» OUVRIR les portes à la musique classique »

Ce 16 novembre 2021, la cathédrale fête ses 900 ans et accueille des musiciens : Pauline Perret Debora Waldman et Renaud Capuçon pour un grand concert.

Renaud Capuçon et Pauline Perret avant la répétition générale à la Cathédrale d’Autun. Photo Elise Dumas

NewsPro : Vous êtes trois à l’affiche de ce concert et vous semblez heureux.Comment vous êtes vous rencontrés ?

Renaud Capuçon : «  Je connais Pauline depuis 20 ans et quand elle m’a proposé ce concert j’ai tout de suite accepté. Je n’ai encore jamais travaillé avec Debora, mais je la connais de réputation. »

Pauline Perret : « Je connais Renaud Capuçon et Debora depuis longtemps et c’est un plaisir de travailler avec eux. Dans ce projet, notre objectif à tous les trois c’est d’abord de la musique et de faire connaître l’œuvre de Saint-Saëns, que nous apprécions beaucoup.»

NewsPro : Vous avez donné des concerts dans le monde entier, alors pourquoi avoir choisi Autun ce mardi 16 novembre ?

Renaud Capuçon : « Pauline m’a invité et c’est toujours un grand plaisir de découvrir des lieux chargés d’histoire comme celui de la cathédrale d’Autun. »

Pauline Perret : « En tant que musicienne et autunoise, on m’avait contactée pour les 900 ans de la cathédrale et j’ai tout de suite accepté. »

NewsPro : Une cathédrale de 900 ans est un monument d’histoire qui a traversé les âges depuis le Moyen Age. Que représente le fait de jouer dans un si vieux bâtiment un peu froid ?

Renaud Capuçon : « On joue beaucoup dans des salles de concert, et pas assez dans des lieux historiques. Ce sont des endroits tels que cette cathédrale, chargée d’histoire qui permettent de s’imprégner du lieu et de trouver l’inspiration. Cela permet aussi de rendre accessible la musique classique pour tous. »

NewsPro : Y a t-il des contraintes techniques pour organiser un concert dans un tel lieu ?

Renaud Capuçon : « Je n’ai pas de contraintes précises, je joue avec mon violon. La seule difficultés pour moi est peut être le froid [Renaud veut aller s’entraîner avant le début de la répétition afin de chauffer ses doigts]. L’acoustique de la cathédrale n’est pas forcément faite pour un orchestre symphonique, mais on s’adapte. »

NewsPro : Pourquoi avoir choisi un triptyque du XIXème siècle pour cette cathédrale bourguignonne du Moyen Age ? Et en particulier Saint-Saëns et Mendelssohn ?

Pauline Perret : « J’ai choisi de mettre au programme cette œuvre de Camille Saint-Saëns qui est un compositeur français. Cette année dans toute la France, nous fêtons les 100 ans de sa mort. Avec Renaud nous jouerons l’Introduction et Rondo Capriccioso, c’est une œuvre phare pour piano et violon. Puis, j’ai décidé de mettre l’accent sur le cinquième concerto qui est le plus abouti par sa diversité. Il est INCROYABLE, plein de saveurs. Enfin, le choix du Mendelssohn s’est imposé car il « matchait » très bien avec l’œuvre de Saint-Saëns. »

NewsPro : Comment avez-vous organisé votre travail de répétition pour jouer en harmonie ce soir ?

Pauline Perret : « Nous avons répété deux fois avec l’Orchestre Dijon Bourgogne (ODB), puis dimanche et lundi, et aujourd’hui, c’est la répétition générale. Mais c’est un projet pensé de longue date, depuis plus de quatre ans. D’ailleurs la date du 16 novembre 2021 est bloquée depuis deux ans. Il y a eu de nombreuses contraintes comme le Covid.»

NewsPro : Saint-Saëns, Mendelssohn sont des compositeurs hommes. Pendant longtemps la musique classique a été représentée par les hommes aussi bien du point de vue de la composition que de la direction. Or ce soir il y a deux femmes à l’affiche. Est-ce que c’est important pour vous et pour la musique ?

Pauline Perret : « Oui, c’est très important, mais ce qui compte le plus pour moi c’est la musique. D’ailleurs quand j’ai pensé à Debora Waldman, c’était plus une question d’affinité et de talent, qu’une question de genre. Cependant, il faut rester vigilant : ne pas exclure les femmes et les valoriser. Les choses changent peu à peu. »

NewsPro : Pauline Perret, vous avez eu une professeure autunoise, Mme Montcharmont, quand vous étiez enfant. Pensez-vous à elle pour ce concert ?

Pauline Perret : « Oui bien sûr, et pa seulement pour ce concert. Elle est omniprésente dans ma vie. Nous échangeons régulièrement et elle donne toujours beaucoup. »

NewsPro : Vous avez une baguette magique pour 2022, quel serait votre rêve musical pour la prochaine année ?

Renaud Capuçon : « Plus de Covid ! Il faudrait pouvoir jouer partout et réfléchir à des solutions plus écologiques pour organiser des concerts dans le monde entier. Il faudrait que tout le monde puisse aller écouter de la musique classique comme il va au cinéma. »

La cheffe d’orchestre Debora Waldman en répétition avec Renaud Capuçon et l’orchestre de Bourgogne. Photo Elise Dumas

Pauline Perret : « Jouer, jouer, jouer ! J’aimerais ouvrir toutes les portes afin que tous les publics découvrent la musique classique et les auteurs comme Camille Saint-Saëns. »

Article rédigé par Anaïs CHEVREAU avec la collaboration de Safia BELBACHIR, Lili-Marie TILLEROT, Élise DUMAS et Camille VILLEY-DESMESERETS.

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