AVEC LE BÉNÉVOLAT TOUT EST PERMIS

Depuis le 1er janvier, une aide financière est versée aux jeunes âgés de moins de 18 ans qui sont en apprentissage ou en bac professionnel. Cette aide est versée par le conseil régional de Bourgogne-Franche-Comté. Le montant de cette aide est fixé à 500 euros peu importe le montant des frais engagés à l’auto école. En échange, l’apprenti doit effectuer 15 heures de bénévolat dans une association.

Pour bénéficier de cette aide l’apprenti doit transmettre à la mission locale un dossier avec les revenus des parents, l’attestation de bénévolat de 15 heures qui doit être signée par l’association choisie. Ce dossier sert à savoir si l’apprenti est éligible ou pas. Si c’est le cas, le conseil régional versera un chèque de 500 euros à l’apprenti ou directement à l’auto école.

Emma a réalisé 15 heures de bénévolat dans la bibliothèque municipale de son village : Saint Albain afin de payer une partie de son permis de conduire. Une expérience enrichissante.

Région Bourgogne Franche Comté

Kylan a rencontré Emma qui s’est investie au sein de la bibliothèque de son village pour payer son permis de conduire.

Kylan : Comment as-tu connu cette aide financière ?

Emma : Premièrement j’ai connu cette aide via le bouche à l’oreille puis pour plus d’information je me suis renseignée auprès de la mission locale.

Kylan : Que dois-tu faire en échange de cette aide ?

Emma : Je dois réaliser 15 heures de bénévolat dans une association.

Kylan : Peux tu choisir ton association ?

Emma : Oui, bien sûr !

Kylan : Et toi ? Pourquoi avoir choisi la bibliothèque de ton village?

Emma : J’ai choisi la bibliothèque municipale de mon village car c’est à proximité de chez moi et comme je n’ai pas le permis je peux y aller à pied. De plus, j’aime bien lire.

Kylan : Qu’as tu fais durant tes 15 heures ?

Emma : J’ai enregistré des nouveaux livres sur ordinateurs, je les ai couverts puis rangés. J’ai également pu gérer les emprunts et les retours des livres.

Kylan : Est-ce que tu as apprécié  ?

Emma : Oui, j’ai beaucoup aimé. Cela a été très enrichissant pour moi car j’ai pu découvrir des gens, des livres et m’investir dans la vie de mon village. C’est agréable de se sentir utile et finalement ce n’est pas si difficile . Le plus difficile commence avec le code et les cours de conduite.

Lors de sa mission Emma a interviewé Annie, une bénévole.

Emma : Combien y a t-il de bénévoles dans la bibliothèque ?

Annie : Il y a huit bénévoles qui sont uniquement des femmes.

Emma : Depuis combien de temps êtes-vous bénévole ? Et pourquoi ?

Annie : Depuis 6 ans, car je suis une lectrice depuis plus de 20 ans et j’ai été influencée par ceux déjà présents ici.

Emma : Où achetez vous les livres ?

Annie : Les livres proviennent de Cultura principalement mais aussi du Cadrant Lunaire.

Emma : Qui empreinte généralement les livres?

Annie : Les femmes sont majoritairement présentes. Il y a aussi des enfants car ils viennent les mardis avec leur maître d’école.

Emma : Quels sont les horaires ?

Annie : C’est ouvert le mardi de 16h30 à 18h30 et le samedi de 14h à 16h30 . Nous avons essayé d’ouvrir plus mais cela n’a pas marché.

Emma : Que faites-vous avec l’école les mardis ?

Annie : L’école vient tous les mardis. Les enfants choisissent des livres puis le maître leur lit une histoire.

Emma : la bibliothèque organise-t-elle des rencontres ?

Annie : Oui, on organise des petites animations comme celle des livres cachés il y a un mois. Ainsi, les bénévoles de la bibliothèque couvrent certains livres pour ne plus voir ni la première de couverture ni la dernière de couverture. Le but est de montrer qu’on ne doit pas se laisser influencer par l’image par exemple. On a aussi organisé des cafés-lecture, qui ont bien fonctionné.

Dans cette petite bibliothèque de Saint Albain, on peut trouver huit bénévoles qui sont majoritairement des femmes. Avec un budget de 1600 euros pas an, des livres sont achetés pour tous les publics. Même si la majorité du lectorat est constitué de femmes et d’enfants c’est un espace au cœur de la commune qui reste ouvert à tous et qui se veut être un espace d’échanges et de convivialité avec des cafés littéraires, des rencontres, des lectures pour les élèves. Saint Albain est déjà en avance puisque conformément à ce qui est souhaité par le gouvernement (rapport d’Eric Orsenna – Voyage au pays des bibliothèques, lire aujourd’hui, lire demain), les responsables ont essayé d’étendre les horaires d’ouverture. Cela n’a pas fonctionné cette fois mais c’est un lieu de vie au sein du village qui permet un accès à la culture pour tous, les échanges et même l’apprentissage du permis de conduire.

Emma, accomplit ses tâches de bénévole
Elle a reçu son chèque de 500 euros
Bibliothèque de Saint Albain
Annie, bénévole à la bibliothèque depuis six ans.

Article écrit par Emma CATALDI et Kylan LECOMTE.

Publicités

Le Lycée Bonaparte participe au Grand Débat.

Le lycée Bonaparte a eu l’occasion de participer à l’exceptionnelle séance du Grand Débat National animée par le président lui-même.

 

            Ce jeudi 7 février dernier, une délégation d’élèves accompagnés de M. Colin et deux surveillants s’est rendue à Étang-sur-Arroux pour rencontrer le Président de la République Emmanuel Macron.

            Le départ en bus s’avère peu rassurant pour les élèves. En effet un premier contrôle d’identité réalisé par la gendarmerie a lieu à la montée du bus, sous les cris des manifestants entourés de CRS.

            Un premier check point à passer puis nous apercevons le gymnase dans lequel aura lieu la séance de débat. Même si les communes sont voisines, le trajet interminable a duré 1h30. À l’arrivée, la sécurité nous ordonne de laisser les objets métalliques dans le bus puis nous annonce que nous devons subir une fouille avant de rentrer dans la salle. Le stress monte. Une fois fouillés, nous accédons enfin à la fameuse salle. Des représentants de l’Élysée nous briefent calmement et nous placent dans la salle. Les plus chanceux se retrouvent au premier rang à côté des membres du gouvernement. La salle est déjà occupée par un demi-millier de jeunes, des « vieilles connaissances » se retrouvent. La pression retombe. Les cris de la manifestation sont déjà loin, les échanges entre les élèves et des interviews télévisées les remplacent. Dans la salle, des dizaines de chaises occupées sont disposées autour du centre du gymnase, deux énormes drapeaux français encadrent la pièce.

            Le président fait son entrée sous les applaudissements, après s’être fait attendre une bonne heure. La séance débute par un discours du maire d’Étang-sur-Arroux, puis le président prend le relais et nous invite à le questionner. Il insiste pour que nous abordions tous les thèmes qui nous tiennent à cœur. Les questions sont d’abord hasardeuses. Puis face à l’encouragement général et devant la clarté des réponses présidentielles, de plus en plus de jeunes interrogent le président. Les questions abordent plusieurs thèmes : la réforme du bac, l’organisation de l’alternance, les craintes liées à l’orientation, l’écologie, le terrorisme… Le lycée s’exprime par les voix de Léo Dulas, Éléa Bordalo, Mahaut Galice et Éloïse Rémy.

            Après 4h30 de débat, la séance prend fin, toute la salle chante la Marseillaise. Les élèves pour la plupart satisfaits de la journée, retrouvent leur bus. Il est 21h quand les élèves arrivent au lycée.

Victor Roccuzzo, correspondant pour Newspro

Un FACE à FACE inédit : 1000 jeunes et le Président de la République

Jeudi 7 février 2019, le Président de la République, Emmanuel Macron et cinq ministres rencontrent à Étang-sur-Arroux 1000 jeunes de la région. Parmi les conviés, des élèves du lycée Bonaparte dont un membre de NewsPro.

 

12h01 :Screenshot_20190208-150725_Gallery

54 élèves du lycée Bonaparte montent dans le bus, appelés par ordre alphabétique par Monsieur Colin, proviseur du lycée. Les élèves présentent obligatoirement leur carte d’identité au gendarme.

 

 

 

 

Screenshot_20190208-150717_Gallery

12 h 57 :

IMPATIENCE –EXCITATION-FOLIE dans le bus en attendant la  rencontre avec le Président de la République. Des élèves de la seconde à la terminale ainsi que des étudiants de BTS et de DNMADE constituent l’équipe du lycée. Le bus quitte Autun pour Etang-sur-Arroux.

 

Screenshot_20190208-150707_Gallery

13 h 25 :

Après être restés en zone tampon avec des policiers armés, vêtus de gilets par balles, les élèves arrivent  au gymnase d’Etang-sur Arroux où aura  lieu le débat. Un policier donne des consignes précises : aucun sac, aucun objet métallique, les téléphones en silencieux et la carte d’identité obligatoire. Chaque élève est passé au détecteur. Depuis le départ d’Autun, le déploiement des forces de sécurité est impressionnant : circulation bloquée pour les locaux, escortes des bus par le GIGN, …

 

 

Screenshot_20190208-150700_Gallery

13 h 31 :

Les élèves découvrent la salle du débat : un  gymnase  décoré de nombreux drapeaux français et européens. Les jeunes sont positionnés dans un rectangle  autour du président. Les adultes sont relayés au fond  de la salle. Ils ont des chaises et des tables à disposition. Les adultes n’ont pas le droit à la parole.

 

 

 

Screenshot_20190208-150653_Gallery

13 h 49 :

L’attente commence …Des places  réservées aux politiciens  sont encore vides. Apparemment seront présents 3 ministres et 2 secrétaires d’état.    Leurs  noms sont inscrits sur des papiers posés sur les chaises : Jean-Michel Blanquer, ministre de l’éducation ;  Muriel Pénicaud,  ministre du travail ; Sébastien Lecornu, ministre des collectivités territoriales ; Emmanuelle Wargon, secrétaire d’état à l’écologie, Gabriel Attal, secrétaire à la jeunesse.  De l’autre côté une place « réservée » semble être celle du Président de la République.

 

Screenshot_20190208-150644_Gallery

13 h 59 :

L’équipe du lycée s’impatiente.

 

 

 

 

Screenshot_20190208-150638_Gallery

14 h 41 :

Les journalistes de différentes chaines  (TF1, Quotidien, BFMTV, Cnews, RTL, France télévision) interviewent les élèves qui sont un peu surpris. Ils leur demandent : « quelle question allez-vous poser au Président de la République ? », « De quel lycée êtes-vous ? ». Des journalistes de Quotidien essayent d’interroger les élèves du lycée.

Screenshot_20190208-150632_Gallery

 

15 h 23 :

Quelques ministres arrivent.

 

 

 

 

 

Screenshot_20190208-150628_Gallery

 

15 h 43 :

Le président arrive et s’assied. Derrière lui, son  garde du corps est très attentif à l’environnement. Le Président  a l’air content d’être là et n’est pas vraiment stressé devant cette assemblée de 1000  jeunes.

 

 

 

Screenshot_20190208-150613_Gallery

15 h48 :

Après le discours introductif du maire d’Etang-sur-Arroux le Président lance le débat en signifiant que les jeunes peuvent poser toutes les questions qu’ils veulent. En amont certaines questions ont été envoyées à l’Élysée quelques jours auparavant.  Le sujets abordés sont : les études professionnelles, de médecine… les passerelles entre les formations,  l’apprentissage,  mais aussi  les bourses, les différentes aides, la réinsertion scolaire, les internats, le harcèlement,  les handicaps (dyslexie, autisme). Des sujets d’actualité ont été abordés : BREXIT, terrorisme…

Screenshot_20190208-150517_Gallery

 

20h 13 :

4 heures 30 d’échanges riches, interactifs, intenses. Tout le monde se lève, des applaudissements retentissent et la Marseillaise est entonnée. Une marée humaine se jette sur le Président de la République pour un selfie, un regard, une poignée de main.

 

 

 

Screenshot_20190208-150512_Gallery

20 h 17 :

Dans une inorganisation totale tout le monde  sort du gymnase. Des journalistes attendent et recueillent  les impressions des jeunes :  une écoute indéniable, un vrai débat, des témoignages poignants, une envie de participer à son futur. Mais est-ce que cette bulle d’idées d’un jour sera suivie d’effets ? Comment les jeunes peuvent-ils construire leur futur de manière pratique?

 

Texte et photos : Lisa.

EDITORIAL

 

La nouvelle génération vit dans un monde enfermé dans la technologie et ne s’intéresse plus aux informations et encore moins au format papier. C’est pour cette raison que nous avons décidé de créer uniquement un site d’informations en ligne.

Connecté, économique et écologique :  News Pro se veut un blog dynamique qui plaira à tous, petits et grands. Facile d’accès, interactif, il devra permettre d’informer sur la réalité citoyenne et culturelle du bassin autunois.

Cette année, nous avons voulu observer si les jeunes  avaient la possibilité d’avoir accès à la culture ou si la culture ne restait que l’apanage des « rats des villes ». En ouvrant les yeux, nous constatons que de nombreux artistes vivent au cœur du Morvan  avec des spécialités très différentes. Citons l’artisanat du verre et  des vitraux, de la tapisserie, de la restauration historique … Finalement, Autun n’est pas seulement une « belle endormie » puisqu’elle a retenu l’attention d’un grand nom littéraire  et du premier citoyen de France : Amélie Nothomb et Emmanuel Macron entre décembre 2018 et février 2019.  A chaque fois sur le terrain News Pro couvre ces événements  inédits, ceux d’une petite ville certes mais bien vivante au cœur de l’actualité.

Cette médiatisation nous a renvoyé à une question importante : sommes nous déjà des citoyens actifs ?  La réponse est « non ». Alors nous avons regardé autour de nous et nous avons réalisé que nous étions concernés par beaucoup de  problèmes  d’actualité. Ainsi, nous vivons depuis le mois de septembre avec deux jeunes  migrants, scolarisés  à nos côtés et dire qu’on croyait que ce n’était qu’à la télévision ! Newspro ouvrira prochainement  ses pages à leur vécu.

 Le débat avec le Président de la République à Etang-sur-Arroux a éveillé nos consciences . Sensibles aux conseils  donnés : il faut que nous osions nous exprimer car  le monde de demain est à construire et nous y avons toute notre place.

Lisa, pour l’équipe Newspro

9

Les portes ouvertes du lycée Bonaparte auront lieu samedi 9 février 2019 de 9h30 à 12h30 et de 13h30 à 17h00 sur les pôles professionnel et général.

Des ateliers pratiques, des points d’exposition de travaux et de projets réalisés par les élèves seront proposés dans l’ensemble des bâtiments : une manière conviviale d’illustrer les formations dispensées au lycée.

 

INOXYDABLES : aimer, partir, survivre

Image associée
Affiche du spectacle photographie : TDB

Le spectacle « Inoxydables » du Théâtre Dijon Bourgogne a été joué devant les élèves du lycée Bonaparte à Autun du 17 au 21 décembre 2018.

Un spectacle pour les lycéens

Cette pièce de théâtre a été créée en décembre 2017 par la metteuse en scène Maëlle Poésy et l’autrice Julie Ménard pour un public de lycéens. Cette année deux comédiens tiennent les deux rôles : Mia est interprétée par Mathilde Mennetrier et Sil par Benjamin Bécasse-Pannier. Ce spectacle dure 55 minutes soit une séance de cours. Durant ce temps les deux comédiens interprètent un couple d’adolescents vivant leur histoire d’ amour au sein d’un groupe de musique. Du jour au lendemain, ils vont devoir quitter leur pays.

Aimer et quitter Lire la suite « INOXYDABLES : aimer, partir, survivre »

RENCONTRE DE TROIS SŒURS

Le mercredi 6 décembre 2018, l’équipe de Newspro du lycée Bonaparte a interviewé Amélie Nothomb à la librairie de la Promesse de l’Aube à Autun. Elle venait rencontrer ses lecteurs pour une séance de dédicaces à l’occasion de la sortie de son dernier livre : Les prénoms épicènes .

Environ deux cent personnes ont répondu à l’appel. L’après-midi s’est déroulé dans une grande convivialité. Amélie Nothomb a retrouvé sa sœur de sang Juliette Nothomb et sa sœur de cœur Sandrine, lectrice fidèle.

Photo et texte : Killan Lecomte et Emma Cataldi

«UNE THEORIE TRES LIBRE »

Kylan : Vous rencontrez une personne avec qui vous correspondez depuis longtemps. Que ressentez-vous ?

Amélie Nothomb: Je ne savais absolument pas que j’allais rencontrer Sandrine. Je peux vous dire que ça fait un effet terrible. Je savais que j’allais rencontrer certaines lectrices mais Sandrine je ne savais pas ! Sandrine est la plus grande «cachottière » de tous les temps. En fait, je suis extrêmement émue… J’ai une correspondance avec cette fidèle lectrice très très intense et avec le temps j’appelle Sandrine « ma petite sœur ». Vous vous rendez compte l’effet que ça fait de rencontrer sa petite sœur … C’EST FOU ! Et en plus, je vois ma grande sœur qui est là- bas… [Juliette Nothomb réalise ce même jour une séance de dédicace à la librairie en tant qu’auteur jeunesse et chroniqueuse culinaire]

Kylan : On a bien aimé le personnage d’Épicène car c’est une adolescente dynamique qui s’oppose à ses parents. Avez vous eu vous-même des conflits avec vos parents?

Amélie Nothomb : Oui, mais pas des grands conflits. J’ai des bons parents. Même si j’étais à ma manière une adolescente difficile, ça na pas été la grosse crise.

Kylan : Le titre de votre livre fait penser à la théorie du genre. Quel est votre avis à ce sujet?

Amélie Nothomb : J’ai une théorie très libre la dessus. Je comprends très bien tous les points de vue. J’en suis malade que des gens puissent se crêper le chignon juste pour cela. Justement « Épicène »mon livre apporte un apaisement sur ce problème. En français, le neutre n’existe pas mais on a l’épicène et peut être que l’épicène est une solution apaisante de tous ces conflits. C’est un peu une troisième voie : lépicène ce n’est pas le neutre puisqu’on ne sait pas si c’est masculin ou féminin. Somme toute cette ambiguïté est très plaisante ; il y a des gens qui portent des prénoms épicènes et qui en son très contents. Je connais une Camille qui me dit être ravie de s’appeler Camille parce qu’il est fille ou garçon. Je comprends très bien cette position et j’y apporte un petit peu de neutralité bienveillante. C’est à dire que tous les points de vue sont possibles sans qu’il faille forcément s’écharper.

« NOUS SOMMES UNE FAMILLE QUI LIT »

Nous avons interviewé la sœur d’Amélie NOTHOMB, Juliette.

Kylan : Quel genre de livre écrivez-vous ?

Juliette Nothomb : Je suis chroniqueuse culinaire c’est à dire pas critique culinaire au sens propre du mot :  quelqu’un qui va dans un restaurant et qui va noter sur dix ou sur vingt. Une chroniqueuse culinaire est une personne qui écrit des articles sur un produit, qui donne des recettes, c’est en fait la page cuisine d’un magazine. J’écris des livres de cuisine et mon travail permanent est donc chroniqueuse culinaire.

Kylan : Est que l’écrit est une histoire de famille ? 

Juliette Nothomb : Certainement. Beaucoup de personne écrivent dans ma famille et chez mes ancêtres mais aussi nous sommes une famille qui lit. On nous a beaucoup appris à lire depuis qu’on est tout petits.On a vu nos parents lire beaucoup, nos amis lire, nos oncle lire et tout ça donne envie. Une espèce de tradition familiale ! Cela provoque ce qu’on appelle un effet de groupe. L’influence de l’entourage joue donc beaucoup : il suffit qu’une personne de votre entourage de votre âge ou pas aime beaucoup quelque chose et forcément vous avez envie de le découvrir aussi. Il suffit de rencontrer un professeur qui vous donne envie de lire… Une année un professeur m’a donné envie de lire. Cela a été très important.

« LES LIVRES ME FONT OUBLIER MA MALADIE »

Nous avons interviewé, Sandrine, une fan qui correspond avec Amélie NOTHOMB depuis très longtemps, elle l’appelle « sa sœur de cœur ». Pour la première fois elles se rencontrent avec beaucoup d’émotion devant nous. On vous raconte tout:

Kylan: A quel rythme correspondezvous?

Sandrine: Oh, je dirais une lettre par mois et ceci depuis 8 ans.

Kylan: Qu’est ce que vous apporte les livres d’Amélie Nothomb?

Sandrine: Beaucoup! En particulier cela me permet d’oublier ma maladie et puis cela me donne une grande force. C’est principalement ça. Mais c’est aussi une évasion.

Kylan: Que ressentez vous aujourd’hui?

Sandrine: Je suis heureuse ! Tout simplement heureuse. Cétait un moment inespéré. Quelque chose qu’on attendait depuis longtemps et quelque chose qu’on a déjà manqué trois fois.

Kylan: Depuis combien de temps avez vous prévu de venir à Autun?

Sandrine: Oh ! ça va faire un petit mois et demi. Depuis que j’ai appris qu’Amélie Nothomb venait à Autun, j’ai préparé ma venue.

Kylan: Est-elle dans la réalité comme vous l’imaginiez ?

Sandrine: Ah ! oui totalement. Elle a une proximité avec les gens l’on retrouve dans nos courriers. Je l’ai ressenti là, aujourd’hui, dans l’échange que l’on vient d’avoir.

dsc_0257
Amélie NOTHOMB

dsc_0238
Juliette NOTHOMB

dsc_0258
Sandrine, fan

dsc_0263
Les trois sœurs

dsc_0253
Un regard intense

Pour interpeler la population d’Autun deux banderoles sont accrochées depuis le 18 décembre 2018 sur la façade du lycée Bonaparte : pôle professionnel et général. Une inquiétude des professeurs vis-à-vis du risque de suppression du Cap Mécanique et de plusieurs options en bac général, et le refus d’ouverture d’un nouveau BTS. La question est posée par le collectif : » être jeune et vivre en milieu rural, est ce un handicap pour les études? »

Affaire à suivre …

img_e3935[1]