 ans, pouvait exposer dans tous les États-Unis et a choisi Visa pour l’Image ». Bluffée, la presse internationale a donc relayé l’information et a fait décoller le rendez-vous qui est désormais reconnu. « Eisenstaedt était le meilleur ambassadeur du festival et le conseillait aux personnes qui lui montraient leur travail » explique Jean-François Leroy. Cela a forgé la renommé de VISA qui a pu accueillir l’exposition des 20 ans des Rolling Stones et entreprendre des projets avec d’autres pays européens par la suite.

Un festival apprécié pour sa proximité et son patrimoine exclusif.

La vision du journalisme

Jean-François Leroy a décidé de créer Visa pour l’Image pour offrir un Visa gratuit pour le monde de la photographie. De plus, il veut montrer aux spectateurs le vrai monde et la « vraie » information. Dans les médias traditionnels, il y a, selon lui, un manque de hiérarchisation des informations et celles qui sont les plus attrayantes pour le public sont souvent les moins importantes. Par exemple l’arrivée du joueur de football Lionel Messi au Paris Saint-Germain a été fortement médiatisé contrairement au rapport catastrophique effectué par le GIEC au même moment. Celui-ci révèle une information capitale car cela concerne l’humanité contrairement au transfert d’un joueur de football.

Le but des expositions est donc d’éveiller la curiosité du spectateur et de montrer la réalité du monde, dans les pays tels que la Birmanie ou le Bangladesh, qui commence à se perdre dans la presse traditionnelle.

L’actualité en toute objectivité

« objectivité voilà le premier mot que nous devrions enlever de notre dictionnaire photographie, nous devrions tendre vers l honnêteté « Ensuite, le photo-journaliste a un devoir d’objectivité qui ne peut pas s’harmoniser avec la neutralité. En effet, il doit toujours prendre parti dans les conflits qu’il couvre.

De plus, selon Jean-François Leroy, un journaliste se doit de tout photographier.

« Le photo-journaliste s’engage donc vis-à-vis d’une cause ».

Des autocensures sont effectuées si il trouve une photo trop choquante ou trop marquante pour les visiteurs ,qui peuvent délaisser les autres, même si ce n’est pas la photographie qui est choquante mais la situation.

L’organisation de Jean-François Leroy

Pour sélectionner la centaine d’exposants projetés au festival, Jean-François Leroy construit tout d’abord son programme autour de l’actualité (Tigrée, Yémen et Bangladesh). Ensuite il reçoit des milliers de propositions du monde entier et attend le mois de janvier pour les traiter. Il sélectionne les photo-journalistes en fonction des sujets abordés et de la qualité du travail. Son associé de longue dates et directrice adjointe du festival prénommé Delphine participe aussi à cette sélection.

Un autre prix, le Visa d’Or, est aussi décerné chaque année et c’est lors du premier vendredi du festival qu’environ huit directeurs internationaux de la photographie se concertent pour élire le lauréat.

Pour la première fois, cette année, le lauréat du Visa d’Or est anonyme pour préserver sa sécurité. Son reportage sur la Birmanie est parvenu à Jean-François Leroy grâce la directrice photo du New York Times. Dans certains cas c’est donc son réseau qui enrichi le nombre de propositions.

« Les expositions sont donc choisies pour leurs thèmes ou par stratégie. »

Par exemple des expositions sur le thème des animaux permettent d’amener un grand public et cela amène de nouvelles personnes à découvrir d’autres thèmes. De plus certaines expositions comme, par exemple, celle sur les mariages en Haïti paraissent d’abord joyeuses et lorsque le visiteur se penche un peu plus, il comprend une information importante comme le décalage entre l’argent investi dans les mariages et la misère des lieux.

D’autres expositions comme la construction du plus grand lavoir au monde amenant à la création d’un vrai tiers-lieu ou la vision de la pandémie de Covid-19 au Bangladesh par des personnes n’ayant pas accès au soin ont été sélectionnées selon les goûts de Jan-François Leroy et l’ont beaucoup touché.

Enfin, il juge certaines expositions nécessaires pour éveiller les consciences, même si il ne partage pas le point de vue des personnes présentes sur ces images comme par exemple les armes aux Etats Unis ou les paiement pour tuer des animaux sauvages en cage.

Pour Jean-François Leroy les expositions sont aussi présentes pour « éveiller les consciences ». Photo MH

Un choix d’exposants finement décidé

Aussi, Jean-François Leroy se réserve toujours le droit de changer d’avis jusqu’au 15 juillet (date de finalisation des programmes) et a le dernier mot sur le choix des exposants.


En conclusion, les photographies exposées par Jean-François Leroy ont toutes leur raison d’être présentes, certaines peuvent être éblouissantes, d’autres bouleversantes et c’est ce qui fait la richesse de Visa Pour l’Image.

« Le festival est une vitrine exceptionnelle pour un photographe  »

Le festival est une vitrine exceptionnelle pour un photographe qui peut être vu par les médias du monde entier. Aussi, dans un souci de régularite et linéarité entre les expositions, les photographies sont au même format ( 50*60cm). Elles sont donc mises en valeur par leur contenu et non par leurs formes.

Actualités

Récemment, le Covid-19 a eu un impact sur le festival. La soirée de projection n’a pas pu être effectuée en 2020 et cette année les difficultés étaient liés aux séjours des photojournalistes venant d’autre pays qui avaient des contraintes sanitaires à respecter.

Le festival comporte aussi une facette économique et ses nombreux sponsors internationaux lui permettent d’avoir un budget de 1 200 000 euros. Cela contribue a payer les photo-journalistes et leurs frais d’hébergement et de bouche, leurs tirages photo, les intervenants, le salaire des employés et la gratuité du festival au public.

Malheureusement tous les partenariats ne sont pas éternels comme celui avec National Geographic qui s’est arrêté lors du rachat par Disney.

Visa et politique

L’arrivée du nouveau maire Louis Aliot n’a rien changé pour le festival de photo-journalisme car Jean-François Leroy a une ligne de conduite selon laquelle ni politique, ni partenaire privé, ni personne ne peuvent l’influencer. De plus, Visa Pour l’Image reste un centre économique bénéfique pour la ville.

L’absence de la ministre de la culture pour visiter les expositions pouvait être souligné mais celle-ci est due à son affaiblissement à cause du Covid-19 et à des raisons politiques.

Jean-François Leroy suivant ses valeurs, s’étant vu proposé des extensions aux Emirats Arabes-Unis mais comme il ne pouvait s’installer qu’à condition de ne pas exposer de photographes israéliens, il a refusé directement car il ne fait pas de concessions. Il s’est aussi toujours opposé à la mise en ligne des soirées de projections. Selon lui, si un individu veut voir Visa Pour l’Image, il doit y aller.

Un festival qui ne fait pas de concession avec la ou les politique(s)

Il ne veut pas non plus créer d’extensions sur son festival ailleurs en France car l’exclusivité du lieu permet aux visiteurs d’être plus attentifs . De plus si une extension était crée ailleurs, elle causerait une baisse de fréquentation.

Engagement personnel

Enfin, Jean-François Leroy est aussi très engagé dans des associations comme dans l’ONG Too Young To Wed fondée par la photographe Stéphanie Sinclair qui se bat depuis 15 ans contre le mariage forcé des fillettes.
Son travail a été exposée trois fois car jugé bouleversant par Jean-François Leroy. Elle montrait, entre autre, des afghanes de 5ans mariés a de vieux hommes. Il l’a aidé a la création de son ONG et c’est une cause qui l’anime vraiment.

Elise Dumas

Mon Visa pour l’Image : « Fuir la guerre au Tigré » de Nariman El-Mofty

Refugees who fled the conflict in Ethiopia’s Tigray region play volleyball at Um Rakuba refugee camp in Qadarif, eastern Sudan, Monday, Nov. 23, 2020. (AP Photo/Nariman El-Mofty)

Ma photo préférée du festival VISA pour l’image fait partie de l’exposition Fuir la guerre au Tigré (une des neuf régions de l’Ethiopie) réalisée par la photographe Nariman EL-MOFTY. Cette dernière accompagne les homme, des femmes du Tigré durant leur exode jusqu’aux camps de réfugiés. Elle suit plus particulièrement une famille, les Gebremariam que la guerre n’a pas épargnée. En effet, après la naissance précipitée des deux jumelles Aden et Turfu, leur mère Letay décède dix jours plus tard. Abraha, le père se retrouve seul pour élever ses deux nouveau-nées et ses jeunes fils dans un contexte de guerre.

Mon image favorite intitulée « Partie de volley-ball dans un camp de réfugiés » représente des réfugiés en pleine partie de volley-ball dans un camp. Le soleil est entrain de se coucher ce qui donne une atmosphère particulièrement paisible. Ni les joueurs, ni les spectateurs sont concentrés sur la photographe, ils sont tous absorbés par le match qui se déroule sous leurs yeux. La photographie est prise juste au moment où le joueur au centre saute et bloque l’attaque adversaire : un moment suspendu.

« malgré toutes les horreurs que les tigréens ont vécu, ils arrivent à en faire abstraction le temps d’une partie »

J’ai choisi cette photographie car malgré toutes les horreurs que les tigréens ont vécu, ils arrivent à en faire abstraction le temps d’une partie. Je trouve que cette photo montre le réconfort, le repos après le dur périple qu’ils ont dû traverser. Cette photo nous donne l’espoir que leur calvaire est enfin terminé. Elle nous rappelle aussi notre chance de vivre, nous étudiants français, dans un pays sans guerre. Et nous montre la puissance « des petits moments de bonheur » qui nous paraissent anodins.

Elise Dumas

Le cirque Amar en exclusivité sur Newspro !

jeudi 21 octobre, une partie de l’équipe de rédaction de Newspro&Co est partie à la rencontre du cirque Amar qui a posé son chapiteau pour quelques semaines au Théâtre romain d’Autun.

Le cirque Amar a planté son chapiteau au théâtre romain d’Autun. Photo : Emile

Une dizaine de camions, un chapiteau géant : le cirque Amar est pour quelques semaines présent à Autun. C’est une occasion de découvrir cet univers particulier et le faire connaître au grand public. L’équipe de rédaction qui est partie à la rencontre des acteurs du cirque vous livrera les réponses aux questions posées à cette occasion.

L’équipe de rédaction

Mon Visa pour l’Image : « Arméniens, un peuple en danger » de Antoine Agoudjian

A l’occasion de leur voyage scolaire au festival Visa pour l’Image, les élèves ont été marqués par certaines photographies. Ils vous livrent leur coup de coeur. Comme ici, celui de Safia.

Photo : Antoine Agoudjian In le catalogue de l’exposition Visa pour l’Image.

Ma photo favorite s’intitule « une grand-mère victime des bombardements de la coalition turco-azerbaidjanaise sur Stepanakert ». Ensevelie sous les décombres de sa maison, elle a été sauvée par un voisin et attend désormais l’aide promise par les autorités arméniennes. Elle provient de l’exposition : « Arméniens, un peuple en danger » du photographe Antoine Agoudjian. Le 27 septembre 2020, l’Azerbaïdjan attaquait a République d’Artsakh (Haut-Karabakh) majoritairement peuplée d’arméniens. Cette offensive bénéficie de l’aide militaire de la Turquie et de l’inertie de la Russie. L’offensive sur cette petite république habitée par un peuple présent depuis l’Antiquité va durer 44 jours.

« Cette photo transcrit toute la détresse du peuple arménien à travers la grande détresse de cette grand mère qui attire la compassion »

Safia Belbachir

Cette photo m’a touchée car elle transcrit toute la détresse du peuple arménien à travers la grande détresse de cette grand mère qui attire la compassion. Son visage reste cependant très lumineux en contraste avec les décombres. Le geste de prière et le rayon de soleil sur son visage rendent la photo marquante. Cela met en valeur l’aspect solaire de cette population même dans des situations extrêmes. Le visage touchant et lumineux de la grand-mère montre l’espoir qu’elle garde et transmet un vrai message d’optimisme.

Safia Belbachir

Mon visa pour l’Image : Yémen : conflits et chaos, par Giles Clarke

A l’occasion de leur voyage scolaire au festival Visa pour l’Image, les élèves ont été marqués par certaines photographies. Ils vous livrent leur coup de coeur. Comme ici, celui de Anaïs.

Photo Giles Clarke exposée lors de l’exposition Visa pour l’Image à Perpignan.

 La photo que j’ai préférée est celle d’une mère et son enfant au Yémen. L’exposition de Giles Clarke :  » Yémen : conflits et chaos » est bouleversante. Le photographe nous dévoile la situation actuelle au Yémen. En 2015 des rebelles houthis renversent le gouvernement. C’est alors qu’une coalition dirigée par l’Arabie Saoudite et soutenue par des gouvernements occidentaux a lancé des bombardements contre le Yémen. La guerre a fait selon l’ONU déjà 230 000 victimes. le pays

C’est une image « choc », qui nous fait prendre conscience de la misère, de la pauvreté, de la famine qui perdure dans certaines parties du monde. Le photographe Giles Clarke a mis cette scène grâce au plan rapproché ce qui nous permet à nous lecteur de ressentir des émotions. Ainsi, sur cette photographie, nous pouvons lire la souffrance de cet enfant mal nourri, et presque mourant. Mais aussi la souffrance et la douleur de la mère, impuissante face à son enfant malade.

« C’est un regard d’amour qu’elle porte sur lui, mais aussi plein de désespoir.« 

Anaïs Chevreau

   Enfin, les couleurs franches mettent en valeur l’image et apportent un semblent d’espoir, comme si tout était encore possible, et qu’un rien pourrait sauver cet enfant ce qui finalement est plutôt réaliste.

Anais Chevreau

Mon Visa pour l’image : Olivier Jobard et le peuple du Tigré

A l’occasion de leur voyage scolaire au festival Visa pour l’Image, les élèves ont été marqués par certaines photographies. Ils vous livrent leur coup de coeur. Comme ici, celui de Elise.

Ma photographie préférée est celle de l’exposition Éthiopie, exils et dérivés d’ Olivier Jobard. Il accompagne des migrants éthiopiens vers l’Arabie Saoudite durant un périple de plus de 2000 kilomètres. Ceux-ci quittent leur pays car les terres sont incultivables ou disputées par les habitants.

Dans le camps de Réfugiés Hamdayet, au Soudan, tôt le matin. Dans la file d’attente avec un drap et une couverture. Durant toute la journée la température peut avoisiner les 39°, mais tomber à l’extrême la nuit. Les Tigréens fuient une région en guerre contre le gouvernement fédéral. Credit Photo : Olivier Jobard

« Le regard d’un jeune homme transperce la lentille du photographe et vient directement interpeller le lecteur. « 

Elise Dumas

L’image qui m’a le plus touchée est celle représentant un groupe de réfugiés ayant fuit les combats entre l’armée fédérale et les forces rebelles combattant au Tigré ( nord de l’Éthiopie) qui attend au centre de transit. Le regard d’un jeune homme transperce la lentille du photographe et vient directement interpeller le lecteur. Le soleil éclairant ses cheveux ajoute un moment de suspend dans l’action.  Le désespoir, l’attente et la tristesse sont présents autour de lui.


J’ai retenu cette photographie car elle met en lumière le choix du photographe de se focaliser sur le vécu d’une seule personne et non de photographier des groupes de migrants. On peut alors se concentrer sur l’histoire de la personne et cela peut plus nous toucher. Ici on peut faire le parallèle entre ce jeune homme dans un centre de transit et nous qui à la même époque (Novembre 2020) étions dans nos salles de cours chauffées à écouter les professeurs. J’ai donc choisi cette photographie car elle nous rappelle qu’il y a d’autres réalités pour les adolescents de notre âge qui parfois peuvent être très dures et que par conséquent, elle nous fait réfléchir à notre place sur cette Terre.

Elise Dumas

« Donner un image à hauteur d’homme des migrations »

Olivier Jobard au festival Visa pour l’image. Photo : Lili Marie

Olivier Jobard, photo-journaliste, originaire de Mercurey, a exposé au festival VISA pour l’image à Perpignan en septembre 2021. Il a aussi échangé avec des groupes scolaires sur son expérience.

Newspro&co : Nous avons pu découvrir dans ce couvent vos photographies sur l’Ethiopie et notamment les personnes de Moustafa et d’Habrehaley, des exilés. Est-ce que vous gardez contact avec les gens que vous rencontrez ?

Olivier Jobard  : « Oui bien sûr, je garde contacte avec les gens que je rencontre, surtout avec ceux avec qui je passe beaucoup de temps. J’ai besoin de créer un lien d’amitié, afin que je me sente suffisamment proche, pour me sentir légitime en tant qu’inconnu pour raconter la vie des autres. Je ne peux pas passer 6 mois sur la route avec quelqu’un et une fois arrivé en France, reprendre ma vie, comme si rien ne s’était passé. De la même façon, j’essaie d’ouvrir mes portes et de partager ma vie. Par exemple, j’ai tissé des liens avec un jeune camerounais en 2004, Kingsley. Lorsqu’il est venu en France, j’étais un peu comme sa famille française et à chaque fois qu’il se passe quelque chose dans sa vie, il me met au courant. Je le conseille, je l’accompagne ; il a même rencontré mes enfants. Parallèlement, il y a d’autres personnes qui m’ont déçu. En fait, la majorité de mon cercle d’amis est liée à mon métier donc naturellement je garde des liens, cela fait partie de ma vie. »

Newspro&co : Vous êtes représenté aujourd’hui par l’agence Myop alors qu’avant vous dépendiez de Sypa Press. Pourquoi avez-vous changé d’agence ?

O. J : « J’étais salarié d’une agence pendant 20 ans, mais elle a été rachetée. La presse va mal depuis plusieurs années, elle n’est plus rentable. Le groupe allemand a donc licencié des photographes pour ne garder que le nom et l’image de l’agence. Ils ont décidé de ne plus produire d’images. Je suis donc indépendant depuis plus de 10 ans et d’ailleurs cela m’a permis d’évoluer. »

Newspro&co : Comment avez vous su que vous vouliez devenir journaliste ? Et pourquoi la photographie ?

O. J  : « J’ai commencé par la photographie avant le journalisme. Quand j’étais en seconde j’ai développé ma passion pour la photographie en adhérant à un photoclub et en travaillant sur des thèmes qui me plaisaient. Puis en terminale je voulais que cette passion devienne mon métier. J’ai alors fait un BTS à l’école Louis Lumière à Paris. Dans le cadre de cette formation, j’ai fait mes stages en entreprise à SIPA Press et c’est par ce biais là que je suis rentré dans ce métier. »

Le photoreporter Olivier Jobard a expliqué son travail aux reporters du Lycée Bonaparte. Photo MH

Newspro&co : Quel moment préférez vous dans votre métier ?

O. J  : « Il y a des moments où, lorsque l’on fait de la photo, on est en osmose, sur un petit nuage. Ce sont des moments rares mais précieux. On sait que lorsque l’on prend la photo, on va capturer un moment rare. Mais ce qui est important pour moi est de partager le quotidien des gens. Par exemple, pour le sujet sur Mustafa. Je vis avec lui, je partage son quotidien, ses angoisses, ses rêves. Pour moi, le but est de donner une image à hauteur d’homme des migrations.»

Newspro&co : Quand vous êtes en reportage, est-ce qu’il vous arrive d’avoir peur ?

O. J . : « J’ai souvent peur, c’est vrai mais j’essaie de prendre un minimum de risques pour un maximum de qualité. J’essaye de faire attention mais on ne prévoit pas tous les risques. Il faut essayer de doser le danger, malgré les situations très changeantes. D’ailleurs, il arrive que je me retrouve dans des situations très compliquées par exemple avec des groupes de djihadistes.  Il est vrai que les pays qui m’intéressent le plus, sont des pays en crise.»

Newspro&co : Quel est le pays qui vous a le plus marqué ?

O. J. : « Je pense que c’est l’Afghanistan. J’y suis allé plusieurs fois dont une première en 1998. C’est un pays magnifique, j’y ai fait de très belles rencontres dont ma compagne ! Ce pays me tient à cœur. C’est un lieu qui est resté très authentique, les gens sont touchants. Ils m’ont marqué par leur douceur, leur gentillesse, mais aussi par leur dureté et leur grain de folie. C’est un lieu pour lequel j’ai beaucoup d’affection»

Newspro&co : Est-ce que c’est dur d’être loin de chez vous, de partir longtemps ?

O. J  : « Oui c’est dur, mais c’est un choix. J’ai la chance d’avoir une compagne qui est aussi journaliste et qui comprend mes absences. On alterne nos départs pour garder les enfants. J’ai la chance de partir, voyager. C’est un métier de passion, pas un métier de contraintes. Je me documente beaucoup sur des sujets liés à mon métier. Je vis très enfermé là-dedans, les personnes de mon entourage sont intimement liés à mon métier. Mes enfants comprennent et donc ça se passe pas plus mal qu’ailleurs. »

Newspro&co : Quel matériel utilisez-vous?

O. J  : « Je travaille avec du matériel Sony qui me sponsorise. Je suis devenu influenceur! D’ailleurs grâce à Sony Alpha je peux faire de la photo et de la vidéo ».

Newspro&co: Comment financez-vous ces voyages ?

O. J  : «  Aujourd’hui, les journaux n’acceptent que rarement de financer des projets en raison de la baisse des ventes. Ce sont généralement les chaînes de télévisions ou les bourses qui financent nos voyages. Malheureusement, je n’arrive pas à faire financer tous mes projets. Un cinquième seulement peuvent se réaliser. Je ne gagne pas ma vie uniquement par les reportages, je vends également mes photos pour des expositions et participe à des ateliers scolaires. »

Newspro&co : Les financements englobent-ils tous les frais ?

O. J : « Dans le cas de la commande d’un reportage, tout est pris en charge, on est payé à la journée.

Les projets vendus aux chaînes de télévision, comme celui du Yémen, c’est un forfait à 1400 € la minute de reportage qui sert à se payer, mais également les frais et le monteur. Il y a plusieurs façons d’être payé, c’est un peu de l’artisanat ! »

Olivier jobard en compagnie de Guillaume Herbaut au festival Visa pour l’Image. Tous deux ont parlé de leur métier aux reporters de Newsproandco. Photo MH

Newspro&co : Partez-vous seul ?

O. J  : « Je pars souvent seul notamment quand je fais de la photo. Il m’arrive aussi d’avoir un accompagnateur comme Charles. En effet, pour la télévision, c’est difficile de partir seul et de gérer à la fois la photo, l’écrit et la vidéo. Je fais parfois appel sur place à d’autres personnes. Parallèlement, il faut parfois rentrer en contact, en amont du reportage avec un chauffeur, un traducteur. Dans certains endroits, les langues se mélangent et nécessitent plusieurs personnes »

Newspro&co : Y- a t-il des photos que vous n’avez pas publiées ? Vous autocensurez-vous ?

O. J  : « Oui, souvent, lorsque qu’il se passe quelque chose de rapide, c’est presque un reflex, vous photographiez. En Afghanistan, une roquette est tombée sur un marché alors que je me trouvais juste à côté dans une voiture. Je suis sorti sans hésiter pour prendre des photos au hasard. Il y avait des morts, ce n’était pas beau. J’étais partagé entre l’urgence de faire des photos et la peur qu’on me prenne ma carte mémoire. Bien-sur, il y a des photos que je n’ai pas publiées avec le recul, par respect pour les personnes photographiées. Il m’est aussi arrivé de ne pas prendre certaines scènes en photo parce que les personnes me font comprendre qu’elles ne veulent pas être photographiées. Certaines fois, dans le cas des migrants syriens en Grèce, il craignaient des représailles contre leur famille restée en Syrie s’ils venaient à être reconnus. Évidemment, aucune photo ne mérite de pareilles conséquences. Je prends généralement mes photos naturellement et en restant visible : c’est un équilibre fragile. »

Newspro&co : Quelle est la récompense qui vous a le plus touchée ?

O. J :« Ce n’est pas vraiment le prix en lui-même qui m’intéresse mais ce sont les moments passés dans le quotidien des personnes que je photographie. Tout ces moments d’intimité, d’émotions sont précieux, ils me nourrissent : c’est ça le vrai cadeau. »

Newspro&co : Avez-vous des nouvelles des personnes photographiées ?

O. J :« Oui, Gorban, un jeune que j’ai suivi a pu retrouver sa famille qui a fui l’Afghanistan. Ils séjournent maintenant en Bretagne en attendant l’asile. J’ai pu aller les voir le week-end dernier avec ma femme et mes enfants qui sont très amis avec Gorban et ses frères et sœurs. Je suis également en contact permanent avec des collègues en Afghanistan. »

Newspro&co : Est-ce facile, dans le contexte actuel d’aller en Afghanistan ?

O. J  : «  Il n’y a jamais eu autant de journalistes en Afghanistan. C’est la paix, les journalistes voyagent librement dans le pays. Les routes sont ouvertes, les gens voyagent De plus, la période est passionnante, j’aurais bien envie d’y aller mais c’est ma compagne qui part cette fois : c’est un peu chacun son tour. Elle a vécu là-bas, c’est vraiment son pays d’adoption. »

Newspro&co : Comment réagissent les gens quand ils apprennent votre métier ?

O. J :« Certains sont intéressés, d’autres s’en moquent. A l’étranger, c’est différent. Parfois, les gens ont plus de facilités à me laisser rentrer dans leur vie, de m’accueillir car ils savent que c’est pour une raison précise et je représente un intérêt pour eux en tant qu’étranger. D’autres fois, certains ont peur que je leur parle de choses qu’ils ne voudraient pas voir révélées dans les journaux. J’essaye au maximum d’établir un rapport normal avec eux. Une des grandes facultés d’un journaliste est de s’adapter aux situations et aux personnes. Un jour tu es avec des sans-papiers et le lendemain tu es au dîner de l’ambassadeur ! Bien-sûr, dans certains cas, il vaut mieux ne pas dire qu’on est journaliste ! »

Propos recueillis par Anais, Camille, Lili-Marie et Safia.

Mon Visa pour l’Image : Fatima Shbair et la petite palestinienne

A l’occasion de leur voyage scolaire au festival Visa pour l’Image, les élèves ont été marqués par certaines photographies. Ils vous livrent leur coup de coeur. Comme ici, celui de Lili-Marie.

La photographie prise par Fatima Shbair a été exposée au festival Visa pour L’image de Perpignan en septembre 2021. Photo : Lili-Marie

La photographie qui m’a la plus touchée a été prise par la photojournaliste palestinienne Fatima Shbair. A seulement 24 ans, elle a couvert son premier conflit en 2021 dans sa propre ville Gaza, une enclave palestinienne. Le conflit commence le 10 mai 2021 après des tensions à Jérusalem et des affrontements dans une mosquée. Les combats ont ôté la vie à près de 250 palestiniens et 13 israéliens. La lauréate du prix Rémi Ochlik 2021, prend ses photos lors du cessez-le-feu entre Israël et le Hamas. Les habitants procèdent à des opérations de nettoyage et retrouvent leurs maisons endommagées.

Le 24 mai 2021 à Beit Hanoun, elle capture l’image d’une jeune fille palestinienne se tenant au milieu des décombres de sa maison. Seule, égarée et rassurée par son ours en peluche, elle regarde par le mur miné, l’horizon et la ville détruite.

« Cette photographie témoigne de l’innocence de cette enfant face à des bombardements ».

Lili Marie

La lumière vient du ciel et illumine le reste de la scène. La jeune fille avec ses vêtements rouges contraste dans la pièce terne comme si cela était intentionnel. Après 10 jours de bombardements et face aux difficultés quotidiennes, cette image soumet l’espoir de perspectives meilleures grâce au regard insouciant de cette jeune fille face à l’avenir.

24 mai 2021 à Beit Hanoun. Scène de vie, scène de guerre par Fatima Shbair. Photo : capture d’céran du compte Instagram de Fatima Shbair.

La photo appartenait à l’exposition de Fatima Shbair Une vie assiégée exposée au Couvent des Mines.

Lili-Marie TILLEROT

Visa sur la Cinquième République !

Le photographe Guillaume Herbaut propose à Perpignan un reportage intitulé la « Ve ». Il fait référence à la 5e République en place depuis 1962 en France. Le photographe constate que notre République connaît des difficultés : crise économique, fracture de la société, attaques terroristes, pandémie du Covid19 .

Crédit photo : Guillaume Herbaut, in « Visa pour l’Image » – 2021, Perpignan aux Editions Snoeck.

Cette photo illustre la remise de la fourragère de l’ordre de la libération 2e bataillons de l’école spécial militaire de Saint-Cyr pas Florence Parly, ministre des Armées. A l’Hôtel national des Invalides à Paris, le 17 Juin 2020, Guillaume HERBAUT saisit le moment où une jeune recrue en uniforme s’évanouit. Personne ne bouge à coté d’elle. On dirait un montage mais Guillaume HERBAUT nous a confirmé, lors de notre venue à Perpignan au Festival Visa pour l’Image le 16 septembre dernier, que c’était la réalité. Cette photo m’a plue car elle interroge sur les représentations de la République française aujourd’hui.

Hugo

Faites entrer la nature chez vous !

Sandrine Germain tient son atelier « confection de produits ménagers » au Lycée Bonaparte. (Photo : Romain)

Le 30 Septembre 2021, au pôle professionnel du lycée Bonaparte à Autun, Mme Sandrine Germain a réalisé des produits cosmétiques et ménagers comme des déodorant et lessive en poudre maison. Une intervention qui prenait place dans le cadre de la semaine du développement durable.

4 produits sont essentiels :

  • Bicarbonate de soude
  • Cristaux de soude
  • Savon de Marseille
  • Percarbonate de soude

On peut aussi rajouter, si l’on veut, des huiles essentielles facultatives mais attention aux agrumes qui ont tendance à tâcher les vêtements !

Article par Pauline-Emmanuelle et Romain

La guerre des Trois Royaumes : le premier tome d’une saga écrite par un enseignant du Lycée bonaparte

Stéphane Burgun, enseignant d'EPS. Photo Hugo Portal

News pro and Co: Pourquoi avoir envie d’écrire alors que vous êtes professeur de sport ?

S. Burgun : La lecture est l’une de mes passions, j’ai toujours aimé lire, comme j’avais une idée en tête c’était de la sortir. On attend toujours que ça soit les autres qui écrivent donc j’ai voulu raconter ma propre histoire.

News pro and Co : D’où vient votre inspiration pour écrire ce roman ?

S. Burgun : J’avais cette envie d’écrire et j’ai eu l’idée d’une fin de roman venue de nulle part. Je l’ai même rêvée : c’était la fin du tome 1 où apparaissait le personnage principal. Je me suis alors demandé comment je pouvais l’amener jusque là en lui créant un monde, une famille et un environnement. Au début ce qui ne devait être qu’une nouvelle s’est transformé en roman.

News pro and Co : Est-ce que vous envisagez une suite à ce roman ?

S. Burgun : C’est déjà fait. J’ai déjà rédigé entièrement les deux autres tomes. Tout est presque prêt : je suis dans la phase de correction. Pour ce travail, je suis aidé de ma sœur et d’un ami.

News pro and Co : Pour votre premier roman avez-vous inventé toute l’histoire ou est-ce que vous vous êtes inspiré de votre vie ?

S. Burgun : Le monde de La guerre des trois royaumes a été crée de toute pièce. On est dans un univers complètement fictif. Le principe de la fantasy est de prendre le monde réel et d’y ajouter de la magie. Ce monde apparaît plus particulièrement dans le volume 2 où un phœnix fait son entrée.

News pro and Co : Pourquoi avez-vous décidé de publier votre livre maintenant ?

S. Burgun :Tout simplement car je viens de finir d’écrire l’histoire soit trois tomes. Je n’osais pas le sortir en ayant la pression d’avoir encore la suite à inventer et à rédiger. Les membres de ma famille qui l’avaient lu numériquement m’ont incité à le publier.

News pro and Co  : Combien de temps vous a-t-il fallu pour écrire ce livre ?

S. Burgun : Pour le tome 1, un an et demi m’a été nécessaire. Puis après, j’ai eté moins disponible entre mon travail, la naissance de ma fille. En tout, il m’a fallu presque dix ans.

News pro and Co  : Quand allez vous sortir le prochaine tome ?

S. Burgun : Je compte sortir le prochain tome en septembre ou octobre. Monsieur Aubry, un collègue doit m’aider encore à finaliser la première de couverture. De plus, le travail de correction n’est pas achevé.

Propos recueillis par Rebecca et Fanny

Photo : Hugo Portal

Le livres de Monsieur Burgun sont disponibles en librairie.

Eco-délégués au Lycée : « Tout le monde peut participer »

Nous avons rencontré Sophie Maglica , CPE du pôle général du lycée Bonaparte de Autun. Nous lui avons posé des questions par rapport au dispositif des éco-délégués . Par Matteo et Hugo.

SOPHIE MAGLICA, CPE DU LYCÉE BONAPARTE. PHOTO : REBECCA

Depuis quand existe ce dispositif au Lycée Bonaparte ?

Le dispositif existe depuis 2 ans. Cette année il est réparti sur les deux pôles avec 34 élèves – 24 au pôle général et 9 au pôle professionnel ainsi que de parents d’élèves. Le thème choisi est l’écologie et le développement durable.

Comment s’organise le dispositif au Lycée ?

Le dispositif « eco-délégués » est basé sur des commissions qui se réunissent plusieurs fois par mois pour partager et rassembler les idées ensemble. Le projet a été réparti en plusieurs commissions :

  1. Communication : mettre en place des affiches, des flyers, des actions médiatiques pour sensibiliser les lycéens et les citoyens ;
  2. La « Marche du mois de mai » : Cette année elle s’est déroulée au mois de juin et consistait à parcourir Autun du pôle professionnel au pôle général avec des sacs poubelles et de gants en plastique, accompagnés d’une pesée des sacs par la suite et d’un goûter (pris en charge en partie par le Rotary qui a également offert des places de cinéma) en guise de récompense .
  3. Informatique-Economie d’énergie : qui consiste a mettre en place des actions diverses pour économiser l’énergie et avoir une empreinte carbone minimisée. Les élèves sont notamment revenus sur l’installation, au lycée, du moteur de recherche qui finance la réimplantation d’arbres : Ecosia .
  4. Ruches et abeilles : implanter des ruches sur le pôle professionnel d’ici le printemps 2022 .
  5. Confection de recettes pour produits ménager et de beauté : pour apprendre à réaliser ces produits soi-même, à partir de matières eco-responsable.
  6. Tri sélectif et économie circulaire : où l’on aborde la notion de gaspillage alimentaire et compost.

Qui finance ce dispositif au Lycée ?

C’est la région Bourgogne Franche-Comté qui prend en charge le financement de l’écolabel au sein de l’établissement.

En quoi ce dispositif est important et intéressant pour les élèves ?

Le but est de faire un geste pour la planète et d’influencer les plus jeunes à s’engager pour un monde plus beau et plus propre. Le dispositif continuera tant qu’il y aura des eco-délégués qui se présentent pour les projets organisés. Tout le monde peut participer : il suffit d’être délégué, eco-délégué ou juste volontaire.

Hugo et Matteo, pour News Pro

Marche pour nettoyer la nature : 27,1 kg de détritus collectés !

Le mercredi 2 juin, une vingtaine d’élèves du Lycée Bonaparte ont parcouru la ville pour une grande marche de nettoyage. Au total 27,1 kilos de déchets ont été ramassés le long des quatre parcours organisés dans Autun. Retour en image sur l’opération Nettoyons la nature !

Descente vers la ville depuis le Lycée Bonaparte Site Leclerc. Dès le départ des détritus sont trouvés le long du chemin ! (Photos : Lou)

Une Odyssée métamorphosée grâce au roman graphique

Homère – L’Odyssée est un roman graphique/ bande dessinée revisité par Seymour Chwastt d’après l’’œuvre originale narrée par Homère. Le roman s’appuie sur l’épopée mythologique de la Grèce antique. L’histoire raconte les aventures D’Ulysse. Présentation de l’oeuvre suivie d’une petite critique littéraire après une lecture qui ne peut laisser indifférent aucun lecteur. Par Killian Collaudin

Ulysse en proie aux sirènes. Stamnos attique à figure rouge, ca. 480-470 BC (de Vulci. Inv. GR 1843.11-3.31). See page for author, Public domain, via Wikimedia Commons

Homère raconte ces événements dans un cadre temporel imprécisé. Les principaux personnages dans la bande dessiné sont : Ulysse, Pénélope, Zeus, Athéna, Poséidon. Après s’être battu lors de la guerre de Troie, Ulysse essaie de retourner à son île natale, Ithaque pour retrouver sa femme Pénélope et son fils Télémaque. Mais au cours de son voyage, il fait face à beaucoup de périples.

Comment Ulysse, simple humain arrive-t-il à braver les dangers les plus insurmontables que même les dieux lui auront disposés ?

Le roman graphique retrace très bien les événements majeurs de l’œuvre, il résume rapidement la première partie « La Télémachie » cela est très intéressant car la première partie est très sommaire comparé à ce qui vie Ulysse dans les deux autres parties. Par contre « Les récits d’Ulysse chez Alcinoos », « Le retour à Ithaque et la vengeance d’Ulysse » sont misent en avant, ce qui est très entrainant et prenant, ces parties-ci content les aventures palpitantes d’Ulysse.

L’amour est un thème majeur, Ulysse veut surtout rentrer chez lui, retrouver son royaume et sa famille. Tout au long de ces aventures, il doit résister à une multitude de tentations. Des nymphes et des magiciennes lui proposent l’amour et le bonheur. Malgré des années à ne pas voir Pénélope et son fils, Ulysse garde foi en sa famille et à sa patrie. Cela le rend admirable, il fait vivre l’amour éternel.

La mer et la mort sont deux termes proches. La mer est un lieu plein de dangers où Ulysse vit dans une lutte permanente. Ulysse captive les lecteurs en tentant de survivre. Un passage incontournable des aventures d’Ulysse.

Polyphème jetant des rochers sur le navire d’Ulysse, toile d’Arnold Böcklin, 1896. Public Domain / CC Wikipedia 2.0

La vengeance et la colère des dieux sont les conséquences d’actes graves pendant le périple d’Ulysse comme lorsque tous les prétendants qui ont désiré sa femme ou lorsque Poséidon se rend compte qu’Ulysse a crevé l’œil de son fils. Ce thème apporte de la subtilité dans l’œuvre. L’histoire devient bouleversante.

Ulysse est très mystérieux, malgré qu’il soit vaniteux, impulsif, orgueilleux, courageux. Il est très peu émotif sur le plan sentimental. Les côtés négatives le rendent répulsif. Sa colère lors de son retour à Ithaque a été destructrice cela le rend impitoyable et sanguinaire, il a su surmonter les dangers grâce à sa bravoure. Pénélope est travailleuse, patiente, créative. Elle a su attendre pendant de longues années grâce à son amour envers Ulysse, ce qui la rend attachante.

L’œuvre est une bande dessinée, ce qui le rend très facile à lire, les phrases sont courtes, simples, pauvre en structure grammaticale et médiocre en vocabulaire. Cela rend l’œuvre répétitif et désagréable mais il ouvre un panel plus large sur le publique. La police de l’écriture n’est pas linéaire, ce qui ressemble à une écriture faite à la main qui est plus plaisant à lire sur des courtes phrases.

Les illustrations sont composées de seulement 3 couleurs (bleu clair, blanc, noir) ce qui rend l’histoire plus soignée et évite de se perdre dans les informations. Même si cela est lassant et que l’on se perd en précisions, ces choix collent parfaitement aux décisions prisent pour ce qui est de l’accessibilité. Les décors et personnages sont simplistes, un choix superbe pour ce qui est de mettre en valeur les actions. Les navires et les armes sont métamorphisés en vaisseaux spatiaux et pistolets. Cela rend plus facile à lire aux enfants ou permet de revisiter l’œuvre déjà connue.

Ce livre résume très bien l’œuvre originale, pour ceux qui souhaitent (re)découvrir l’Odyssée. Le roman graphique possède de l’originalité et de l’accessibilité en s’adressant à tout public, celui-ci présente une histoire palpitante et passionnante tirée de l’un des plus grands chefs-d’œuvre de la littérature mondiale.

Par Killian Collaudin

Homère L’Odyssée

Crédit Photo : Calmann Levy

Texte : Seymour Chwast, Claire Desserrey
Dessin : Seymour Chwast
Editeur : Calmann Lévy
Format : 128 pages

L’amour est aveugle !

Pourriez-vous tomber sous le charme de quelqu’un que vous n’avez jamais vu? En ce qui concerne Psyché, Oui ! Petite critique littéraire de la bande dessinée Eros et Psyché chez Glenat.

Psyché ranimée par le baiser de l’Amour par Antonio Canova, musée du Louvre. Domaine public, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=432849

Tout droit sorti de l’Olympe pour venger sa mère Aphrodite, Eros se prend d’amour pour la magnifique Psyché. Il la sauve d’un monstre et la garde près de lui dans une grande demeure où il vient lui rendre visite chaque nuit. Malheureusement, elle n’a pas le droit de le voir.

Amour, trahison, déception et regrets, la bande-dessinée fantastique à thème mythologique, de Luc Ferry, se dévore d’une traite.

C’est un véritable coup de coeur que j’ai eu pour ce livre comportant des illustrations très agréables et colorées qui vous emportent direction l’Antiquité. Les visages sont détaillés de façon à ce que nous comprenions les sentiments de toutes sortes et les craintes des personnages.

Le mythe, ou devrais-je dire le conte, nous fait vivre un incontournable de la mythologie de façon originale, rapide, plaisante et palpitante. Cependant, passez votre chemin si vous souhaitez lire une réinterprétation du mythe.

Les quelques pages de fin nous expliquent en détails l’origine et le but de l’histoire, tout en la développant davantage, nous permettant d’avoir une bonne connaissance de ce mythe, ce qui est vraiment pratique.

N’hésitez pas à vous installer confortablement pour vous évader grâce à une histoire passionnante et de belles et agréables illustrations .

Par Morgane Grave (1ere 4)

ERos et PSyche

Dessinateur : Diego Oddi

Rédacteur en chef : Luc Ferry

Illustrateur Couverture : Fred Vignaux

Directeur artistique : Didier Poli

Collection : La sagese des Mythes

Editeur : Glénat

Tous ensemble contre le harcèlement !

Les secondes du lycée Bonaparte ont assisté à une sensibilisation contre le harcèlement le vendredi 7 et le mercredi 12 mai 2021.

Tous les élèves entrant du lycée Bonaparte dont les secondes MEI (Maintenance des équipements industriels) et les secondes ERA (Études et réalisation d’agencement) ont assisté à une intervention contre le harcèlement à deux reprises : le vendredi 7 mai et le mercredi 12 mai 2021. Cette séance se déroulait dans l’Amphithéâtre du lycée et était présenté par Mme Vadot (CPE). Normalement l’infirmière aurait dû être là mais elle a eu un léger contretemps.

Le harcèlement ne s’arrête pas aux portes de l’école mais avec les nouvelles technologies poursuit les élèves jusque chez eux. Par Sophia et RRouann.

Mme Vadot a diffusé des vidéos montrant le harcèlement de nos jours. Les différents types de harcèlement ont été abordés : harcèlement moral, harcèlement physique, cyberharcèlement.

Ensuite, les élèves ont débattu sur le problème pour essayer de prendre conscience de ce qu’était les situations de harcèlement et de l’ampleur du phénomène qui ne touche pas que les autres. En effet, un lycéen sur quatre serait victime de harcèlement.

Les élèves ont apprécié cette intervention car c’est un problème qui touche les lycéens.

Cafer, Yliess.

Un projet de mare pédagogique au Lycée Bonaparte

Sur le site du Pôle professionnel, se trouve une mare classée «refuge mare » par le Parc naturel Régional du Morvan. Sa biodiversité est riche et une action de sensibilisation est prévue fin mai.

Photo Nina Jade.

Il est prévu de mener une action de sensibilisation pour le grand public le 29 mai 2021 durant laquelle les personnes pourront pêcher à l’épuisette pour découvrir des micro-organisme, des insectes, des grenouilles…. Une opération qui est intitulée Fréquence Grenouilles.

Nous saurons dans les jours prochains si l’action est maintenue malgré la crise sanitaire.

Article Ahmed

COnfinées mais autorisées à rêver

Le confinement ne doit pas nous empêcher d’ouvrir les yeux pour mieux nous échapper de cette difficile réalité. Nina-Jade et Fanny nous livrent leurs clichés qui leur permettent de rêver à l’après…

confinement : Acte III

Après les annonces du Président de la République le 31 mars 2021, tous les établissements scolaires ferment leurs portes. Malgré ce coup dur, nous avons décidé de continuer à alimenter notre site d’information grâce au télétravail.

Toute l’équipe de Newspro and Co.

Dessins « confinés » : Audrey R., Nino B.

Dessin : Audrey R.

Au cœur du réseau informatique de Bonaparte

Nous sommes au cœur du réacteur numérique du lycée Bonaparte: Une multitude de câbles gris envahissent la pièce. Agnès Bergantini, AMIR (Agent de Maintenance Informatique Régionale) nous explique son quotidien.

Quand on gère un réseau informatique de lycée il faut savoir rester zen ! Photo : Nina-Jade

Il est 10h30 sur le Pôle professionnel. Dans le local « LTPA1 » Agnès Bergantini est penchée face au tableau de connexions informatiques. «Chaque numéro correspond à une prise branchée sur les switchs programmables ; il y a plusieurs réseaux : un professionnel, un à l’internat, un au pôle général qui sont reliés ici » explique-t-elle. « Ici », il fait froid. Et un ronronnement assourdi l’ambiance. Depuis une heure, notre AMIR travaille sur une panne informatique. Le froid, le bruit elle y est habituée. Comme le stress avec un téléphone qui vibre sans arrêt : « mon activité n’est pas toujours plaisante car il y a beaucoup de pression de la part des utilisateurs car ils veulent quelque chose que l’on ne peut pas forcément faire».

« Il y a beaucoup de pression »

Son quotidien ? Prévoir des journées en avance «qui ne se passent jamais comme prévu car on est appelé en urgence pour vérifier les connexions, créer des codes, faire des mises à jour,. .. » explique notre AMIR qui doit aussi installer des logiciels, gérer des interventions d’entreprises fournisseurs, le service après vente… «Ajoutez à cela, tous les 7 ans, l’inventaire pour renouveler les ordinateurs ! » explique Agnès Bergantini qui avoue n’avoir aucun problème à travailler dans un milieu assez masculin « car j’ai grandi avec plus de garçons que de filles et c’est le dernier de mes soucis». Même si porter des ordinateurs est compliqué, elle aime quand même son métier qui reste « manuel et intellectuel » et qui permet d’être seule. Parfois la solitude est plaisante !

PORTRAIT D’ UN GESTIONNAIRE FUNKY

36 ans après avoir passé le bac au lycée Bonaparte, Thierry Gauthier revient après mille et une vies en tant que gestionnaire. Il aime le contact avec les gens, le mouvement et déteste les contraintes. Portrait d’un gestionnaire hors du commun.

Thierry Gauthier est un gestionnaire funky. Photo : Matteo

« Donner le rythme »

À l’âge de 5 ans il achète son premier album : Deep Purple. Très tôt, il impose déjà ses choix très affirmés grâce à ses grand frères qui écoutaient du hard rock. Malgré tout, il reste ouvert aux différents types de musique. Thierry Gauthier a donc un parcours professionnel atypique : son bac en poche, il part en fac, devient surveillant, CPE et chef d’établissement. Mais quand il est à la tête d’un grand collège, il n’a plus de contacts avec les élèves et croule sous la paperasse. Il n’est plus dans le rythme et préfère faire un drop. En effet, Thierry Gauthier est un joueur de batterie et pour lui elle permet de caler un groupe et de donner le rythme. Dans la vie c’est pareil, s’il perd le rythme il préfère bifurquer. Depuis qu’il est ado, il a toujours été engagé contre ce qui le révoltait.

« La diversité est nécessaire »

Alors en 2016, il passe son BP de responsable de chantier forestier. Cela l’a transformé car c’est un métier qui le passionne et où il apprend beaucoup. Thierry Gauthier explique que quand les essences sont diversifiées, la forêt prospère au contraire s’ il n’y a qu’une seule essence, les arbres ne peuvent pas se défendre contre une agression extérieure. La diversité est donc nécessaire dans la nature mais aussi entre les hommes. Il est intarissable sur les arbres mais malheureusement il n’a pas assez d’expérience pour les recruteurs. Alors nouveau virage, il s’occupe de mineurs non accompagnés. Mais la Covid ne permet pas de pérenniser son emploi et il revient dans l’éducation nationale en tant que remplaçant gestionnaire.
Ce nouveau virage pris par ce motard chevronné, le satisfait car il se retrouve dans un lycée professionnel au contact de différentes filières. Cela lui laisse du temps pour ses passions : la moto, le jardinage, le bricolage et la musique. Qui aurait cru que derrière l’ordinateur et les tableaux excel du gestionnaire se cachait un fan de hard-rock et en particulier d’AC-DC.

Ahmed, Yllies, Hugo et Matteo

Making off de la journée Hackathon 2021

Les élèves (2nde et 1ere Bac Pro) de l’atelier presse ont participé ce jeudi 25 mars 2021 à la finale du concours Régional BFC Reporter qui s’est terminée par une journée «Hackathon». Bilan de la journée : l’équipe Newspro & Co rafle deux prix !

Toute l’équipe de Newspro & Co se prépare à la visioconférence qui va lancer officiellement le Hackathon 2021 en présence de Nathalie Barbery, coordonnatrice du Clémi. Photo : MH

L’épreuve Hackathon a débuté à 8h15 au CDI avec l’arrivée des élèves et la répartition des rôles. Les 15 membres de l’équipe ont été attentifs quand la visioconférence avec les organisateurs et les autres établissements participants a débuté à 8h45. Durant 30 minutes, les modalités et l’enjeu ont été présentés ainsi que le thème de la journée sur lequel les élèves devaient travailler : « ces inconnus du quotidien ».

Matteo, rédacteur en chef et Nina-Jade, rédactrice en chef adjointe prennent des notes durant la conférence de presse. Photo MH


Quand la visio s’est terminée, Matteo, en tant que rédacteur en chef a lancé la conférence de rédaction avec les membres de Newspro & Co en présence de Nathalie Barbery, coordonnatrice du Clémi Dijon. Il a réparti les rôles et fait les groupes, pour permettre de relever le défi du Hackathon : réaliser un édito, une photo insolite, une photo de groupe et trouver un nom original pour le journal édité spécialement pour le Hackathon 2021 avant 12h15 ; puis, avant 15h15 un portrait de personnel du Lycée Bonaparte ainsi qu’un reportage sur un second « personnel de l’ombre ».

Fin de la visioconférence : les élèves vont se mettre au travail. Photo MH

Quand les rôles ont été répartis, tout le monde est parti sur le terrain pour mener à bien les missions confiées. Les deux personnels choisis pour le portrait (Agnès Bergantini, AMIR au conseil régional) et le reportage (Thierry Gauthier, gestionnaire remplaçant) ont accepté de répondre aux questions des élèves et se sont prêtés aux photos.


Pari gagné ! Grâce à la motivation et à l’engagement de l’ensemble de l’équipe qui s’est donnée à fond, tout a été envoyé en temps et en heure. A l’issue de six heures, c’est un journal « spécial Hackathon » qui a pu être publié à Beaune en présence de nombreuses personnalités(1).

En avant première, les élèves reçoivent le journal fraichement sorti de l’imprimerie à Beaune. Photo NB
Après une journée de travail les élèves fatigués mais heureux assistent à la dernière visioconférence et au lancement de l’impression du journal spécial Hackathon 2021. Photo MH


Les efforts ont été récompensés par l’obtention du premier prix du journal Hackathon et le premier prix du concours BFC Reporter régional 2021 dans la catégorie Journal numérique. C’est Nathalie Albert-Moretti Rectrice de l’Académie de Dijon et M. Stéphane Guiguet Vice Président du conseil régional de Bourgogne Franche-comté qui ont annoncé les résultats en visioconférence qui a pu être suivie grâce au partage de connexion fait par Hugo après un problème de réseau survenu en milieu d’après-midi !

Le prix sera remis officiellement au Lycée dans les semaines à venir et les élèves devraient participer à la visite d’un grand média de presse à Paris en fin d’année scolaire. Si la situation sanitaire le permet…

Madame la Rectrice et Stéphane Guiguet du conseil Régional annoncent en direct la liste des lauréats du concours BFC Reporter et du Hackathon 2021. Photo Matteo.
  • (1) Liste des personnalités : Nathalie Albert-Moretti Rectrice de l’Académie de Dijon, du Jean-François Chanet,  Recteur de l’académie de Besançon et de la région académique Bourgogne Franche-Comté, Stéphane Guiguet Vice Président du conseil régional de Bourgogne Franche-comte et Nathalie Barbery, Coordonnatrice du Clémi Dijon.

Mardi 23 mars, le photographe chalonnais Dominique Pernin est venu au lycée Bonaparte site Leclerc pour faire partager son expérience professionnelle aux élèves de l’Atelier Presse et leur enseigner les bases de la photographie.

Dominique Pernin explique la problématique de la lumière à Matteo. Photo : Rebecca

L’atelier a commencé par de la théorie qui a permis au photographe de montrer la différence entre les plans (américain, italien, portrait, gros plan, etc…), l’importance de la lumière, de la position du sujet et la communication à avoir avec lui.

Les élèves sont ensuite passés à la pratique de la photographie en alternant le rôle de photographe et de modèle.

Préparation de la séance photos en présence d’un professionnel. Photo : Rebecca

« Le SNU c’est permettre aux jeunes d’apprendre les règles de la vie en collectivité et apprendre à se connaître les uns et les autres »

Vendredi 5 mars, une délégation ministérielle représentée par la secrétaire d’Etat chargée de la jeunesse et de l’engagement, Sarah El Hairy est venue rencontrer les lycéens du Lycée Bonaparte pour leur présenter le Service National Universel. Newspro&Co était présent et a pu l’interviewer. Propos recueillis par Ahmed. Photos : Faouzi.

Sarah El Hairy secrétaire d’Etat chargée de la jeunesse et de l’engagement a expliqué aux jeunes ce que représentait pour elle le Service National Universel. Photo par Faouzi.

Newspro&Co : A qui s’adresse le SNU ?

Sarah El Hairy : Aux jeunes de 15 à 17 ans qui sont volontaires dans tous les départements de France.

Newspro&Co : A quoi sert ce dispositif ?

Sarah El Hairy : Alors, le SNU ce n’est ni une colonie de vacances, ni l’armée, ni l’école mais les trois à la fois. C’est une aventure humaine de deux semaines chaque année en juin, que chacun va vivre en dehors de son département. Ses objectifs sont plus vaste en réalité : participer à l’orientation et permettre aux volontaires de construire leurs parcours professionnels, développer la cohésion et une culture de l’engagement, garantir un brassage social et territorial sur une même classe d’âge, permettre aux jeunes d’apprendre les règles de la vie en collectivité et apprendre à se connaître les uns et les autres.

Newspro&Co : Donc cela sous entend que les jeunes ne se connaissent pas lors des séjours ?

Sarah El Hairy : Effectivement. C’est l’objectif. On souhaite vraiment que les jeunes de chaque cohorte ne se connaissent pas ; Mais comme nous l’avons vu tout à l’heure pendant les échanges avec les Lycéens, il semblerait que ça rassure que chaque volontaire engagé dans une session connaisse au moins une personne pour partager ce moment. Alors nous allons peut être revoir les règles et ce sera la nouveauté de la promotion SNU 2021 !

Newspro&Co : Vous dites que les deux semaines vont se dérouler en dehors du département des volontaires mais ce sera dans quelles structure ?

Sarah El Hairy : Dans des internats de lycée ou des centres de vacances. Nous en avons au moins un par département. En Saône et Loire il y en a un à Autun et l’autre à Fontaines. Des centres qui n’ont pas été choisis au hasard mais parce qu’ils sont suffisamment vastes pour pouvoir accueillir 150 à 250 jeunes environ.

L’inscription au SNU est possible jusqu’au 20 avril. Photo Faouzi.

Newspro&Co : Ce sera finalement possible d’accueillir les SNU malgré le Covid ?

Sarah El Hairy : Oui, dans le respect des règles sanitaires et avec beaucoup de précaution. Parce que les centres d’accueil sont justement grands et que sur la centaine de volontaires accueillir nous mettrons en place des cohortes d’une dizaine de jeunes qui vivront ensemble. Et il n’y aura pas de brassage extérieur durant cette aventure collective.

Newspro&Co : Cette année combien de volontaires visez-vous ?

Sarah El Hairy : 25000 jeunes. Les inscirprions sont ouvertes jusqu’au 20 avril. Je le souhaite vivement.

Newspro&Co : Aujourd’hui vous êtes déplacée au Lycée Bonaparte. Pour quelle raison allez-vous à la rencontre des jeunes ?

Sarah El Hairy : Car je crois que le SNU mérite d’être connu et qu’il ne l’est pas suffisamment. D’ailleurs en arrivant dans la salle où les Lycéens m’attendaient, quand j’ai demandé qui connaissait ce dispositif, il n’y en avait que deux ! Si je viens c’est pour discuter, échanger et répondre à des questions, lever des doutes et créer de l’envie. Je crois en ce proejt.

Newspro&Co : Le SNU va-t-il être rendu obligatoire ?

Sarah El Hairy : Oui, sa vocation c’est effectivement del’être à termes. Effectivement. C’est la philosophie et l’esprit. Mais pourquoi ? Car on croit que d’avoir un vrai moment de mixité sociale et territoriale ou toute les jeunesses de France se croisent c’est important. Il faut que ce soit obligatoire. Mais c’est pas avant quelques années.

Newspro&Co : Avec qui travaillez vous sur ce projet?

Sarah El Hairy : Avec beaucoup de monde ! C’est d’abord le projet du président de la république qui est porté et mis en œuvre par moi. Je m’appuie sur les enseignants, le Rectorat, les Armées, les corps en uniforme, sur les associations d’Education populaire aussi. Vous le voyez, je ne suis pas seule !

Pour s’inscrire au SNU : http://www.snu.gouv.fr

Petit paysan tué : Selfie littéraire

Certains spectateurs de l’Arc au Creusot ont livré leur moment préféré du spectacle Petit paysan tué(1) à nos reporters. Voici un diaporama littéraire du spectacle  : comme si vous y étiez…. Morceaux choisis par Ylliès, Cafer et Nina-Jade

Petit paysan relevé par des applaudissements. Photo : Ahmed

1-Baptiste, paysan syndicaliste résume l’histoire de l’agriculture à l’aide d’une frise chronologique : agriculture de subsistance, modernisation, surproduction, respect de l’environnement. VITALITE.

2-Baptiste, Paul et Céline dansent autour d’un banc afin d’exprimer leurs émotions, cela pourrait s’apparenter à de la solidarité familiale. POESIE.

3-Baptiste, suite à un contrôle vétérinaire effectué en présence des gendarmes, constate que ses vaches se sont enfuies et se sont enlisées. Il tente tout, en vain. Sous le coup de la colère et du désespoir et surtout de la réalité, il est contraint d’en tuer une. DESESPOIR.

4-Baptiste a une nièce, « la petite Paupiette » à qui il voudrait transmettre son métier. Paupiette ressent la détresse de Baptiste. TENDRESSE.

5-Baptiste se remet en question et a des idées sombres. Au lieu de se suicider, il décide de se raser la tête comme pendant l’Épuration où l’on tondait les femmes. LUTTE

6-Baptiste en veut à son ami Paul qui est gendarme. Paul se remet en question et s’interroge sur son métier dans une danse où il essaie d’enlever son uniforme, trop lourd à porter. SYSTEME

7-Baptiste n’est pas seul. Il y a d’autres paysans qui vivent une situation similaire : solitude, paperasse, dettes ….Ces interview d’agriculteurs font résonner leur vie. PAYSANS EN DANGER.

8-Baptiste est submergé par les factures et les contrôles incessants : les feuilles qui volent, le bruit de machines de plus en plus fort, le clair-obscur sur Baptiste, la porte qui reste fermée à tous : famille, amis, postier. SOLITUDE.

9-Baptiste s’enfuit suite à un nouveau contrôle. Neuf jours de cavale. Et il est repéré par un villageois. Les policiers arrivent. Baptiste tente de prendre encore la fuite en voiture. Puis l’irréparable : trois balles dans le dos….. de Baptiste….. Sur scène Baptiste est vêtu d’une chemise ensanglantée : INOUBLIABLE PETIT PAYSAN tué.

Ylliès, Cafer, Nina-Jade.

(1) par la Cie Cipango le 25 février 2021 – Représentation pour le public de Scolaires

Scène ouverte pour les lycéens

Jeudi 25 février, 22 élèves du lycée Bonaparte pôle professionnel sont partis a l’Arc- Le Creusot à l’occasion d’une sortie pédagogique culturelle durant laquelle ils ont pu assister à une pièce de théâtre. Par Ahmed, David et Hugo

Les 22 élèves de BAC Pro du Lycée arrivent à l’Arc au Creusot où va se produire la Cie Cipango devant un public de scolaires. Photo : Hugo
Les classes de trois lycées de Saône et Loire (Montceau-les-Mines, Paray-le-Monial et Autun) intégrés au dispositif Lycéens et Apprentis au Specatcle Vivant ont participé à la séane. Photo : David

Dans le cadre d’un dispositif mis en place par la région Bourgogne Franche-Comté appelé « Lycéens et apprentis au spectacle vivant », les élèves de la classe de 2nde bac pro MEI-ERA – Maintenance des Equipements Industriels et Etude et Réalisation d’Agencement – ont eu la chance de participer à la pièce de théâtre « Petit paysan tué » de la compagnie Cipango, alors que toutes les salles culturelles sont fermées en France. Déjà, trois mois plus tôt, en décembre dernier, Cipango était venue au Lycée pour jouer Mille JOURS de la Compagnie El Ajouad – Kheireddine Lardjam d’après Mille francs de récompense de Victor Hugo, suivi d’un atelier et d’un échange très intéressant.

Les comédiens de la Cie Cipango ont présenté leur spectacle Petit Paysan Tué à un public de scolaires jeudi 25 février à l’Arc au Creusot. Photo Ahmed

Ce spectacle sous forme de drame raconte l’histoire d’un paysan de Saône et Loire antisystème, débordé par l’administration et qui va décéder après une arrestation par la Gendarmerie. Elle est tirée d’un fait divers de mai 2017 où Jérôme Laronze, éleveur à Trivy dans le clunysois, a été tué par trois balles tirées par un gendarme. Près de trois ans après, l’enquête n’est toujours pas terminée.

Les élèves ont pu rencontrer et échanger avec l’équipe technique et les comédiens de Petit Paysan Tué – Cie Cipango. Photo : David

Les élèves ont eu la chance de rencontrer les comédiens et l’équipe technique à la fin du spectacle et de visiter les coulisses.

Ahmed, David, Hugo

La classe de 2nde Bac Pro MEI a visité la machinerie de la grande scène de 920 places avec la responsable des relations Publiques de l’Arc, Charazed Achou pendant que l’autre partie de la classe, 2nde BAC Pro ERA a visité les décor de la petite salle sur laquelle s’est produit le spectacle. Photo : MH

Les élèves de la spécialité HLP se font entendre

Le 19 et le 26 janvier, les élèves de 1ère suivant la spécialité « Humanités, Littérature et philosophie » ont participé à un concours d’éloquence à l’issue duquel ont été élus les meilleurs orateurs de la classe. Par les élèves de HLP

Cette activité s’est inscrite dans le cadre du travail sur le thème « Les pouvoirs de la parole », au programme dans cette spécialité. Les élèves ont étudié en début d’année des discours célèbres dont ils ont analysé le fonctionnement, ils ont pratiqué des exercices d’expression orale puis se sont lancés dans l’écriture de leur propre discours. Aucun thème n’était imposé. L’idée était de permettre à chacun de s’exprimer sur un sujet lui tenant à cœur. Les thèmes choisis ont été variés : la maltraitance animale, les violences faites aux femmes, l’intelligence artificielle, l’esclavage moderne…

L’objectif du concours d’éloquence était de travailler l’argumentation et la rhétorique pour rendre son discours le plus convaincant possible. Les élèves étaient répartis en demi-groupes et le jury composé d’adultes de l’établissement. Chaque élève a prononcé son discours, avec une certaine angoisse parfois, mais aussi avec dynamisme, enthousiasme et générosité ce qui a forcé l’admiration du jury. Les gagnants se sont vu remettre un bon d’achat à la librairie La Promesse de l’aube.

Thibaut Roseaulin : un discours masqué. Crédits photo : AH

Dans le groupe 2, c’est Thibaut Roseaulin qui a remporté le titre de meilleur orateur avec un discours irrésistiblement drôle et original sur l’addiction aux réseaux sociaux. Le jury a apprécié son « phrasé impeccable et une verve très poétique« .

Juliette-Anne et Agathe : ex-aequo

Dans le groupe 1, sont arrivées ex-aequo Juliette-Anne, pour son discours vibrant et argumenté sur le sort des Ouïghours et Agathe, qui a enflammé le jury avec « une prestation très théâtrale et talentueuse sur les pressions subies par les adolescents« .

Extrait du discours d’Agathe :

On nous demande d’être beau,

On nous demande d’acheter,

On nous demande d’avoir des amis,

On nous demande de bien travailler, de très bien travailler, de beaucoup travailler. Travailler, travailler, oui mais, on doit faire des choses à côté !

Donc, on nous demande aussi d’être sportif, d’être artiste,  d’être cultivé !

On nous demande d’être ambitieux

On nous demande de construire, d’avoir des projets

On nous demande de nous dépasser, d’aller de l’avant

On nous demande de nous éclater, de voyager, de faire pleins de trucs.

« On nous demande de penser positif, hein, +=+, la vie est belle, et il ne faut pas pleurer, non surtout pas. »

Agathe

Et il est bien là le problème.

Notre vie va à mille à l’heure

On se doit de nous construire une personnalité et une vie parfaite, on doit tous devenir des modèles, on se doit de tout défendre, et d’être sur tous les fronts. On nous demande tellement que le temps libre a disparu. Je ne sais pas, ça vous arrive, à vous, de vous ennuyer ? De ne rien faire, voilà, ne rien faire. Se poser, prendre le temps de réfléchir. Cela peut paraître un peu bête, mais réfléchir sur soi, sur les autres, sur la vie. Moi je sais pas vous, mais je trouve qu’on a pas tellement le temps.

Extrait du discours de Juliette-Anne :

2021, le XXIème siècle, l’apogée de la technologie, du progrès, et essor croissant du génocide. Notre temps sonne faux. Quand le monde a les yeux tournés sur le futur incertain des Hommes, c’est pour mieux être aveugle face à la destruction de peuples entiers. Depuis un certain temps déjà, la communauté musulmane des Ouïghours en Chine connaît un génocide. Il est réel, il est actuel. Les grandes puissances ont peut-être peur de ce mot mais pas moi.

« Le monde est hanté par les fantômes des horreurs passées, qui se répètent. (…) »

Juliette-Anne

Cette histoire est arrivée et est vécue par des centaines de milliers de d’individus de cette communauté. Les mots prononcés ne vous sont pas étrangers : « déportés », « camps ». Comme une impression de déjà vu. Un monde qui pensait ne plus jamais faire de telles erreurs, un monde qui s’était promis la fraternité et l’entraide, un monde hypocrite. Comment une société qui se dit avancée peut-elle laisser se produire de tels massacres ? Les hommes osent se proclamer « civilisation ». Civilisation qui opprime, qui tue, qui extermine. Pour une noble cause ? Non. On n’aime juste pas ce qui est différent. Ça nous effraie. Et l’homme déteste ne pas contrôler. Détruire le monde animal n’était pas suffisant, il fallait viser plus haut. Oui, car l’homme est am-bi-tieux. Peuples indigènes exterminés lors de la conquête du Nouveau Monde, 6 millions de Juifs entre 39 et 45, massacres récents au Congo, 1 million de Ouïghours emprisonnés pour les défaire de leur identité. Je dois continuer ? L’Humanité implose. Quelques mois sont assez pour réduire des peuples à néant. Plusieurs dizaines d’années de prévention pour sauver la planète n’ont pas été suffisantes, à en croire les prédictions pour les 50 prochaines années. Bien triste constat. L’homme a le sens des priorités. Écraser ce qui est différent, la puissance, la suprématie, voilà les priorités des grands de ce monde en notre sublime XXI ème siècle.

Les élèves de HLP

EMILIE PLATEAU, lauréate de l’echappée littéraire 2020

Six mois après avoir été consacrée lauréate de l’Echappée littéraire, prix de la région Bourgogne Franche Comté, Émilie Plateau est revenue sur cet événement le vendredi 22 janvier par visioconférence.

Connexion avec Émilie Plateau et Mme Gauvin responsable du dispositif l’Échappée Littéraire de la région Bourgogne-Franche-Comté. Crédits photo : MH

Propos recueillis par Ahmed, Cafer, David et Ylliès.

Newspro & Co  : nous savons que vous écrivez des carnets. Et on avait envie de vous demander ce que vous aviez noté le jour où vous avez appris que vous étiez lauréate du Prix Bourgogne-Franche-Comté, l’Échappée Littéraire ?

Emilie Plateau : en fait dans mes carnets je ne raconte pas ma vie au jour le jour, je note uniquement des phrases spontanées. Il n’y a donc pas une page spécifique mais j’étais très heureuse.

Newspro & Co  : la cérémonie de remise des prix n’a pas pu avoir lieu en juin en raison de la crise sanitaire, puis en septembre, vous n’avez pu venir à Autun chercher votre trophée. Alors depuis, est-ce que vous l’avez reçu ? Et si oui est-ce que vous pouvez nous dire ce que vous en pensez ?

Emilie Plateau : Je n’ai malheureusement pas encore pu toucher le trophée réalisé par les élèves du Lycée Bonaparte mais j’ai pu le voir en visioconférence. Même si la liaison n’était pas de bonne qualité, je le trouve bien réalisé.

[Nous avons une petite surprise : Monsieur Aubry, professeur au lycée nous a apporté le trophée et nous pouvons le montrer par écran interposé à Emilie Plateau qui découvre des détails qu’elle n’avait pas vus la première fois].

Le trophée s’inspire d’une page de la BD Noire où Claudette Colvin est assise dans le bus. Crédit photo : MH

Newspro & Co  : Nous savons que votre BD est le fruit d’une rencontre avec Tania de Montaigne qui a déjà écrit un roman sur l’histoire de Claudette Colvin. Est ce que vous l’avez prévenue de cette récompense ?

Emilie Plateau : Oui, je lui en ai parlé et elle a été très contente pour moi. Nous échangeons de temps en temps.

Newspro & Co  : Nous avons bien aimé votre BD et l’histoire. Et vous, qu’est ce qui a vous a touché dans l’histoire de Claudette Colvin ?

Emilie Plateau : Son parcours m’a beaucoup intéressée. J’admire vraiment l’ acte héroïque de la jeune fille noire dans une Amérique ségrégationniste. Elle a eu beaucoup de courage.

Newspro & CO : Le prix littéraire de Bourgogne-Franche-Comté est décernée après un vote fait par des apprentis et des lycéens ; c’est-à-dire des adolescents. Quelle valeur cela a pour vous ?

Emilie Plateau : ce prix décerné par des lycéens a, pour moi, beaucoup de valeur. C’est très touchant.

Newspro & Co : Dans le cadre de ce prix, vous avez été en contact avec des lycéens. Qu’est ce que vous apporte ces rencontres ?

Emilie Plateau : Cela me fait très plaisir habituellement mais l’année dernière j’étais très déçue de ne pas avoir eu la possibilité de les rencontrer physiquement en raison de la pandémie en cours. Cela me rend un peu nostalgique.

Newspro & Co : Quelle est la question qui revient le plus pour les élèves ?

Emilie Plateau : Ils m’ont demandé si j’étais connue et si je signais des autographes ! Cela m’a fait sourire. Une autre question a souvent été posée sur le temps que j’avais mis à écrire la BD. Je leur ai répondu que j’ai mis deux ans et demi avant de terminer l’ouvrage.

Newspro & Co : comment vous avez vécu la période de confinement ?

Emilie Plateau : Au début je pensais accomplir plusieurs projets mais j’ai contracté la COVID-19. Du coup, cette période a été très difficile pour moi car j’ai été très fatiguée, tétanisée. Je me remets doucement. Actuellement, je suis encore fatiguée.

Newspro & Co : enfin, nous avons une dernière question. On a eu du mal à trouver des informations sur vous. On a l’impression que vous êtes assez secrète. Mais on voudrait bien savoir si vous travaillez sur un livre et quel en est le sujet ?

Emilie Plateau : J’ai trois projets. Tout d’abord, une autobiographie dans le style des livres dont vous êtes le héros. Là, je vais raconter mes rencontres avec les élèves. Le deuxième projet est une BD sur la vie de Vivian Maier. Enfin je suis engagée dans une résidence à l’Université de Montpellier. C’est intéressant mais il est très dur de rencontrer les étudiants en cette période.

Communication excellente . Crédits photos : MH

[ La rencontre virtuelle s’achève et il faudra guetter le futur ouvrage d’Emilie Plateau sur cette nounou de New York qui a plus d’un carton dans son sac : Vivian Meier.]

UN VOYAGE VIRTUEL AU JAPON

Lundi 25 janvier en début d’après-midi, une dizaine d’élèves du lycée Bonaparte ont participé à une visoconférence avec Victorien Bouché actuellement expatrié au Japon pour son travail. Par R-Rouann et Sophia

Une rencontre

La mère de Victorien, Sylvie Jonas à la tête de la boutique Jardin d’intérieur à Autun a préparé un espace convivial pour la visioconférence dans l’arrière boutique qui sert normalement de salon de thé : des chaises sont placées en demi-cercle face à un ordinateur où apparaît Victorien qui est à l’autre bout du monde. La qualité est excellente aussi bien pour le son que pour l’image. Cette rencontre est organisée dans le cadre de l’orientation des élèves de terminale qui doivent faire des choix concernant leur avenir.

Un ancien élève du lycée

Victorien est un ancien élève du lycée Bonaparte où il a eu un bac général. Puis il a fait un IUT en informatique. L’école n’était pas une vraie passion pour lui. Mais il avait des rêves comme celui de partir au Japon. Il a travaillé alors un an pour économiser afin de réaliser son rêve. En effet, il doit avoir 7000 euros sur son compte pour pouvoir s’installer dans le pays qu’il aime tant. Il trouve des petits boulots comme celui de ferrailleur.

Un ancien lycéen parle à la nouvelle génération

Il a accepté de partager son expérience avec les élèves de terminale et quelques premières qui cherchent leur voie. Il a expliqué son métier dans les jeux vidéo chez Keyword. Au début il a travaillé dans la traduction. D’ailleurs, il souligne que l’anglais est fondamental. Puis il est devenu chef de projet. Il s’est investi dans son métier et même s’il n’était pas trop scolaire, il s’est investi dans son métier. Il a travaillé sur Assassin Creeds Valhalla et Monster Hunter .

Pendant presque une heure et demi, Victorien a échangé avec une grande gentillesse avec les élèves les incitant à croire en leurs rêves. Cette rencontre témoigne de la difficultés des choix que les élèves doivent faire en terminale. C’est une année très importante dans la mesure où ces choix vont largement déterminer leur avenir professionnel, même si l’on sait qu’après le bac d’autres choix et d’autres possibilités s’offriront à eux. Les voyages sont une bonne opportunité pour connaître d’autre culture, d’autre langue… Victorien a lui déjà d’autres projets de voyages en tête : la Corée peut-être.

Diane, élève de terminale au Lycée Bonaparte a participé à la rencontre. Photo : Sofia

L’AVIS D’UNE LYCEENNE : Diane, élève de terminale a accepté de répondre à nos questions.

Serais-tu intéressée par le métier de Victorien ?

Oui car j’apprécie beaucoup tout ce qui concerne l’art. Apprendre ce métier serait donc très intéressant.

Pourrais-tu partir aussi loin pour faire le métier de tes rêves ?

Bien-sûr, pour pratiquer ce que j’aime je pourrais aller aussi loin, surtout si c’est le Japon comme Victorien. J’aime vraiment ce pays et je rêve d’y aller.

Qu’envisages-tu comme métier ou étude après ton bac ?

Je ne sais pas ce que je veux faire exactement comme métier, mais j’envisage de faire une prépa « beaux arts » et m’orienter dans quelque chose qui concerne l’art.

L’année de terminale est décisive pour moi, pour savoir si je serais plus intéressée par le numérique ou bien par la peinture par exemple.

R-rouann et Sophia.

Restons positifs ! Des tests au Lycée Bonaparte

Vendredi 22 janvier, il y a eu des tests COVID-19 réalisés au Lycée Bonaparte pour les élèves et les personnels. Reportage par Lucas.

Autun est située dans une région particulièrement impactée par l’épidémie de COVID-19. Dans un EHPAD autunois, 70 résidents ont été testés positifs sur 80 résidents. Le virus circule donc dans la région. Au lycée, des élèves ont déjà été diagnostiqués comme positifs. L’infirmière établit alors les cas contacts qui sont obligés de quitter le lycée rapidement et de s’isoler pendant 7 jours. Puis les élèves peuvent revenir après au lycée, s’ils ont un test négatif. Dans ce contexte, l’ARS a décidé de tester tout le lycée. Ce n’est pas obligatoire, chacun fait comme il veut.

Une infirmière pratique la prélèvement sur un élève volontaire. Crédit photo : Cafer.

Ce vendredi matin, dans les deux infirmeries celle du pôle professionnel et celle du pôle général des tests antigéniques ont eu lieu. Sur le pôle professionnel, trois infirmières scolaires ont pratiqué les tests dont Madame Bornat, l’infirmière du lycée. Les élèves arrivent dans l’infirmerie, ils donnent une fiche qu’ils ont remplie ainsi que le consentement des parents puis ils vont s’asseoir dans une grande salle où une infirmière fait un prélèvement dans les deux narines. Après 15 minutes d’attente, le résultat est donné : un trait, c’est négatif, deux traits, c’est positif.

Chacun gère l’attente à sa manière. Crédit photo : Cafer

A la fin de la journée pour l’ensemble du lycée 1 seul cas positif a été observé sur environ 200 personnes testées : c’est plutôt rassurant.

Alors restons positifs et gardons les masques….

Lucas.

« L’objectif est que l’ensemble des acteurs de l’établissement participent et aient un retour. »

Vendredi 8 janvier, l’équipe de Newspro & Co a eu l’honneur de recevoir le proviseur du Lycée Bonaparte, Monsieur Colin, afin de l’interviewer sur la campagne d’évaluation mise en place au sein de l’établissement depuis la rentrée de janvier. Nous lui avons posé des questions afin de comprendre pourquoi cette campagne avait été lancée, pour quelles raisons et quelle en était la finalité.

Interview de Nina Jade, Mayline, Hugo,

M. Colin, proviseur du lycée Bonaparte a été interviewé par une partie de l’équipe de rédaction de Newspro sur la campagne d’évaluation de l’établissement. Photo : Nina jade.

Newspro & Co : Bonjour Monsieur le Proviseur. En général ce sont plutôt les professeurs qui mettent des notes mais avec le message que nous avons reçu sur l’ENT Eclat avant les vacances, c’est à nous lycéens qu’il a été demandé de mettre des notes. C’est un peu curieux ! Alors notre première question est la suivante : qui a mis en place cette évaluation  ?

Bruno Colin : Merci pour cette question. Oui en effet cela peut paraître étonnant mais le fait que les élèves deviennent évaluateurs reste intéressant car cela permet de récolter leurs points de vue. Il me semble important que l’on prenne l’avis des élèves sur la manière dont ils perçoivent leurs enseignements. Pour ma part je n’ai que rarement vu cela auparavant. Les Lycéens auront forcément des points de vue différents : certains seront favorables car tout se passe bien pour eux, d’autres seront plus négatifs car ils rencontrent des difficultés dans leur travail par exemple. L’idée est bien de recueillir le sentiment de chacun sur sa scolarité. Pour répondre à votre question, cette démarche se décide au niveau de l’Europe et instaurée par Haut conseil de l’évaluation de l’école au ministère de l’Education nationale. C’est la première année qu’elle existe et désormais, tous les cinq ans, des établissements par « bassins » seront amenés à mettre en place ces campagnes. Cette année c’est le bassin Autun-le Creusot-Montceau-lès-Mines et tous les établissements (collèges, lycées) sont concernés.

Newspro & Co : Quel est le but de ce questionnaire ?

Bruno Colin : L’idée est d’avoir le point de vue de tout le monde, sur l’enseignement, la manière dont on enseigne, comment fonctionne le lycée, etc. Ce questionnaire adressé aux élèves n’est qu’une partie seulement de l’évaluation. D’autres ont aussi été envoyés aux parents d’élèves, enseignants, personnels de l’établissement. Les questions posées aux adultes ne sont évidemment pas les mêmes que celles posées aux jeunes. Dans le questionnaire destiné aux lycéens, ce que l’on a cherché à identifier, c’est leur point de vue : comment on perçoit les choses en tant qu’élèves pour ensuite permettre à l’Institution d’agir et d’apporter des améliorations où cela est possible.

Mais ce questionnaire n’est qu’une partie de l’évaluation de l’établissement. On tient à recueillir l’avis de chacune des composantes. Ensuite il y aura des observations et plein d’autres choses.

Newspro & Co : En pleine pandémie, les élèves du lycée ont des contraintes : le port du masque, les gestes barrières, des cours une semaine sur deux pour nos camarades du lycée général, une incertitude permanente. Alors nous nous demandons si c’était le moment opportun pour faire ce genre de sondage ?

Bruno Colin : Ce n’est pas moi qui ai eu l’idée de faire ce questionnaire. C’est une initiative nationale et c’est l’académie qui orchestre le calendrier et qui a décidé de faire ce sondage maintenant. A la question “est-ce que c’était le moment adéquat pour le faire…” je n’ai pas de réponse à apporter : je ne fais que diffuser l’enquête. Effectivement, je suis conscient que le contexte de l’année est compliqué pour tous du fait de la pandémie mais le calendrier est lancé par Madame la rectrice et il était difficile de repousser d’une année sachant que la France est déjà en retard dans les campagnes d’évaluation par rapport à d’autres pays d’Europe.

Newspro & Co : Pouvez-vous nous préciser les autres actions et le calendrier, s’il vous plaît ?

Bruno Colin : L’évaluation va se dérouler en deux phases. La première, une auto-évaluation donnée aux professeurs, aux élèves, aux parents et aux personnels entre début janvier et jusqu’aux vacances de février pour donner leur avis sur l’établissement, leurs conditions de travail et ce qu’ils pensent de l’établissement. Parallèlement, le Lycée va envoyer une fiche synthèse à l’Académie avec quatre grands thèmes étudiés en groupe de travail : l’enseignement, la qualité de vie pour les élèves, l’établissement avec son environnement extérieur et le fonctionnement.

Pour cette deuxième phase, une équipe d’évaluateurs extérieurs – avec des chefs d’établissement, des Inspecteurs notamment – va venir fin mars et faire immersion pendant une semaine. Ils assisteront à quelques cours, ils auront des entretiens avec les professeurs, les représentants des élèves et le personnel et étudieront comment l’ensemble des activités quotidiennes se déroulent dans le Lycée ; ils iront voir ce que font les élèves dans les différents ateliers, à l’internat… Ils feront des constats et dresseront un rapport en lien avec les quatre grands thèmes cités.

Newspro & Co : Aura-t-on le droit de connaître le bilan ou cela va rester secret ?

Bruno Colin : Si cela reste secret cela n’a aucun intérêt. Tout le monde sera au courant des résultats sous la forme d’un bilan synthétique. L’objectif est que l’ensemble des acteurs de l’établissement participent et aient un retour.

Newspro & Co : On coche des réponses « oui », « non » ou « je ne sais pas » sur la vie et le bien être au lycée mais est-ce que les résultats auront un impact sur notre vie de Lycéens  ?

Bruno Colin : L’idée du ministère de l’Éducation Nationale n’est pas de noter l’établissement mais bien de prendre en compte les résultats de ce sondage pour améliorer certains points et à faire progresser le lycée dans sa globalité pour les prochaines années à venir. Cette action servira surtout à faire émerger les remarques des élèves, leurs lacunes en matière d’apprentissage, là où ils rencontrent des difficultés afin d’améliorer leur environnement de travail et de les accompagner au mieux dans leur réussite. Sachant que la prochaine évaluation sera dans cinq ans.

Newspro & Co : Et vous, est-ce que vous aimez venir au Lycée ?

Oui et j’aime bien venir au Lycée Bonaparte et en particulier au pôle professionnel car on voit plein de choses différentes, des créations, du travail fait en atelier…. et je suis un grand admirateur car je en suis pas forcément manuel ! Je suis admiratif de ce que font les élèves.

analyser pour améliorer : le lycée bonaparte engagé dans une démarche d’évaluation nationale

Chaque année, environ 20% des établissements scolaires en France font l’objet d’une évaluation nationale mise en place par le conseil d’évaluation de l’Ecole. Cette année, dans l’académie de Dijon ce sont les collèges et les lycées du réseau Autun-Montceau-lès-Mines-Le Creusot qui seront concernés et donc le Lycée Bonaparte. Par Ahmed, Yliès et Hugo.

Cette évaluation nationale a pour but d’améliorer la qualité des apprentissages, la vie dans l’établissement, le parcours scolaire et l’insertion des élèves dans la vie active. Elle se déroule toujours en deux temps, tout d’abord une auto-évaluation de l’établissement par des groupes de travail (familles, élèves de manière anonyme, enseignants et personnels) ; ce sera durant les mois de janvier et de février 2021 au lycée Bonaparte avec un envoi de questionnaires en lignes pour récolter le plus d’avis et d’informations possibles sur les conditions de travail, d’accueil et d’enseignements. Ensuite des groupes d’évaluateurs externes qui ne connaissent pas le lycée (chefs d’établissements, inspecteurs) travailleront sur l’évaluation ; ils viendront au lycée la troisième semaine de mars et feront une immersion pendant une semaine.

La démarche d’évaluation permettra de comprendre si l’environnement scolaire permet aux élèves de réussir dans leurs apprentissages. Photo : Loan.

Toutes ces informations seront ensuite analysées et le bilan sera ensuite transmis à l’ensemble de la communauté éducative (familles, élèves, personnels…) en fin d’année scolaire. Elles permettront aussi à l’établissement de s’appuyer dessus pour refaire son contrat d’objectif pour les quatre années prochaines.

Petites fugues entre lyceens et auteurs

Mercredi 25 novembre, le gang des LYseurs a reçu virtuellement Sophie Chérer et Jérôme Leroy dans le cadre des Petites Fugues en Morvan. Retour sur cet évènement, par Rebecca, Fanny et Matteo.

Avant L’interview, nous avons été cinq membres du Gang des Lyseurs avec notre enseignante et Évelyne Levalois, libraire de la Librairie de la promesse de l’Aube a Autun à choisir plusieurs livres de Sophie Chérer et Jérôme Leroy. Après les avoir lus nous nous sommes donnés rendez-vous au CDI du Lycée professionnel pour préparer les questions pour l’interview des deux auteurs que nous avions programmée.

Pour nous aider à préparer les questions, nous avons fait des cartes mentales sur un grand tableau et cela nous a permis de trouver une dizaine des questions sur les livres, sur les auteurs et sur leur métier d’écrivain.

Photo : SP

« L’interview avec Sophie Chérer et Jérôme Leroy s’est bien déroulée en visioconférence. Il y avait une très bonne ambiance même si les conditions actuelles, avec la crise sanitaire, ne sont pas forcément faciles ».

Fanny

L’ensemble des membres du Gang des LYseurs qui étaient présents a trouvé que Sophie Chérer était très ouverte lors de l’interview. Elle a beaucoup parlé de son passé, notamment de la mort de son grand-père quand elle avait 6-8 ans. Elle nous a raconté son histoire, les événements qu’elle avait vécus et qui l’ont inspirée. Et qui, nous pensons, ont été un élément déclencheur dans son envie d’écrire des livres.

Photo : SP

Sophie Chérer nous a décrit sa maison qui, à ses yeux, est très importante et pleine d’histoires car elle appartenait à ses grands-parents. Elle a aussi partagé sa sensibilité puis sa passion pour son jardin, les arbres, les plantes.

Nous avons trouvé que Jérôme Leroy avait une grande passion pour les livres (d’ailleurs nous avons remarqué derrière lui qu’il possédait beaucoup d’ouvrages). Il est lui même auteur et déclare n’avoir de l’inspiration que dans des lieux neutres, tranquilles comme les chambres d’hôtel.

Rebecca, Fanny et Matteo

Editorial

Le 16 octobre 2020, dans une rue derrière le collège de Conflans-Saint-Honorine, un professeur d’histoire-géographie de l’établissement, Samuel Paty, est lâchement et cruellement assassiné. Pourquoi un tel acte ? Par Cafer A., Sophia Z. , R-rouann M.

« Ne t’en fais pas ; ce n’est qu’un cours d’histoire ». Dessin : R-Rouann & Sophia.

Lors de son cours d’E.M.C. (Enseignement Moral et Civique) sur la liberté d’expression, le professeur Samuel Paty présente des caricatures de Charlie Hebdo moquant le prophète Mohammed. Au préalable il avait proposé aux élèves qui pouvaient être gênés de sortir de la salle. Certains sont sortis. Une élève n’est pas venue en cours ce jours là. Mais son père menace ouvertement le professeur sur le contenu du cours. Cet appel à la haine est relayé sur les réseaux sociaux et entendu par un extrémiste qui décide faire sa propre justice en commettant l’irréparable.

Pour nous, l’annonce de cette nouvelle provoque une incompréhension totale : mourir pour un dessin. Comment a-t-on pu en arriver là en France ? Nous ne comprenons toujours pas. Cet acte doit nous pousser à réfléchir car il creuse de plus en plus l’écart entre les Français d’horizons et de cultures différents. De plus, cet acte engendre des amalgames qui ne favorisent pas le vivre ensemble. Cet assassinat met en lumières l’imprévisibilité de certains actes terroristes et le sentiment d’insécurité qui en découle. Mais cette mort ne doit pas être vaine. Elle doit nous pousser à en savoir plus sur les différentes cultures avec lesquelles nous cohabitons tous en France.

Cafer A., Sophia Z. , R-rouann M.

Photo de tête : Rassemblement à Conflans-Saint-Honorine. Par Silanoc — Travail personnel, CC BY-SA 4.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=95199911

Une française prix Nobel

Le prix Nobel de chimie 2020 a été attribué à Emmanuelle Charpentier française et Jennifer Doudna  américaine le mercredi 7 octobre 2020 en Suède. Emmanuelle Charpentier et sa collègue ont remporté le prix Nobel de chimie grâce à leur découverte sur  le ciseaux moléculaires qui permet de modifier l’ADN des humains

A.E

Photo : Emmanuelle Charpentier, diretcrice de Max Planck Institute for Infection Biology. Source : Wikimedia commons. CC2.0. https://commons.wikimedia.org/wiki/File:Emmanuelle_Charpentier.jpg

Hallowcovid à l’internat

Lucas a réalisé l’affiche à partir d’un dessin créé par Manon pour la soirée Halloween. (Photo Amandine)

Le jeudi  15 octobre le lycée (l’administration et quelque élèves) a décidé de faire une soirée Halloween à l’internat de 19h30 à 22h15. Mais comment va être organisé cette soirée avec un virus qui circule ? Par Amandine et Matteo.

 Dès 18h, à la place de l’étude, les élèves devront commencer à l’internat. La consigne ? Sortir son costume, masque et maquillage le plus terrifiant ! L’événement se déroulera au self avec des décors effrayants.

Cette année, la soirée Halloween va commencer par un repas qui a été conçu spécialement pour cet événement pour les élèves interne.

Le repas sera composé : soupe de potiron avec salade verte, Champignons vénéneux, Rôti de boeuf au sang, Pommes smiles, Cervelle de canut, Coeur fondant, clémentines.

 Pendant la soirée, il y aura deux concours avec des lots à gagner. Le thème du premier concours sera le meilleur déguisement et le deuxième sera le meilleur masque customisé. Les internes pourront danser, boire (sans alcool !) et manger des bonbons toute la soirée.

Le dessin créé par Manon pour annoncer la soirée Halloween au Lycée ! (Photo Amandine)

La rentree masquee

Comme a chaque rentrée, on appréhende le fait de connaitre personne et d’être seul. Alors quand tu arrives en seconde dans une ville que tu ne connais pas : tu angoisses. Surtout quand cette rentrée se fait masquée ! Par Nina-Jade et Hugo

La rentrée de pratiquement tout élève de seconde se fait dans la peur, l’angoisse, surtout pour les internes qui ne voient pas leur parents le soir. Mais pour certain, l’angoisse se dissipe dès le premier jour ou le deuxième, quand on s’est fait des amis qui partagent la chambre à l’internat.

En entrant dans le lycée pour la première fois, la seule chose que tu vois, c’est l’amphithéâtre. C’est la partie du lycée qui prend pratiquement toute la place : c’est grand et c’est là que les élèves passent le plus clair de leur temps . ‘’Quand tu le regardes, tu parais minuscule’’…   cette idée a traversé la tête de quasiment tous les nouveaux secondes.

Le plus impressionnant, c’est de voir tout le monde avec des masques  et de se dire que l’on ne connaîtra peut  être jamais le visage de certains élèves, professeurs, CPE…

Sachant surtout, que l’on va passer toutes l’année avec !

Liberté Vs confinement

Comment vit-on une privation de liberté? Comment supporte-t-on un confinement? Que ressent-on quand on est lycéen? Chacun a souhaité répondre à ces questions à sa façon : avec un dessin, un texte, une infographie… Quand l’émotion laisse place à la création : voici l’exposition !

Par l’équipe de NewsPro.

Au lycée ? C’est la vie de Château !

A l’entrée du pôle professionnel se trouve un château. Mais quelle est son histoire ? Nous vous la dévoilons en exclusivité ! Par Emma, Loan, Audrey.

La parcelle sur laquelle se trouve le Château du lycée est située sur la ville haute de Autun et son existence est attestée depuis l’Antiquité.

Au Moyen-âge on trouve à cet emplacement une grande forteresse (château fort) qui allait de la Tour des Ursulines, en contrebas, au quartier St Blaise. Il était commandé par le châtelain de Rivault qui exerçait la justice au nom des ducs de Bourgogne. Au XVIe siècle,  il est mentionné un meix sur cette parcelle qui est composé d’une habitation rurale avec dépendance et verger (le lieu où se trouve aujourd’hui le pôle professionnel du Lycée). Le château fort a été détruit en 1602 sous le roi Henri IV par les autunois eux-mêmes pour se faire pardonner de leur fidélité à la Ligue de Bourgogne. D’ailleurs il ne reste aujourd’hui de visible que la Tour des Ursulines !

D’après les archives, on trouve les traces du bâtiment appelé le château avec la famille Champmartin. On a une description du château dans un acte de vente en 1826. Il est noté : une maison de maître, un bâtiment d’habitation et d’exploitation, jardins, réserves, prés, bois, pièce d’eau.

Photo d’archive Société Eduenne.

Un château aux multiples visages….

Au XVIIIe siècle, un des ses propriétaires le Chamoine Joseph le Bar en fait une maison de plaisance avec jardins « délicieux ».

Puis la propriété passe dans les mains de la famille Mac Mahon Duc de Magenta qui le possède jusqu’en 1888. La famille le transforme en château. Il existe une autre description dans un acte notarial de 1906 où il est noté que le château est composé de plusieurs pièces au rez de chaussé et à l’étage, de greniers, fruitiers et orangeries, un bûcher à l’arrière, un logement de concierge à gauche en entrant, des pièces d’eau, un canal : le tout sur 8 hectares. Ensuite, il passe entre les mains des familles Fauconnet et de Grival.

En 1906, Monsieur Paul Brac de la Perrière l’acquiert. Pendant la seconde guerre mondiale, les allemands ont occupé le château. D’après la fille de Monsieur Brac de la Perrière  qui avait une dizaine d’années à l’époque, ils avaient réquisitionné une cinquantaine de chevaux. Elle était effrayée en passant  devant eux pour aller à l’école. Mais finalement, ils choisissent de le vendre car l’endroit est froid et humide. Il est vrai que de nombreuses sources existent dans le parc. Encore aujourd’hui, le canal est visible au Lycée à l’arrière du bâtiment administratif.

Puis après être passé dans les mains de deux autres propriétaires, le château et sa propriété sont rachetés par l’Etat en 1951 et devient un lycée à vocation technologique et professionnelle . Le château en lui-même sert pendant un temps de bureau pour le proviseur, puis de logements de fonction.

Au grenier on trouve encore de vielles archives.